Voyages dans le temps allé et retour



Vingt cinquième épisode de :

Allar aldir
ou
A travers les âges

Aife est retrouvée

Décalages dans le temps.

Bien avant la bataille contre les Thurses.
A Alfrodull Loegairi étant dans la chambre avec Diane, Ansuz pousse un soupir de soulagement. Il se dirige vers les jardins respirer l’air frais de la nuit. Ses pas le mènent près de la rivière. Il suit celle-ci tout en élaborant un plan pour sauver Aife. Lorsqu’il était plus jeune, il s’était rendu sur le territoire de l’ennemi et en connaissait tous les chemins cachés pour y accéder. Soudain il s’arrête, il a reconnu le cri de Ygg. Il lève la tête et le voit descendre vers lui. L’oiseau se pose sur l’épaule du sage et lui dit :
– La Dame que tu cherches est à quelques lieues de là. Elle est près d’une grotte. Elle ne peut marcher. Trois Thurses morts sont à côté d’elle. Mes frères et moi nous les avons attaqués et tués.
-Merci, Ygg, par ta pensée je vois où se trouve Aife, je pars la chercher. Rends-moi encore un service. Une bataille se prépare sur l’autre versant de la montagne. Rapporte-moi tout ce qu’il s’y passe. Je veux être au courant heure par heure.
– Tu sais très bien que je suis toujours à ton service, réponds Ygg.
– Bien ! Allez, va, dit Ansuz.
Le sage fait prévenir Æadan, que Aife a été retrouvée et qu’il part la chercher, il lui demande de ne rien dire à Diane.
Il découvre l’épouse d’Asugilas, comme l’avait dit Ygg. Il se penche sur elle. En le voyant, elle lui dit d’une voix faible :
– Ansuz, je n’ai pas pu revenir. Je crois que j’ai la jambe brisée. Ce sont les oiseaux qui m’ont sauvée. Ils ont attaqué les Thurses.
– Ne parle pas, je t’emporte jusqu’à la demeure. Tu nous expliqueras cela lorsque tu auras été soignée.
Il la prend dans ses bras, et en un rien de temps arrive chez Æadan. Ne supportant plus la douleur, Aife sombre dans l’inconscience.
Le maître des lieux confirme le diagnostique qu’elle avait donné. Elle revient à elle et demande des nouvelles de sa fille.
Æadan lui répond que Diane va bien Il n’attend pas les autres questions prêtes à fuser. Il lui donne une boisson soporifique en lui expliquant que le sommeil était un admirable guérisseur.
Lorsque Aife s’endort, là-bas, derrière la montagne. La bataille a commencée.

Entre temps Aed entre dans la chambre de Diane, il s’arrête stupéfait, en voyant son fils consoler la jeune femme. Il va pour l’interpeller, se ravise, sort sans bruit et va retrouver Æadan et Ansuz. Ceux-ci sont entrain de soignés Aife. Il attend avec une patience limitée qu’ils aient terminée. Lorsqu’ils sortent de la chambre, il ne peut se retenir de leur dire :
– Savez-vous qui est avec Diane ?
– Ton fils, répond Ansuz. C’est moi qui lui ai demandé de rester. Il serait bon qu’à l’avenir, ils ne soient plus séparés, dit-il encore après leur avoir expliqué ce qui s’était passé. Je sais, Aed. J’ai usurpé ton droit, mais Diane et ton fils ne font qu’un. Je ne sais pas pourquoi, mais un lien invisible les relie entre eux. Ayant été témoin de ses gestes sur la plaine; je ne pouvais pas la laisser dans cet état. Il aurait été néfaste pour elle de tomber dans le désespoir. L’énergie qu’elle a dépensée ne lui est pas encore revenue. Dans cet état elle est susceptible de se faire attaquer par l’ennemi. Il sait y faire avec ses actions vicieuses. Il n’a pas réussi avec sa mère, donc il a essayé avec ton fils. Pour l’instant il n’attaque pas Diane directement, mais ceux qu’elle aime.
– Ce qui veut dire que mon fils ne doit pas retourner au cachot. Comment a-t-elle pu savoir qu’il était prisonnier ?
– Et lui rêvait qu’elle venait le délivrer, surenchérit Ansuz.
– Elle … Loegairi … Aed suspend sa phrase un instant et reprend. Je crois comprendre. Peut-être ne le sais-tu pas Ansuz, il est arrivé un fait. Lorsque dans l’avenir, Diane a retrouvé mon fils blessé. Pour le sauver, elle lui a donné de son sang, c’est leur façon de procéder, dans le futur, lorsque vous êtes gravement blessé. Le sang de Diane coule dans les veines de mon fils.
– Pour une fois, c’est moi qui apprends, il est vrai, que pendant un temps, je n’ai pu la surveiller, j’étais, mais peu importe. Je comprends maintenant ce qu’est le lien, qui les lie, et l’amour qui est entre eux deux fait le reste. Je me répète, ils doivent rester ensemble. Raconte-moi encore une fois.
Le sage écoute avec grande attention les paroles de l’elfe.
– J’espère, que mon fils a réalisé la faute qu’il a fait en désertant, dit Aed en terminant de narrer.
Un elfe s’approche d’eux et les prévient qu’un messager vient d’arriver et qu’il les attend dans la salle du conseil.
L’estafette envoyée par Ulgrin est arrivée. Tous rejoignent l’émissaire. Étant mis au courant des événements Æadan envoie les renforts demandés.

C’est à cet instant que Loegairi arrive, pendant que Æadan et Ansuz quittent la salle. En voyant son fils venir à lui, Aed se demande qu’elle est la contenance, qu’il doit prendre.
– Bonsoir Père, dit Loegairi. Diane va mieux, je vais retourner au cachot.
– Non, tu n’y retourneras pas, dit Aed. Je crois que tu as compris la leçon. Tu vas rester près de Diane pour la protéger. Ce sera ta fonction désormais. Quant à moi, je vais repartir chez nous afin d’organiser la défense de notre territoire, je n’ai que trop tarder. Ulgrin est reparti avec Eichtorn. Ils doivent se battre avec courage en ce moment. Des troupes ont été envoyées en renfort.
– Père, je vais peut-être être insolent, mais si je n’avais pas pris ces cartes et que Ansuz ne m’avait pas rappelé, je serais entrain de me battre. Peux-tu m’expliques pourquoi, ce revirement ? Tu as certainement une explication à me faire.
– Mon garçon, je pars. Prends bien soin de toi et réfléchi à tes gestes, dit-il sans répondre à sa question.
Il prend son fils dans ses bras. L’émotion qui l’étreint est poignante. Loegairi le ressent.
– C’est la première et dernière fois que je me trompe dans mes gestes.
Tous deux sortent de la salle, l’un s’en retourne vers son territoire, l’autre vers la chambre de son aimée. En ouvrant les yeux, Diane voit Loegairi penché sur elle et lui sourit :
– Tu es encore avec moi ? N’as-tu pas vu ton père ?

– Ma nouvelle fonction est de rester près de toi. C’est mon père qui me l’a expressément demandé.
– Que me racontes-tu là ? Tu dois rester près de moi ? Je ne comprends pas.
Moi non plus, je ne me l’explique pas. Mon père lui, est reparti sur nos terres.

A demain si vous le voulez bien …

Anny M

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2 responses to this post.

  1. Bien le bonjour
    rare qu’on te voit en plein jour
    passe une bonne journée bisous

    Répondre

  2. en plein jour pour nuage mais pour moi c’est l(heure de dire dodo bonne soiree bises et a demain biensur

    Répondre

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