L’épreuve est terminée tout commence



Cinquième épisode de

ALLAR ALDIR
ou
A travers les âges

Entraînements et réussite

Trois ans se sont écoulés. Victor a envoyé sa protégée, étudier chez William. Personnage d’un âge indéterminé qui a l’habitude de prendre sous son aile, de jeunes individus tels que Diane. Il leur apprend à vivre avec leurs différences, leur enseigne, certaines langues anciennes, ainsi qu’à survivre et à se battre comme en temps de guerre.
C’est un enseignement quasiment militaire. Diane comme armes, a choisi l’épée et l’arc, cependant, elle pense que le contrôle psychique peut avec beaucoup d’entraînement et de maîtrise palier à bien des agressions.
Chez William règne une grande effervescence, c’est un jour d’examen. Les épreuves sont d’une durée de soixante-douze heures. Diane a le trac. Il lui semble avoir tout oublié de ce qu’elle a appris.
Après le car, le trajet se fait en avion spécialement affrété pour les concurrents. Sept heures de vol et ils arrivent dans les Montagnes Rocheuses.
Là, ils sont emmenés par équipe de trois sur les lieux des tests. Les jeunes gens ont à peine le temps de contempler le paysage que les épreuves commencent.
Elle a pour compagnons Dick et Katell.
Le garçon est un grand garçon blond aux yeux bleus. Il peut contrôler les perturbations atmosphériques.
La jeune femme est mince et grande, brune aux yeux noisette, elle a, la possibilité de se transformer en toutes sortes d’animaux.
L’épreuve commence dans la partie la plus septentrionale de la montagne. Leur objectif, trouver la base d’un missile et le rendre inoffensif.
Ils n’ont qu’une carte topographique et une boussole pour les aider. Ils savent que sur leur trajet, ils peuvent à tout moment tomber sur un piège ou une attaque.
Il est sept heures du matin, lorsque les trois amis sont lâchés dans la nature. Les deux compagnons de Diane ont pris la décision de partir droit devant.
– Stop ! C’est complètement fou de partir ainsi. C’est la meilleure façon de perdre des points. Nous passerons par le sous bois de droite, dit-elle après avoir passé les mains au-dessous de la carte en se concentrant. Mais attention, il y a un groupe de dix hommes. Voilà ce que nous allons faire. A cinquante mètres du campement, Dick, tu vas créer un blizzard sans précédent dans la région. Toi, Katell, tu passeras derrière eux en te transformant en ce que tu veux et tu nous attendras. Je peux vous dire qu’il nous faudra peu de temps pour trouver le missile.
C’est avec prudence qu’ils avancent dans la futaie. Diane fait signe à ses compagnons de stopper leur marche. Dick se concentre.
En quelques instants des rafales de vent et de neige s’abattent sur l’endroit. Katell se place là où Diane lui a dit. La tempête fait rage.
– Quel temps, c’est à ni rien comprendre, dit un des hommes.
Diane et Dick avancent lentement. Ils sont maintenant à deux pas des soldats. Ceux-ci sont armés.
Ils n’ont pas vu, ni entendu nos amis approcher, tout occupés à essayer de sauvegarder leur bivouac.
L’un d’eux prend la radio et s’évertue à appeler le Q.G. Il n’y parvient pas, car Diane par la pensée a grillé les composants de l’émetteur. Dick la rejoint, elle lui murmure :
– Tu vas les contourner et rejoindre Katell et ensuite vous les attaquerez. Moi, je vais leur jouer un tour à ma façon.
Dick s’exécute. Diane attend quelques minutes et se lève comme un diable sorti de sa boîte. D’une voix forte elle s’adresse aux hommes surpris par son apparition.
– Salut la compagnie, fait un temps de chien aujourd’hui !
L’un des hommes réagit plus rapidement que les autres et se précipite sur elle. Celle-ci pare l’attaque et envoie son agresseur dans le décor.
D’autres soldats se ruent sur elle. Dick et Katell entrent en action. Les trois jeunes gens réussissent à en venir à bout.
Après cette petite victoire Diane entraîne ses deux amis vers les profondeurs de la forêt. Dans un espace découvert ils s’arrêtent.
Elle reprend la carte, de nouveau, passe les mains dessus. Elle inspecte la carte millimètre par millimètre.
Lorsqu’elle a fini son investigation, elle constate que les endroits libres de tout obstacle, sont minimes.
Enfin leur route est tracée. C’est avec peu de difficultés qu’ils arrivent à l’endroit destiné.
Au Q.G. la rapidité avec laquelle les trois concurrents avancent, étonne, certaines sommités. Victor est là lui aussi.
Il marmonne entre ses dents; il est certain que cette avance est due à Diane :
– Elle aurait été bien utile pendant la dernière guerre, la petite fait des miracles.
– Qui fait des miracles ? demande un homme à côté de lui.
– Les nouvelles méthodes de combat mon cher, les nouvelles méthodes.
Victor s’approche de la grande console où tous les déplacements des concurrents s’affichent, il lance cet ordre en voyant le groupe de Diane arrivé à la base du missile.
– Mettez le champ de force en fonction, intensité minimal, mais attendez qu’ils arrivent au fond de la grotte. Ensuite, faites, sortir Cerberg.
