Retrouvailles



Dis-huitième épisode de :

ALLAR ALDIR
ou
A travers les âges

Études, préparations
et réflexions sur le combat à venir.

Comme prévu, Diane est instruite par les deux frères et Ansuz. Ils lui expliquent que Kermëtæ n’était pas telle qu’elle est, lorsque la guerre contre Surtr à commencer. Au Nord-ouest, une chaîne de montagne, que l’on nommait à l’époque Gyrda, formait une ceinture autour d’un jeune volcan nommé Hvergelmir. Surtr savait que les Seigneurs Célestes étaient maître du volcan; cela le rendait jaloux. Dans sa colère, il provoqua un énorme tremblement de terre. Le cercle en se disloquant, créa la montagne actuelle, nommée Gladsheim, la montagne de lumière.
– Il voulait et veut toujours s’approprier de Gladsheim et surtout de Hvergelmir. Le temps passant, sur Kermëtæ ; les elfes, puis les nains et les humains, apparurent, dit Aed.
– C’est pour protéger Hvergelmir le volcan, que Gull-toflur été façonné pour le protéger et pour ouvrir une porte secrète, dit Ansuz. Il arriva qu’un jour la tablette fût donnée à la famille de ta mère. Il a été transmis ensuite de mère en fille. C’est ainsi qu’Aife l’acquit; mais hélas l’ennemi l’apprenant, il se lança à sa poursuite. Tu connais la suite.
– Voilà pourquoi je me suis retrouvée héritière de cette clef, dit Diane. Je comprends cela, mais comment vais-je pouvoir arrêter cet envahisseur ? Si j’ai bien compris, tout repose sur moi, je dois aller sur Hvergelmir. Comment, vais-je faire ? Je ne suis pas une armée à moi toute seule !
– Nous n’avons pas dit cela, dit Æadan. Tu n’iras pas seule, tu seras accompagnée.
– J’aimerai savoir une chose, dit Diane. Asugilas m’a donné une réponse, mais je crois qu’elle est incomplète. Je lui ai demandé pourquoi à Lýsigull, il semblait ne pas y avoir d’hiver. Il m’a répondu que c’était grâce à ceux de Win, mais pourquoi ? C’est cela que j’aimerai savoir.
– Cela remonte à la naissance de Gull-toflur, répond Ansuz. Lýsigull était une des résidences du peuple de Win, sur Kermëtæ. Ensuite ta famille s’y est installée. Ils ont donc décidé que cet endroit serait protégé des intempéries. Es-tu satisfaite de la réponse ?
– Merci, Ansuz, dit Diane, tout en restant songeuse. Pourrais-je savoir qui m’accompagnera ? Et toi, es-tu du peuple de Win.
– Oui, je suis du peuple de Win. Quant à ceux qui t’accompagneront, tu le sauras lorsque le temps sera venu, dit Ansuz.
Diane, pendant ses moments de repos retourne souvent près de Aurboda. Cet après-midi là, elle descend le chemin et arrive près de la source. Elle s’assoit dans l’herbe et contemple l’eau qui court. Elle a envie de crier à la nature, la joie qu’elle a dans le cœur, Loegairi étant plus souvent avec elle qu’ailleurs. Soudain une brume se forme et l’enveloppe. En un instant elle est transportée à Othala. Près d’elle se tient une femme, grande et brune. Ses cheveux tressés lui descendent jusqu’aux reins. Elle est vêtue d’une robe longue faite d’un tissu léger de teintes claires et irisées. Près de cette femme se tient Asugilas. La femme prend la parole et s’adresse au maître des lieux :
– Voici Diane, tu la connais. Maintenant, ce que je vais t’apprendre est d’une importance capitale pour l’avenir. Diane est la vraie fille d’Aife. Celle qui se dit sa fille repartira avec moi. Je vais la faire retourner dans son monde.
