Archive for the ‘Mes écrits’ Category

Une journée tempêteuse



La tempête est là et tout le monde est debout.
Pour mes ami(e)s qui s’inquiètent tout va bien.
Pas de panne de courant et de temps en temps un petit
rayon de soleil.
La seule chose qui me dérange est que j’ai un énorme rhume;
Mal à la tête, se moucher et tousser est mon lot quotidien.
Bisous tendresse

Que la nuit soit calme !!!



Le vent s’est calmé.
La nuit est bien silencieuse.

Comme dirai mon ami Peter Pan  » Je crois aux fées, j’y crois ! J’y crois ! »
Que cette poussière de fée vous emporte vers ce monde des rêves afin de vous reposer.
Bisous tendresse à vous !!!
Bonne nuit !!!

En Attendant Noël


Bonjour à toutes et à tout
mille et mille bisous tendresse

Les éclaircissements arrivent



Vingt sixième épisode de :

Allar aldir
ou
A travers les âges

Attente et questions

Quelques jours se sont écoulés. Le conseil est de nouveau réuni. En voyant les visages graves qu’elle a devant elle, Diane s’inquiète. Æadan lui apprend les nouvelles de la bataille. D’une voix où pointe l’angoisse elle lui demande :
– Et de mon père ? As-tu des nouvelles ? Est-il sain et sauf, réponds-moi.
– La bataille, fait rage en ce moment. Des bataillons elfes sont partis en renfort, à la demande d’Ulgrin, répond Ansuz. Il ne faut pas que tu te projettes dans l’espace pour voir. Je sais ce qui se passe par Ygg et ses frères, dit-il encore, en lisant ses pensées.
– Non je ne le ferai pas. Ce n’est pas l’envie qui me manque, mais je ne suis pas sûre de recommencer ce que j’ai fait, répond Diane.
– Bien sûr qui si, tu le recommenceras, réplique Ansuz. Mais avec plus de sérénité. Dès aujourd’hui … je parle de vous deux, Loegairi et toi … ! Hum … ! Ce qui m’exaspère c’est que si j’avais eu les renseignements, que l’on vient de me donner, j’aurai agi différemment avec vous.
– Je ne comprends pas ce que tu nous racontes. Pourquoi Loegairi doit-il être à mes côtés ? Tu vas nous montrer comment sauver ma mère ?
– Ta mère n’a pas besoin d’être délivrée, dit Æadan.
– Comment ? s’exclame Diane en palissant. Ma mère … n’est…
– Non, ta mère est bien vivante, elle est ici. Nous l’avons retrouvée.
– Maman est là mais comment…
– Lorsque Aife se réveillera, elle pourra nous expliquer.
– Revenons au but de la réunion, dit Ansuz.
– La journée est incertaine, dit un des elfes.
– Pas si incertaine que cela, dit Æadan. La bataille peut tourner à notre avantage. Ansuz, qu’elles sont les dernières nouvelles ?
– Mon cher Æadan, réplique Ansuz. Je sais que vous m’appelez sage, mais, il y a un point que je voudrais éclaircir. Je ne peux pas être à deux endroits à la fois. Si vous voulez des nouvelles, il me faut être dehors et je suis ici.
Diane baisse la tête et se met à rire sous cape. Loegairi la pousse du coude et se penche vers elle :
– Qu’est-ce qui te prend, demande-t-il à voix basse.
– C’est la première fois que je vois Ansuz sortir de ses gongs.
– Arrête ! Tu vas te faire remarquer, dit Loegairi.
Elle reprend son sérieux. Ansuz se lève et quitte la salle du conseil en haussant les épaules. Loegairi se penche vers Æadan et lui demande :
– Quelles sont les actions de prévues pour…
– Tu ne participeras à aucune action, dit Æadan. Tu dois t’occuper de Diane.
– Mais enfin ! Je ne suis pas une poupée de porcelaine ! s’exclame Diane. Depuis que je fais ce métier, il ne m’est jamais arrivé de me retrouver ainsi protéger.
– Ne te vexe pas, dit Æadan. Dans certains affrontements tu auras besoin d’aide; il faut t’en douter. C’est en partie pour cela que Loegairi est avec toi.
– Et l’autre partie ? demande-t-elle encore.
– C’est Ansuz qui te l’expliquera.

