Et le voyage continue



Quatorzième épisode de :

Allar aldir
ou a travers les âges

Préparations au voyage.

En un instant ils se retrouvent auprès des Seigneurs de la cité. L’inquiétude s’inscrit sur leurs visages en apprenant ces nouvelles.
– Je vais envoyer un messager prévenir Gyllir, dit Asugilas.
– Il se peut que notre ennemi face cette manœuvre pour nous tromper, dit Ansuz. Ygg le surveille de près. Envois ton messager par prudence. Que ceux qui doivent rejoindre Æadan, partent aujourd’hui même.
– Tout est prêt pour le voyage, dit Eichtorn. Toutes les dispositions sont prises. Aife, je m’en excuse mais le confort ne sera pas de mise pendant le voyage.
– J’ai recopié la carte, je l’emporte avec moi, dit Diane. Je contrôlerais mieux la situation.
Elle s’arrête un instant de parler et leur fait signe de ne pas bouger mais de continuer à discuter comme si de rien n’était. Tout doucement elle s’avance vers une tenture, la soulève, découvre un couloir vide. Dépitée elle revient sur ses pas.
– Je suis sûre qu’il y avait quelqu’un qui nous espionnait, je l’ai vu bouger.
– Ce doit être un courant d’air dit Asugilas en haussant les épaules. Qui veux-tu qui nous espionne ?
– J’espère que tu as raison, réplique Diane.

La réunion terminée, Asugilas entraîne Diane au sommet de la colline. Là se trouve un cercle de pierre avec une pierre couchée en son milieu.
– Ce lieu à pour nom Othala, dit-il. C’est là que je viens me recueillir; je le fais en pensant à l’Unique qui nous a fait naître; les elfes, les nains, les hommes, ainsi que toute vie qui nous entoure.
– Asugilas en ces lieux l’hiver semble arrêté pourquoi ?
– C’est en relation avec le peuple de Win que nous appelons les Seigneurs Célestes. Je ne puis t’en dire plus.
– Merci de cette réponse. J’ai cependant une autre question à te poser. Serait-il possible, ici, d’entrer en contact avec Jera ?
– Comment connais-tu Jera ? Elle fait partie du peuple de Win.
– C’est ma mère qui m’en a parlé avant de disparaître.
– Elle t’a parlé de Jera ! … quel est le nom de ta mère ?
– Hélas, Asugilas, je ne puis te dévoiler son nom pour le moment. Tant que nous n’avons pas vaincu l’adversaire. Si je te le dis, il est bien possible que ma mère soit en danger à cause de cela.
Pendant ce temps, Aife s’apprête pour le voyage, aidée par une de ses suivantes. Celle-ci, en ramassant des affaires tombées à terre, distingue la broche de Diane, la ramasse et la tend à Aife qui la prend en demandant à sa compagne de la laisser seule. Elle s’assoit sur son lit en regardant le bijou et en s’adressant à lui :
– Où ai-je pu te voir ? D’où viens-tu, dis-moi la vérité.
En le regardant, de furtives images se forment dans son esprit. Elle se voit près d’une grande demeure entrain de parler à un homme; l’image s’efface. La voici maintenant au bras d’un homme jeune; elle ne voit pas son visage, la lumière du soleil l’aveugle. L’image s’efface encore. Elle se voit pencher sur un berceau où dort une petite fille aux cheveux d’or et bouclés.
– Es-tu prête ? demande Asugilas en entrant dans la pièce.
– Comment tu le vois, me voici vêtue pour le voyage.
– Que faisais-tu assise sur le lit les yeux dans le vague ?
– Je regardais la broche que Diane a perdue. Je lui rendrais tout à l’heure.
– Montre-moi ce bijou.
Elle la lui tend. Asugilas l’examine et reste silencieux, puis rend le bijou et sort de la chambre. Il a reconnu la broche. Il l’avait offerte à Aife lorsqu’il s’était fiancé avec elle. Il sort de la chambre, tout à ses pensées, il bouscule Ansuz qui s’avance vers lui. Il s’excuse et explique à l’homme sage le pourquoi de sa distraction. Ansuz fronce les sourcils et déclare :
– Je serais toi, je mettrais pour l’instant cette affaire de broche de côté et j’irai plutôt m’occuper de la compagnie qui va partir. Dis-toi bien qu’à chaque question posée, il y aura une réponse en temps et en heure.
– Si j’ai bien compris ce que tu viens de me dire, je dois attendre, les réponses viendront à moi. Ansuz je suis inquiet pour Aife. Cette broche, je…
– Ne t’occupe pas de ce bijou. Mais de celle qui organise la zizanie dans la cité. Elle le fait, car c’est Surtr qui la commande. Elle est venue à vous il y a quelques années déjà, et vous a trompé. Elle n’est pas ce qu’elle prétend être. Mais il ne faut pas la brusquer, car elle pourrait déclencher un drame. Surveille-la de près. Elle doit à tout prix rester dans le cercle de la cité.
– De qui veux-tu parler ?
– Réfléchis, depuis quand les accidents s’accumulent dans la cité ?
– Tu … , tu … , tu veux parler de … , ce n’est pas possible ! La fille de mon épouse ? Lorsque nous l’avons trouvée, elle a reconnu Aife. Crois-tu qu’elle nous ait menti ?
– Je ne le crois pas, j’en suis sûr. Fais comme je te le dis. Surveille-la sans qu’elle ne s’en aperçoive.

L’heure du départ est proche. Pendant que nos amis attendent Aife. Myriel en vêtements masculins s’approche d’eux et déclare avec aplomb :
– J’ai décidé de suivre ma mère, donc, je pars avec vous.
– Jeune fille, dit Ansuz sévèrement. Jeune fille, il est de ton devoir de rester ici. C’est ton rôle et ta place.
– Ce n’est pas juste, vous ne pouvez pas me laisser ici, réplique-t-elle d’un air buté en pointant le doigt vers Diane. Pourquoi lui autorise-t-on, à elle ?
Diane va pour répliquer, elle est retenue par Loegairi. Asugilas arrive à cet instant. Il est surpris de trouver Myriel vêtue de cette façon. Ansuz lui rapporte la décision prise par la jeune femme. La réaction d’Asugilas est immédiate.
– Va dans tes appartements, ordonne-t-il fermement. Il n’est pas question que tu voyages avec eux. Comporte-toi comme il se doit. As-tu bien compris, ma fille ?
Myriel baisse la tête et repart en maugréant. Asugilas prend Ansuz par le bras et se met à discuter avec lui à l’écart des autres. Quelques instants plus tard, Aife vient les rejoindre. Elle s’approche de Diane et lui rend sa broche sans dire un mot. Celle-ci la remercie.
– As-tu eu la réponse à ce que tu cherchais ?
– Hélas, je n’ai pas trouvé de réponse, répond Aife à Diane.
Asugilas à cet instant, déclare à la compagnie :
– Je n’ai que ces mots à vous dire. Je souhaite que votre trajet soit allégé de tous soucis. Allez !
S’approchant d’Aife et la serrant dans ses bras, il lui murmure :
Reviens-moi saine et sauve ma Dame aimée.

A demain si vous le voulez bien, pour la suite …

Anny M

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2 responses to this post.

  1. bonne soiree bises à demain

    Réponse

  2. La froid a diminuer .. la nuit sera calme
    douce nuit, doux reves

    Réponse

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