– Ce que tu me dis sur cette intruse ne m’étonne guère. Je m’en doutais, elle nous trompait, dit Asugilas. Cependant, si tu la renvoies d’où elle vient. De là-bas peut-elle nous nuire ?
– Ne soit pas inquiet, elle aura deux choix à faire, l’obéissance ou la mort. Elle va porter un collier de cuir qui, à chaque fois qu’elle mentira ou fera une mauvaise action, se resserrera autour de son cou. Elle fera ce que je lui dirai de faire et ne pourra pas l’enlever.
– C’est un châtiment horrible, est-ce vraiment utile de lui infliger cette torture ? Je sais qu’elle est méchante, mais elle aussi est une victime de Surtr. Qui es-tu donc pour faire un jugement aussi dur ? demande Diane.
– Je suis Jera ! Oui, c’est bien moi ! Ne va pas croire que je suis cruelle. Je sais ce qui est arrivé à Myriel. Cependant, elle avait le choix, d’être bonne ou mauvaise ; elle l’a fait.
Elle s’arrête un instant de parler et reprend.
– Ton souhait était de me rencontrer, n’est-ce pas ? J’ai trouvé le moment opportun pour cela et il me fallait un lieu précis. J’ai donc choisi Othala.
– Tu vas vraiment renvoyer Myriel, mais où ? demande encore Diane.
– Elle ira dans les filets de ton supérieur. Elle doit lui rapporter ce que Surtr lui a dit, ainsi qu’un message écrit de ta main. Si tu le déposais où tu as l’habitude, il arriverait trop tard. ET… pour te rassurer, je serai avec elle.
– Si Diane doit écrire, nous devons descendre à la cité, dit Asugilas.
– Ce ne sera pas la peine, réplique Diane. Regarde, j’ai tout ce qu’il me faut. Puis-je m’installer sur la table.
– Tu le peux, répond Jera. Explique ce qui se passe et demande à ton supérieur, d’envoyer une armée chez Æadan.
– Avec des armes du futur ? demande Diane avec effroi.
– Oui, avec des armes du futur. Dans certaines régions L’ennemi a armé ses troupes comme dans le futur. Il a fait massacrer des villages entiers. Explique à ton supérieur que Surtr n’a pas encore donné l’ordre d’avancée à certaines cohortes, mais qu’elles sont prêtes à se diriger vers Gladsheim.
– C’est terrible ce que tu me dis là, dit Diane. Il arrive ce que je craignais le plus.
La missive écrite notre amie la donne à Jera. Asugilas s’approche de Diane, la prend dans ses bras avec émotion en lui déclarant :
– Je sais que ce qui est arrivé à ta mère est indépendant de sa volonté; je n’ai aucun ressentiment en vers elle. Au premier regard que j’ai posé sur toi, j’ai su que tu étais sa fille, cela m’a été confirmé par la broche. Ansuz lui, savait que la vérité viendrait d’elle-même et il avait raison. Diane je t’accueille comme si tu étais ma propre enfant.
– Je suis très émue Asugilas, dit Diane. J’étais très ennuyée de savoir ma mère dans une position inconfortable, merci, de tout mon cœur, merci.
– Tu dois repartir maintenant, dit Jera.
La brume enveloppe Diane de nouveau et la voici près de la source. Aussitôt arrivée, elle part à la recherche du maître des lieux et le trouve entrain de contempler l’horizon par la fenêtre de son cabinet de travail. Elle s’approche et lui apprend ce que Jera lui a révélé. Quelques instants plus tard, Eichtorn, Gyllir, Brimir et Ansuz qui consultent les cartes et marquent les avancées des troupes de Surtr, sont mis au courant, par Æadan, des nouvelles rapportées par Diane.