A cet instant, le sage entre dans la salle. Tous les regards se tournent vers lui. Il s’avance l’air absorbé, s’assoit, regarde tout le monde d’un air vague et reste silencieux pendant quelques minutes. Æadan excédé lui demande :
– Vas-tu nous dire ce que tu as appris, ou doit-on encore attendre ?
– Il se passe … il se passe… il se passe que nous avons gagné la bataille. Il faut préparer des salles, beaucoup de blessés arrivent. Il se passe aussi que nous avons échappé à un massacre. Une troupe de Thurses était entrain de s’infiltrer dans la vallée. Heureusement que Gelmir et ses nains sont survenus. Ils ont anéanti les ennemis.
– Nous allons nous organiser pour recevoir tous ces blessés, dit Æadan, et merci à Gelmir.
– Glenn … ? demande Diane.
– Ton père va bien, Eichtorn et Ulgrin aussi
Elle pousse un soupir de soulagement. Tous se lèvent et sortent de la salle. Ansuz s’approche du couple et les prend par le bras.
Allez, mes enfants, venez avec moi.

A demain si vous le voulez bien …

Anny M

Voyages dans le temps allé et retour



Vingt cinquième épisode de :

Allar aldir
ou
A travers les âges

Aife est retrouvée

Décalages dans le temps.

Bien avant la bataille contre les Thurses.
A Alfrodull Loegairi étant dans la chambre avec Diane, Ansuz pousse un soupir de soulagement. Il se dirige vers les jardins respirer l’air frais de la nuit. Ses pas le mènent près de la rivière. Il suit celle-ci tout en élaborant un plan pour sauver Aife. Lorsqu’il était plus jeune, il s’était rendu sur le territoire de l’ennemi et en connaissait tous les chemins cachés pour y accéder. Soudain il s’arrête, il a reconnu le cri de Ygg. Il lève la tête et le voit descendre vers lui. L’oiseau se pose sur l’épaule du sage et lui dit :
– La Dame que tu cherches est à quelques lieues de là. Elle est près d’une grotte. Elle ne peut marcher. Trois Thurses morts sont à côté d’elle. Mes frères et moi nous les avons attaqués et tués.
-Merci, Ygg, par ta pensée je vois où se trouve Aife, je pars la chercher. Rends-moi encore un service. Une bataille se prépare sur l’autre versant de la montagne. Rapporte-moi tout ce qu’il s’y passe. Je veux être au courant heure par heure.
– Tu sais très bien que je suis toujours à ton service, réponds Ygg.
– Bien ! Allez, va, dit Ansuz.
Le sage fait prévenir Æadan, que Aife a été retrouvée et qu’il part la chercher, il lui demande de ne rien dire à Diane.
Il découvre l’épouse d’Asugilas, comme l’avait dit Ygg. Il se penche sur elle. En le voyant, elle lui dit d’une voix faible :
– Ansuz, je n’ai pas pu revenir. Je crois que j’ai la jambe brisée. Ce sont les oiseaux qui m’ont sauvée. Ils ont attaqué les Thurses.
– Ne parle pas, je t’emporte jusqu’à la demeure. Tu nous expliqueras cela lorsque tu auras été soignée.
Il la prend dans ses bras, et en un rien de temps arrive chez Æadan. Ne supportant plus la douleur, Aife sombre dans l’inconscience.
Le maître des lieux confirme le diagnostique qu’elle avait donné. Elle revient à elle et demande des nouvelles de sa fille.
Æadan lui répond que Diane va bien Il n’attend pas les autres questions prêtes à fuser. Il lui donne une boisson soporifique en lui expliquant que le sommeil était un admirable guérisseur.
Lorsque Aife s’endort, là-bas, derrière la montagne. La bataille a commencée.

