Émotions et vérité


Vingt-et-unième épisode de :

Allar aldir
ou
A travers les âges

Victor a des sueur froides

De grands coups sont frappés à la porte. Diane se réveille en sursaut et constate que Loegairi n’est plus là. Elle se lève et se vêt rapidement en disant à la personne d’attendre. Lorsqu’elle ouvre, elle est nez à nez avec Victor.
– Ça fait trois heures que je t’attends. Tu as vu l’heure ? Il est presque midi. T’as pris un somnifère ou quoi, tu as une tête à faire peur, ça va bien ?
– Non … oui, réplique-t-elle. J’ai bien dormi. Oui, très bien dormi ! Que fait-on aujourd’hui ?
– Tu … tu… bafouille Victor. Tu te fous de moi ou quoi ? Tu sais très bien, nous partons.
– Nous partons, mais où ça ? demande Diane d’un air candide.
– Tu ne te souviens pas ? Tu pars avec moi, je retourne au Q.G. !
– Je ne me souviens de rien, dit-elle d’un air désolé.
Victor reste bouche bée. Il la prend par le bras avec brusquerie et l’entraîne avec lui dans la bibliothèque. En entrant dans la pièce, elle regarde autour d’elle et s’écrit :
– C’est super ici ! Où sommes-nous ?
– Ça va bien ? redemande Victor vraiment inquiet.
– Oui, je vais bien. Pourquoi me poses-tu cette question ?
– DIANE ! crie Victor d’un air catastrophé. Reste là, je reviens.
Puis se reprenant.
– Non, viens avec moi.
Il l’entraîne et la mène à sa chambre, lui demande de se recoucher et sort. Une fois seule, Diane n’a qu’une envie, c’est de rire, mais elle se sent soudain très fatiguée, se dévêt et se couche. Victor lui, n’est pas d’humeur à rire, pas du tout, croyant que Diane est devenue amnésique. Il se reproche la dureté qu’il a eu la veille et va exposer le cas de la jeune femme aux deux frères, qu’il trouve en compagnie du sage. Tous sont consternés par cette nouvelle.
– Où est-elle ? demande Æadan.
– Je l’ai ramenée dans sa chambre, j’espère qu’elle s’est couchée.
– Allons la voir, dit Ansuz, soupçonnant un subterfuge de la part de Diane, tout en gardant le silence.
Diane dort profondément. Ils n’osent pas la réveiller. Ansuz se propose de la veillée. Ils acquiescent et quittent la pièce.
La jeune femme se débat dans un rêve. Elle se voit ramenant Aife à la demeure. D’autres images viennent à elle. Elle se trouve dans une maisonnette à l’orée d’une forêt, un enfant qui vient de naître, dans les bras. Une personne à côté d’elle lui apprend, que Loegairi vient de se marier. Elle hurle de peine et de douleur. L’inconnue se penche sur elle et veut lui prendre l’enfant. Diane se défend et se débat, elle se sent secouée, se réveille en sursaut, et voit Ansuz.
– Diane, Diane ! Allons, calme-toi !
– Oh ! Ansuz, dit-elle en se jetant dans ses bras. Elle voulait me prendre mon fils. Je veux voir Loegairi, dit-elle en se recouchant.
– Il est parti avec Glenn de bonne heure ce matin, répond-il en la couvrant. Qu’as-tu ? Tu n’as pas perdu la mémoire, n’est-ce pas ?
– Non, mais j’aimerai la perdre. Oh ! Ansuz, c’est affreux. Je rêvais qu’on m’enlevait mon bébé. La personne qui faisait ça, m’apprenait que Loegairi s’était marié.
– Pourquoi as-tu fait croire à Victor, que tu avais perdu la mémoire ? demande-t-il en faisant semblant de ne pas avoir entendu ce qu’elle a dit. Il était dans tous ces états. Il t’aime bien, le sais-tu ?
– C’est bien fait pour lui, répond-elle en faisant la moue. Il n’avait pas à me traiter comme ça, devant tout le monde. Je recommencerai, si c’était à refaire. Il me fait de la peine … , mais je vais continuer à le lui faire croire.
– Crois-tu que cela va arranger les choses ?
– Je ne sais pas. Ma mémoire peut revenir aussi vite, qu’elle est partie, ne crois-tu pas ?
– Oui, bien sûr, répond Ansuz. Mais pas trop longtemps.
– Le temps de passer la porte, réplique Diane, elle ferme les yeux et soupire. Je sens fatiguée, je ne comprends pas. Et ce rêve, quel cauchemar. Lorsque je serais partie, fais comprendre à Loegairi, que je l’aime.
– Allons, allons, essaie de te rendormir, je vais veiller sur toi. Essaie de mettre le calme dans ton être, tu seras moins angoissée.
Diane obéit à Ansuz et se rendort paisiblement. Le stress de la veille l’avait atteint et perturbée et le sage voulait, qu’elle réussisse à le vaincre. Il reste assis auprès d’elle et analyse, ce que Diane lui a décrit de son rêve. Il soupire et dit tout bas :
– Ma petite fille, j’espère que tu ne vivras pas cela, j’y veillerai.
– Moi aussi, dit Jera en apparaissant. Diane vient de survoler une partie de la réalité. Il ne faut pas qu’elle reparte dans l’avenir. Tous drames peuvent découler de là. Ansuz, il faut qu’elle reste ici.
– Que pouvons-nous faire pour empêcher cela ? demande Ansuz, elle est sous les ordres de Victor.
– Je vais aller lui parler, dit Jera. Sur ces mots elle part rejoindre Victor.
Ansuz pousse un soupir, des coups sont frappés légèrement sur la porte. Il va ouvrir. Æadan est là.
– Comment va-t-elle ? demande-t-il.
– Elle dort paisiblement.