Une semaine après sa rencontre avec Jera, Diane est réveillée par des coups frappés très forts à la porte de la chambre. Elle se vêt rapidement et va ouvrir. Un elfe lui apprend qu’Æadan désir la voir immédiatement. En rejoignant le maître des lieux, Diane à la surprise de se trouver devant Victor et Glenn. Après un moment de stupeur elle saute dans leurs bras.
– Ils vont tous se demander ici comment je fais pour te commander, dit Victor en fronçant des sourcils.
– Vous êtes arrivés …
– Nous nous sommes retrouvés dans la salle des archives. Et menez ici sans douceur. Explique-lui que nous ne sommes pas des ennemis, j’ai essayé de lui expliquer, mais mon accent doit être terrible, il ne m’a pas compris.
– Æadan, dit Diane en s’écartant de Victor. Voici mon supérieur Victor Nelson et mon père Glenn Robbin.
Se retournant vers Victor et son père.
– Voici Æadan, le Seigneur de ces lieux.
– Je suis heureux de vous recevoir, dit Æadan. Excusez-nous de notre accueil, mais nous sommes en temps de guerre et arriver dans ma demeure sans s’annoncer est dangereux, surtout là où se trouve nos archives.
– Avez-vous amené les troupes, Dick et Katell, sont-ils avec vous ? demande Diane.
– Non, nous sommes venus ici pour nous rendre compte de ce qu’il y a à faire, répond Victor. Peux-tu lui expliquer ?
– Nous tiendrons conseil aujourd’hui même, dit Æadan à Victor en entendant les explications de Diane. Pour l’instant vous avez des chambres à votre disposition.
Diane s’apprête à suivre Victor et Glenn mais Æadan lui demande de rester. Une fois les deux hommes partis, il s’avance vers elle et lui déclare :
– J’ai vu qu’il y a un lien d’amitié entre toi et ton supérieur.
– Victor est l’ami de mon père. Il a été le seul à me comprendre, lorsque j’avais besoin d’une écoute. C’est lui qui m’a fait connaître le maître qui m’a aidée à me réaliser.
Elle est heureuse de retrouver son père et son ami, pourtant elle est soucieuse. En arrivant dans la chambre de Victor, une question lui brûle les lèvres. Elle ferme la porte derrière elle, s’approche de lui en lui demandant :
– Glenn est-il au courant qu’il est un clone ?
Je lui ai expliqué. Cela a été dur, mais il a accepté. Comment sais-tu …
– J’ai fait mes recherches, réplique-t-elle en lui coupant la parole. Ce que tu ne sais peut-être pas c’est qu’il va se trouver devant son double, et devant la femme, qu’il a aimée. Eichtorn et Aife sont au courant de tout
– Je n’avais pas pensé à ça. Hum ! Va le chercher il est dans la chambre d’à côté, nous allons lui expliquer.
– Je suis là, dit Glenn en entrant dans la pièce. Que dois-je savoir ?
– Tu vas rencontrer ton double et la mère de Diane, dit Victor.
– C’est pour cela que vous faites cette tête là ? dit-il avec désinvolture. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas paniquer. Je vais être ému c’est certain, je…
– Une question me brûle les lèvres depuis tout à l’heure. J’ai été surprise de vous entendre parler le langage elfique, où l’avez-vous appris? interroge-t-elle en coupant la parole à son père.
– Ton amie Jera a fait en sorte que nous comprenions et parlions cette langue et la langue de Kermëtæ.
– Comment a-t-elle fait ?
Tu le lui demanderas, je suis sûr qu’elle te l’expliquera.