Entre temps Aed entre dans la chambre de Diane, il s’arrête stupéfait, en voyant son fils consoler la jeune femme. Il va pour l’interpeller, se ravise, sort sans bruit et va retrouver Æadan et Ansuz. Ceux-ci sont entrain de soignés Aife. Il attend avec une patience limitée qu’ils aient terminée. Lorsqu’ils sortent de la chambre, il ne peut se retenir de leur dire :
– Savez-vous qui est avec Diane ?
– Ton fils, répond Ansuz. C’est moi qui lui ai demandé de rester. Il serait bon qu’à l’avenir, ils ne soient plus séparés, dit-il encore après leur avoir expliqué ce qui s’était passé. Je sais, Aed. J’ai usurpé ton droit, mais Diane et ton fils ne font qu’un. Je ne sais pas pourquoi, mais un lien invisible les relie entre eux. Ayant été témoin de ses gestes sur la plaine; je ne pouvais pas la laisser dans cet état. Il aurait été néfaste pour elle de tomber dans le désespoir. L’énergie qu’elle a dépensée ne lui est pas encore revenue. Dans cet état elle est susceptible de se faire attaquer par l’ennemi. Il sait y faire avec ses actions vicieuses. Il n’a pas réussi avec sa mère, donc il a essayé avec ton fils. Pour l’instant il n’attaque pas Diane directement, mais ceux qu’elle aime.
– Ce qui veut dire que mon fils ne doit pas retourner au cachot. Comment a-t-elle pu savoir qu’il était prisonnier ?
– Et lui rêvait qu’elle venait le délivrer, surenchérit Ansuz.
– Elle … Loegairi … Aed suspend sa phrase un instant et reprend. Je crois comprendre. Peut-être ne le sais-tu pas Ansuz, il est arrivé un fait. Lorsque dans l’avenir, Diane a retrouvé mon fils blessé. Pour le sauver, elle lui a donné de son sang, c’est leur façon de procéder, dans le futur, lorsque vous êtes gravement blessé. Le sang de Diane coule dans les veines de mon fils.
– Pour une fois, c’est moi qui apprends, il est vrai, que pendant un temps, je n’ai pu la surveiller, j’étais, mais peu importe. Je comprends maintenant ce qu’est le lien, qui les lie, et l’amour qui est entre eux deux fait le reste. Je me répète, ils doivent rester ensemble. Raconte-moi encore une fois.
Le sage écoute avec grande attention les paroles de l’elfe.
– J’espère, que mon fils a réalisé la faute qu’il a fait en désertant, dit Aed en terminant de narrer.
Un elfe s’approche d’eux et les prévient qu’un messager vient d’arriver et qu’il les attend dans la salle du conseil.
L’estafette envoyée par Ulgrin est arrivée. Tous rejoignent l’émissaire. Étant mis au courant des événements Æadan envoie les renforts demandés.

C’est à cet instant que Loegairi arrive, pendant que Æadan et Ansuz quittent la salle. En voyant son fils venir à lui, Aed se demande qu’elle est la contenance, qu’il doit prendre.
– Bonsoir Père, dit Loegairi. Diane va mieux, je vais retourner au cachot.
– Non, tu n’y retourneras pas, dit Aed. Je crois que tu as compris la leçon. Tu vas rester près de Diane pour la protéger. Ce sera ta fonction désormais. Quant à moi, je vais repartir chez nous afin d’organiser la défense de notre territoire, je n’ai que trop tarder. Ulgrin est reparti avec Eichtorn. Ils doivent se battre avec courage en ce moment. Des troupes ont été envoyées en renfort.
– Père, je vais peut-être être insolent, mais si je n’avais pas pris ces cartes et que Ansuz ne m’avait pas rappelé, je serais entrain de me battre. Peux-tu m’expliques pourquoi, ce revirement ? Tu as certainement une explication à me faire.
– Mon garçon, je pars. Prends bien soin de toi et réfléchi à tes gestes, dit-il sans répondre à sa question.
Il prend son fils dans ses bras. L’émotion qui l’étreint est poignante. Loegairi le ressent.
– C’est la première et dernière fois que je me trompe dans mes gestes.
Tous deux sortent de la salle, l’un s’en retourne vers son territoire, l’autre vers la chambre de son aimée. En ouvrant les yeux, Diane voit Loegairi penché sur elle et lui sourit :
– Tu es encore avec moi ? N’as-tu pas vu ton père ?