Dans la journée Æadan demande à Gelmir d’aller trouver son père, et de revenir, avec des troupes à Alfrodull, en prévision d’une manœuvre de Surtr, Ansuz veille sur Diane, quant à Victor lui, il fait les cent pas dans la bibliothèque. Le professeur et Aed viennent de le quitter. Jera apparaît devant lui. Il sursaute en la voyant et la salue.
– Tu as une façon de te présenter devant les gens, assez surprenante. Bonjour Jera, que se passe-t-il ?
– Je viens te demander d’annuler l’ordre, que tu as donné à Diane. Il faut absolument qu’elle reste ici, il y va de sa vie. Pars et fais, ce que tu as décidé de faire avant le drame. Nous veillons sur elle, ne t’inquiète pas. Je me répète, et te le demande expressément, n’emmène pas Diane; ce serait néfaste pour elle.
– Elle a perdu la mémoire. Il y a de bon spécialiste là-bas, dit Victor.
– Nous aussi, nous savons guérir ces défaillances et je la surveille depuis son enfance. Je sais exactement, où sont ses faiblesses, et où se trouve sa force. Elle n’a pas tout découvert sur elle-même. Elle a, surtout un cœur, comme personne n’a sur Terre, laisse-la-nous.
– Bon, bon, si tu insistes … ! Je parts immédiatement avec le professeur.
– En parlant du professeur, fais en sorte, qu’il ne sache pas l’avenir, surtout, qu’il ne revienne plus jamais ici. Je ne suis pas certaine que ce soit le même homme. Diane dans son trouble, a choisi la sagesse et à refuser son offre, fais de même.
Elle s’évapore dans les airs la phrase terminée. Victor resté seul sort de la pièce et va retrouver Dollenns. Il l’entraîne à l’écart des elfes avec lequel il discutait.
– Êtes-vous prêt, professeur ? Nous partons immédiatement.
– Nous partons sans Diane ?
– C’est exact, elle reste ici.
– Mais c’est de la folie ? dit-il encore. Il ne faut pas, elle court un grand danger ici.
– Ne vous inquiétez pas professeur, elle va beaucoup mieux et elle est partie sur le terrain avec son père et Loegairi. Allons dire au revoir à nos hôtes et partons.