Loegairi lui, est parti rejoindre Aed, qui l’a fait appeler. Lorsque l’elfe arrive près de lui, celui-ci, l’accueille avec sévérité.
– Je te cherche partout, dit Aed. Où passes-tu tes journées ?
– Ces jours-ci, j’étais avec Diane.
– Tu étais avec Diane … bien. Pourrais-je savoir ce qui se passe entre vous deux ?
– Il se passe que … elle et moi sommes unis par un amour infini.
– Elle a enfin reconnu qu’elle t’aimait.
– Elle a réussi et je suis le plus heureux des elfes.
Et bien j’en suis ravi pour toi mon fils.

Au milieu de la matinée, le conseil est réuni. Tous sont impatients de savoir comment va s’organiser le combat contre Surtr.
Victor et Glenn sont présentés aux sages. Eichtorn ne peut retenir un sursaut en voyant son double. Aife, elle, est comme hypnotisée, l’homme qu’elle a aimé est devant elle, son cœur bat la chamade; tous deux se regardent en silence. C’est à cet instant que Jera fait son apparition dans l’hémicycle. Elle s’approche du maître des lieux et le salue. Aife se tourne vers le conseil.
– Voici Jera, mon amie. Elle fait partie du peuple de Win, ceux que nous appelons les Seigneurs Célestes.
– Nous te saluons Jera. Ta présence est un heureux présage. Qu’as-tu à nous dire ? demande Æadan.
– Je suis venue vous donner l’appui des miens. Surtr en menaçant Kermëtæ et la Terre du futur, nous menace aussi. Vous allez devoir affronter les armées de ce monstre, équipées d’armes de l’avenir. Quant à ces deux hommes du futur, ils sont venus sur ma demande, l’un est un chef de guerre, l’autre est un glorieux guerrier. Pareillement, mon peuple, se joindra à vous, lorsqu’il sera temps de le faire.
– Je suis pour reconnaître le terrain et voir comment placer mes gars, déclare Victor à qui Æadan a donné la parole. Car, si vous acceptez, je participe à vos côtés à cette guerre avec mon armée.
– Nous ne refusons pas l’aide apportée, même si elle vient du futur. Nous te procurerons tous les renseignements nécessaires, pour l’emplacement où arriveront tes guerriers.
– Quant à moi, Victor, dit Eichtorn. Je vous guiderais dans les terres.
– Je serais très honoré de t’avoir comme guide, et heureux de faire plus ample connaissance.
– Je partirai avec vous, dit Ansuz.
– Quand pourrais-je me diriger vers Hvergelmir ? demande Diane qui était entrée dans l’hémicycle sans faire de bruit.
– Quand nous serons sûrs des positions de l’adversaire dit Æadan. Sais-tu que ce conseil est restreint ?
– Je sais, que je n’y aie pas été invitée, mais je suis curieuse des événements. J’aimerais surtout savoir où mes pas vont se diriger.
– Diane, nous veillons à ce que tout soit organisé, dit encore Æadan.
– Où se trouve la demeure principale de l’ennemi ? demande Victor.
– Son antre se situe sur le flan sud-est, de Fairgriní Surtalog, la montagne Noire nommée aussi Muspell, sa demeure se nomme Andlang. Pour y accéder, il faut emprunter des souterrains courant sous la montagne. Ce lieu est pratiquement inaccessible, répond Ansuz.
– Pratiquement dit Victor. Donc, il y a une chance d’y entrer. Et ce Ginnunga où se trouve-t-il ?
– Au Nord-ouest d’Alfrodull, répond Æadan, sur la route de Gladsheim.
Victor communique à l’assemblée que les hommes qu’il va envoyer sur Kermëtæ, savent autant manier les armes du futur que le poignard ou l’épée. Conseil continue tout au long du jour, définissant les points cruciaux de l’avenir de Kermëtæ et de la Terre du futur.
Je vais repartir seul vers mon domaine, dit Brimir, lorsque les délibérations sur les prochains combats prennent fin. Mon fils restera avec vous. Il faut que Surtr sache bien qu’aucun peuple ne se pliera à ses désirs.

Les jours suivants, le temps de Victor est partagé, entre les revues des troupes elfes, et les surveillances sur le terrain en compagnie d’Eichtorn et d’Ansuz. Glenn, lui, étudie en compagnie de Diane, les cartes de la région. Il n’a pas revu Aife depuis le jour du conseil. La rencontre se fait fortuitement. Il cherchait comment se rendre aux archives et entre dans une salle éclairée par les lueurs d’un feu brûlant dans une immense cheminée, il s’approche d’une personne assise près du feu, il reconnaît en cette dame, son ancien amour, il lui dit tout simplement:
– Je t’appelais Marianne et nous nous aimions. Je te retrouve grâce à notre fille. Tu me vois attendri par cette rencontre, un accident a fait que tu t’es retrouvée perdue dans ma mémoire. Aujourd’hui, je suis marié et ma femme attend un enfant. Diane ne le sait pas, je ne lui ai pas encore dit.
– Mon cœur est ému de te voir, je t’avais moi aussi perdu. J’ai épousé Asugilas, mon époux est resté sur notre territoire, à Lýsigull. Si je puis te donner un conseil, peut-être faudra-t-il dire à notre fille, avant que cette guerre soit terminée, qu’elle aura bientôt un petit frère, car c’est un garçon que ton épouse attend. Quant à ta compagne, fait en sorte qu’elle soit protégée, dit Aife.
– Tu crains pour mon épouse ?
L’ennemi s’acharne contre ceux qui sont heureux, dit-elle. Je ne veux pas t’inquiéter, mais …
– Ça va vous deux ? demande Diane en arrivant dans la salle. Maman, Aed veux te voir.
Aife se lève et sort après avoir salué Glenn.
– Alors ? Cette rencontre ?
– Cela a été moins difficile que je le pensais. Mais tu es intervenue trop tôt
– Glenn, j’aimerai te faire rencontrer quelqu’un. Viens, suis-moi.
Elle l’entraîne à travers les jardins pour arriver sur le lieu d’entraînement des troupes. Loegairi est entrain de tirer à l’arc et ne s’est pas aperçu qu’il est observé. Diane s’approche de lui et le mène vers Glenn.
Cher père. Voici Loegairi.

A demain si vous le voulez bien pour la suite …

Anny M

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One response to this post.

  1. vi à demain bises annie

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