– Ma nouvelle fonction est de rester près de toi. C’est mon père qui me l’a expressément demandé.
– Que me racontes-tu là ? Tu dois rester près de moi ? Je ne comprends pas.
Moi non plus, je ne me l’explique pas. Mon père lui, est reparti sur nos terres.

A demain si vous le voulez bien …

Anny M

La bataille est proche



Vingt quatrième épisode de :

Allar aldir
ou
A travers les âges
Combats dans la montagne

Glenn, que Eichtorn et Ulgrin viennent de rejoindre, est mis au courant de la condamnation de Loegairi. Il les écoute attentivement.
– J’aurais été plus sévère. Bon ! Revenons à l’instant présent. Tout est calme, mais je pense que l’aube va nous apporter la bataille. Selon les épieurs, l’ennemi nous envoie ses Thurses droit sur nous. Je crois qu’ils vont être surpris. Mes hommes les attendent de face. Toi et Ulgrin, vous êtes de chaque côté. Lorsque…
– Des troupes arrivent grossir les armées de l’ennemi, ils arrivent à l’entrée de Leif-Thrasir, dit un elfe en se précipitant vers eux.
– Part tout de suite chez Æadan pour le prévenir que, nous avons besoin de renfort. Allez, va, ordonne Ulgrin. J’ai l’impression que nous allons avoir un bon orage, dit-il encore à ces deux compagnons. Je vais rejoindre mes baroudeurs.
– Je vais faire de même, dit Eichtorn, mais avant, révisons notre plan.
– Faut-il changer l’ordre d’attaque ? demande Glenn.
– J’ai l’habitude des Thurses, dit Eichtorn. Ils attaquent en s’évasant et souvent se séparent en petits groupes. Ils ne sont pas ordonnés, se ruent sur l’ennemi et déstabilisent une armée en la divisant. Nous laisserons nos hommes sur leur position. Toi, tu as un avantage sur eux, avec tes hommes armés comme ils sont. Il faut espérer que l’ennemi n’a pas les mêmes armes que toi.
– D’après les rapports, ceux qui sont armés ainsi, s’avancent vers Gladsheim.
– Oui, mais Diane par son attaque a peut-être déstructuré ses plans. Il est possible qu’il ait envoyé un certain nombre de ses guerriers armés de la même façon que toi, dit encore Eichtorn.
– Si c’est cela nous les attendons de pieds fermes. Regarde, ils commencent à arriver, fini la discussion, on va pouvoir se réchauffer, tous à nos postes.
La nuit est tombée depuis plusieurs heures, lorsque le branle-bas de combat sonne. Les Thurses, comme avait dit Eichtorn attaquent par petits groupes et de tous les côtés. Les soldats de Glenn sont dépassés en nombre. Ils se regroupent. Jusqu’au dernier moment, Glenn a demandé à ces hommes de ne pas se servir des armes du futur, mais se voyant débordé, il donne le contrordre. Surpris les Thurses s’écartent et fuient ces armes cracheuses d’éclairs.
Une deuxième vague de Thurses arrive. C’est alors qu’Ulgrin attaque. La troisième vague se rue dans la bataille, c’est Eichtorn et ses hommes qui prennent la relève. La bataille dure tout au long du jour et continue dans la nuit, c’est alors qu’au petit matin, les renforts envoyés par Æadan entrent dans la danse. Le combat se termine à l’aube du troisième jour. Les Thurses s’éparpillent dans la nature, poursuivis par les troupes d’Æadan.
Au coucher du soleil, les ennemis sont tous anéantis. S’organise alors, les secours. Beaucoup d’hommes et d’elfes sont tombés au combat. Les blessés sont emportés sur des civières vers Alfrodull, d’autres sont soignés sur place. Quant aux morts, ils sont enterrés sous de grands tumulus.