Arrivé sur les lieux du chantier de fouilles, Victor va pour parler à Dollenns, qui a littéralement disparu. Quelqu’un vient à sa rencontre, c’est la secrétaire du professeur. Arrivée à sa hauteur, elle lui dit :
– Venez vite, M. Dollenns a eu un malaise. Le médecin est près de lui. Je suis contente que vous soyez enfin revenu. Je commençais à m’inquiéter, nous vous attendions lundi, et nous sommes mercredi.
– Que me racontez-vous là ? Le professeur était avec moi et je n’ai rien dit sur le jour du retour. Qui vous a prévenu ?
– Mais, c’est vous ! Vous avez écrit, sur un papier que vous nous avez envoyé, je vous assure, il y avait même une demande pour une clinique, car Mlle Robbin était malade, où est-elle ?
– QUOI ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire de fou ?
Il s’arrête et se rappelle des paroles de Jera. Un bouquet d’injures sort de sa bouche. Il se reprend et fait signe d’avancer à la secrétaire.
– Menez-moi près du professeur.
Lorsqu’il entre dans le salon de Dollenns il le trouve assis dans son grand fauteuil. Le médecin en quittant la pièce le salue. Victor s’approche et lui demande :
– Que vous est-il arrivé ?
– Je viens de découvrir un manuscrit, il était sous un rocher. C’est lorsque j’ai voulu l’ouvrir que tout s’est brouillé autour de moi et je suis tombé sans connaissance.
– Qu’avez-vous fait de ce livre ? demande Victor.
– Il est sur la table, là, dit-il en lui montrant le meuble.
– Ce grimoire ne doit pas être ouvert à aucun prix, c’est un piège, c’est une véritable bombe.
– Puisqu’il en est ainsi, ça me fait mal au cœur mais, détruisez-le.
Victor ne se le fait pas dire deux fois. Il prend l’ouvrage et le jette dans les braises de la cheminée, où il se met à flamber aussitôt. Victor pousse un soupir de satisfaction et s’assoit près du malade.
– Je ne sais pas qui a pris votre place professeur, mais il vous ressemblait comme deux gouttes d’eau.
Victor lui narre les faits. Le professeur réfléchit pendant quelques minutes.
– Ce n’est certainement pas un clone de moi. Mais il se pourrait, que l’ennemi ait pris mon apparence. Et qu’il ait mis ce livre à dessein pour tenter Diane. Et c’est ce qu’elle a fait … j’espère qui ne lui arrivera rien de fâcheux, j’en serai peiné. Je trouve bizarre, que ce grimoire soit apparu chez moi et, que le jour même vous reveniez.
– Hum ! Pour l’instant, ne parlons plus de cela. Continuez vos recherches, et si quelqu’un vous suggère de partir voir Diane, refusez s’il vous plaît. Ce serait dangereux pour vous.
Dollenns hoche la tête en signe d’acquiescement.
– Professeur, bientôt, je vais repartir au Q.G. pour voir comment tout se passe. Je n’apprécie pas du tout ce qu’il vient d’arriver, mais pas du tout. Par moment je me sens désemparé. Il a, le chic de nous perturber celui-là.
Il se souvient des paroles de Jera.
– Professeur, je vais vous laisser. Je pars pour New York aujourd’hui même.
– Si vous avez des contacts avec Diane et son ami, dites leur que je les aime beaucoup et que je les remercie de l’aide qu’ils m’ont apporté.

A demain si vous le voulez bien …

Anny M

Publicités

One response to this post.

  1. a demain peut etre annie ou ce soir : rires çà depend ; bises

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s