A demain si vous le voulez bien …

Anny M

Actions, bêtises et découvertes



Vingt-et-troisième épisode de
Allar aldir
ou
A travers les âges
Les bêtises de Loegairi

Suite au message, Glenn part à la recherche de l’elfe, mais ne le trouve pas. Il envoie trois hommes à la poursuite de son futur gendre, en leur donnant l’ordre de le faire prisonnier, sans pour cela le maltraiter. Une heure plus tard. Loegairi est amené devant Glenn, les mains attachées dans le dos; il est furieux.
– Tu te dis, mon ami et tu m’enchaînes, crie-t-il.
– Je n’aime pas, que l’on me fausse compagnie. Lorsque j’ai demandé un ordre de retraite, on le fait, toi, tu n’as pas exécuté mes ordres, alors, je me fâche. Que dirait Diane, si je ne revenais pas avec toi ? J’aurai l’air malin. C’est par-là que l’on va, non pas je ne sais où ! As-tu, compris ?
– Tu n’as pas d’ordre à me donner, réplique Loegairi.
– Si j’ai bonne souvenance, c’est toi notre guide. Alors j’apprécierai que tu fasses ton travail.
Loegairi baisse la tête et ne répond rien.
– Tu vas me suivre pas à pas, compris ? De toute façon, tu es gardé. J’allais oublier, Diane n’est pas partie.
Lorsqu’ils arrivent au mi-temps de la montagne, Eichtorn, sa troupe, Ulgrin et ses baroudeurs, les rencontrent. Tout est organisé pour accueillir l’ennemi. Ulgrin, voyant son cousin prisonnier, lui dit :
– J’ignore ce que tu as fais, mais tu t’es mis tout le monde à dos. Je crois même que ton père est contre toi. C’est Ansuz qui veut te voir. Eichtorn a ordre de te ramener.
– Délivre-moi, s’il te plaît, demande Loegairi.
– Alors, mon garçon, on déserte ? demande Eichtorn, sans laisser le temps à Ulgrin de répondre. Que t’arrive-t-il mon gars ? On te sauve la vie et tu veux aller te faire tuer ? Allez, viens, nous rentrons.
– Peux-tu me délivrer ? demande l’elfe.
– Je crois bien que non. Je lis dans tes yeux ton envie d’aller là où il ne faut pas, répond Eichtorn. Ulgrin, ton père a demandé à ce que tu reviennes avec moi.
Après avoir donné des ordres à ses guerriers Ulgrin suit Eichtorn et Loegairi. Le voyage du retour est morose et rapide ; ce sont tous trois de bons marcheurs.

L’elfe est mené devant Ansuz et son père. Ils le regardent tous deux d’un air sévère.
– Ulgrin, détache-le, demande Ansuz. Loegairi, donne-moi ce que tu as subtilisé.
Loegairi va pour répliquer. Ansuz réitère sa demande. L’elfe pousse un soupir et s’exécute. Le sage prend les cartes, va vers la cheminée et les jette au feu.
– Pourquoi fais-tu ça ? demande Loegairi.
– Tais-toi ! Ton avis n’a aucune importance, dit Aed.
Il s’approche de lui et lui demande d’une voix où gronde la colère :
– Quelle idée avais-tu en tête ? Pourquoi as-tu pris les cartes ? Pourquoi as-tu déserté ton poste ?
– Je voulais aller délivrer Aife.
– Qui t’a demandé de le faire ? demande Ansuz. Réponds franchement.
– L’idée m’est venue lorsque Glenn a parlé des cartes. C’était comme quelqu’un m’imposait cette idée. J’ai réalisé que Diane aurait été heureuse de savoir sa mère ici.
– Savais-tu que ces plans étaient faux ? demande Aed.
– J’ai vu Diane les copier.
_ Oui, mais le manuscrit n’était qu’un leurre et le professeur Dollenns, que nous avons vu ici, n’était que l’ennemi déguisé.
– Alors, Diane, dit Loegairi en pâlissant.
– Elle est saine et sauve, fatiguée mais vivante. Elle se repose dans sa chambre.
– Puis-je aller la voir ?
– Mon garçon, tu as la mémoire courte. Dis-moi, que fait-on à ceux qui déserte ? demande Aed. Tu es prisonnier. Dix jours dans les cachots de mon frère te feront du bien. Ulgrin, va chercher les gardes.
Ulgrin est triste de voir son cousin traité ainsi. Il intercède en sa faveur auprès de Aed.
– Il a fait ça par amour. Tu es dur avec lui.
– N’aggrave pas ton cas, s’il te plaît, ULGRIN ! Si tu veux, tu peux aller le rejoindre. Vous vous tiendrez compagnie. Il doit réfléchir sur la gravité de son geste. Il a peut-être été manipulé, mais il avait reçu un ordre, c’est pour cela, qu’il a récolté cette peine. Il ne devait pas déserter.

Arrivé dans son cachot, Loegairi s’allonge sur sa couche et réfléchit. Il est heureux de savoir que Diane n’est pas partie. Cependant il se pose la question suivante. Pourquoi Ansuz lui a-t-il dit qu’elle se reposait ? Bien sûr, il savait, ayant été témoin de ce qu’elle pouvait accomplir, qu’elle s’affaiblissait ensuite. Il s’inquiète pour elle, se lève et frappe la porte de ses poings. Le gardien vient le voir et lui demande pourquoi tout ce bruit.
– Peux-tu me dire ce qui se passe ici ?
– Ce n’est pas dans mes attributions de tenir au courant des faits et gestes de la maisonnée aux prisonniers.
Loegairi reste sur sa faim et se recouche. Quelques instants plus tard, le gardien vient lui annoncer une visite; c’est Ulgrin.
– Que fais-tu ici ? demande Loegairi.
– Je suis désolé pour toi. Qu’est-ce qui t’as pris ?
– Oh ! Arrête ! S’il te plaît ! Ne t’y mets pas, toi aussi ! Je croyais bien faire. Il est vrai que je n’aurai pas du déserter. Ulgrin ! Ulgrin, peux-tu me donner des nouvelles de Diane ?
– Ne le sais-tu pas ? Suis-je bête ! Ils ne t’ont rien dit. On raconte qu’elle a tué tous les Thurses qui allaient vous attaquer et depuis, elle dort.
– Elle a fait ça ! Que j’aimerai être auprès d’elle !
– Oui, mais, voilà, dit Ulgrin. Allez …! Dix jours, c’est vite passé !
– Ce n’est pas toi, qui se retrouve enfermé, rétorque Loegairi. J’aimerai savoir tous les faits et gestes des occupants de la demeure. Il y a certains événements qui m’échappent, par exemple, la façon dont Ansuz parle de Diane, cela ne me plaît guère.
– Je veux bien t’aider pour cela avant de repartir. Veux-tu que je la prévienne de ta présence ici ?
– Non, ne fais pas ça. Je ne veux pas l’inquiéter. Allez ! Va !
Se trouvant de nouveau seul, il s’allonge sur sa couche. Le gardien vient lui apporter son repas et ressort du cachot sans que l’elfe ne fasse un geste; il reste immobile, mais lui déclare :
Tu peux remporter cette pitance, je n’ai pas faim.

*****

Quarante huit heures se sont écoulées depuis l’emprisonnement de Loegairi. Au milieu de la nuit, Diane qui dort depuis l’attaque, se réveille en sursaut. Le sage sommeille sur sa chaise. Elle se lève, son visage est marqué par l’angoisse. Elle va pour ouvrir la porte, lorsque la lune dégagée d’un nuage, éclaire la chambre. Ansuz se réveille et voit la jeune femme près de la porte.
– Où vas-tu ?
– Ansuz, je n’ai pas réussi, dit-elle en se jetant à ses genoux, sa voix s’étrangle dans un sanglot. Loegairi est prisonnier de Surtr. C’est horrible !
– Diane, recouche-toi et arrête de pleurer, dit le sage. Loegairi est ici, il…
Elle se jette sur son lit et pleure de plus bel. Elle n’a pas entendu ce que lui a dit Ansuz. Celui-ci devant ce déluge de larmes, ne c’est que faire pour la calmer.
Il sort de la chambre, voit un elfe dans le couloir, lui demande de surveiller Diane et part vers les cachots.
– Je sais que tu fais bien ton travail, dit-il au gardien. Mais ce soir, tu dois laisser sortir ce prisonnier.
Devant la prestance autoritaire du sage, le gardien s’exécute. Ansuz s’approche de Loegairi endormi. Il le secoue.
– Allez ! Viens avec moi. Avant dis-moi de quoi rêvais-tu ?
– Je rêvais de Diane qui voulait me délivrer, pourquoi ?
– Ne discute pas et viens, réplique Ansuz.
Loegairi le suit sans dire un mot, il se demande pourquoi le sage est si pressé. Arrivé devant la chambre de Diane, les questions viennent à lui avec plus de forces. Ansuz ouvre la porte.
– Fais en sorte qu’elle s’arrête de pleurer, dit-il. Elle te croit prisonnier de Surtr. Je ne sais pas quoi faire, moi le sageVa la consoler.
Il fait signe à l’elfe qui surveillait Diane, de sortir et referme la porte sur Loegairi. Celui-ci s’assoit au bord du lit, se penche sur Diane, lui pose la main sur la tête et lui dit :
– Je suis là, calme-toi. Diane, je suis là près de toi. Arrête de pleurer s’il te plaît.
En entendant sa voix, se retourne, se soulève et lui tend les bras. Loegairi la prend et la serre contre lui.
– Arrête, je n’arrive plus à respirer, dit-elle. Comment as-tu fait pour t’évader ?
– C’est Ansuz qui est venu me chercher. J’étais dans les cachots de mon oncle. J’étais ici, à Alfrodull.
– Alors, tu étais bien prisonnier. Mais pourquoi ?
– Je t’expliquerai plus tard. Je te dois encore la vie. J’ai appris que tu avais détruis les Thurses. Ce que je peux t’aimer.
– Moi aussi je t’aime, ne me quitte plus. Je crois, que j’en mourais.
– Diane ! Pourquoi te quitterais-je ? Tu es ma vie. Mon souhait est que Aife soit délivrée et que cette guerre contre Surtr se termine. Nous pourrons ainsi nous marier et créer notre famille. Diane, je reste là, tu vas pouvoir te reposer.
– Pourquoi étais-tu en prison ?
Il lui explique la raison de son arrestation.
– Je serais toi, je demanderai à retourner au cachot et je ferai amende honorable en faisant cela. Pour te parler franchement. Je serais triste de te savoir en prison, mais contente de te savoir ici.
– Je vais faire ce que tu m’as dit. Je sais, que tu as raison. Tu viendras me voir lorsque tu te sentiras plus forte.
Loegairi quitte la chambre et va retrouver son père. Diane se recouche et ferme les yeux, elle pousse un soupir et s’endort.

A demain si vous le voulez bien …

Anny M