Les voici à pied d’œuvre. Ils entrent dans le périmètre de la base du missile. Les jeunes gens sont au pied de la falaise.
Une grotte se trouve devant eux. Ils sont essoufflés par l’escalade qu’ils ont effectuée. Dick se tourne vers Diane et lui demande :
– Ne crois-tu pas qu’il nous aurait été plus facile de passer par la grande porte au lieu de passer par cette grotte. D’ailleurs qui te dit qu’elle mène au missile ?
– Je sais que dans cette excavation, il y a un couloir d’aération et c’est par-là que nous passerons.
Ils entrent avec méfiance dans l’antre. Au bout de quelques instants leurs yeux s’habituent à la pénombre de l’endroit. Ils retiennent leur souffle.
Le silence et l’écho de leur pas, leur insuffle l’inquiétude dans le cœur. Ils stoppent leur avancée, ayant conscience que la partie n’est pas gagnée.
Ils allument leurs lampes torches et s’enfoncent dans les profondeurs de la caverne. En face d’eux se trouve l’ouverture du conduit d’aération fermée par une grosse grille d’acier.
Diane s’approche de la grille, prend une grande inspiration, agrippe les barreaux et descelle la grille. Elle leur dit :
– Ne me demandez pas comment je fais ça.
Le boyau n’est pas large, ils doivent ramper pour avancer. Ils parcourent trois cents mètres et s’arrêtent.
Le passage s’élargit et comme à son ouverture il est fermé par une grille. Diane descelle celle-ci et se penche dans le vide.
Elle braque sa torche et aperçoit un promontoire peu large, un mètre plus bas. Avec précaution elle descend et fait signe à ses amis de la rejoindre.
La descente se fait lentement. Ils ont à peine touchée le fond du gouffre, qu’une forte lumière les, aveugle.
S’étant habitués à cette clarté, ils poussent une exclamation. Le missile est devant eux sur sa rampe de lancement.
– On a réussi ! s’écrit Dick.
– C’est trop facile, réplique Diane. On ne peut pas l’approcher comme ça. Soyons sur nos gardes. Je sens un champ magnétique autour de l’engin. Voyons d’où vient la source. Ah ! Mon dieu c’est immense, toute la salle est entourée. J’aimerai bien savoir … je vous préviens, si nous avançons nous nous faisons griller. Voyons, examinons l’endroit. Là ! Regardez, un œil électronique, lorsque nous sommes passés nous l’avons mis en fonction. Quant au champ de force … il ne touche pas les parois du fond et ni le plancher.
– Que faisons-nous ? Si j’ai bien compris, c’est commandé d’autre part, dit Katell. Ils ont suivi notre progression et ne sont pas contents de nous voir ici si tôt. Je vais aller voir derrière, dans la paroi ou dans le sol.
– Fais attention, dit Diane.
– Dans l’état où je me mets, il n’y a rein à craindre en souris je vais bien trouver une faille !
– Mais n’as-tu pas peur de
– Diane, je sais ce que je fais.
La jeune femme va pour lui répondre, mais le sol se met à trembler.
Un être géant est apparu comme par enchantement, pensent les trois amis en restant interdits et figés sur place.
Ils n’ont pas vu, pendant leur discussion, qu’une trappe s’était ouverte entre le missile et le champ de force, lentement et sans bruit, une monte charge a élevé le robot; le fameux Cerberg.
C’est une faute qui peut leur faire perdre la vie. Cerberg étant en fonction, le champ de force a été arrêté.
Les jeunes gens revenus de leur surprise, reculent.
Diane pousse un cri, un rayon laser sort de la tête du robot. Ils ont tout juste le temps de se jeter à terre pour éviter le projectile de lumière. Elle se relève et crie :
– Foncez, nous devons le désorienter.
– Bonne idée que tu as, réplique Dick. S’il tire sur le missile on pourra dire bonjour aux anges.
Ni Diane, ni Katell ne répondent, elles se retrouvent, l’une, derrière le missile, l’autre au début du promontoire.
Dick lui, a juste le temps de se jeter aux pieds du robot. Il est à plat ventre et les mains sur la tête.
Le robot pivote, son cerveau électronique a enregistré un déplacement de chaleur. Il vise Katell, qui au même moment s’est transformée en lézard, le robot désorienté tire.
Le rayon touche la rampe de lancement. Le missile se trouve maintenant en équilibre et menace de tomber. Dick qui a réussi à ramper jusqu’à Katell, crie à Diane qui n’a pas bougé de place :
– J’espère qu’il est chargé à blanc, sinon on y passe, fais quelque chose !
La seule façon pour Diane d’être sauvée est de stopper le robot qui est entrain de la viser. Son cœur bat très vite.
Si elle n’arrive pas à le déconnecter, elle est perdue. Elle essaie de faire abstraction d’elle-même et y réussi. Mais hélas pour elle, Cerberg tire, elle a juste le temps d’esquiver le rayon.
– Il faut, se dit-elle, le rendre aveugle.
La sueur perle sur son front. Elle comprend que c’est le torse du robot qui détecte la chaleur et qui commande les manœuvres.
Elle se lève, se met face à Cerberg et ferme les yeux, projette son esprit dans le corps du monstre de métal et fait en sorte que tout se court-circuite.
Au bout de quelques secondes de la fumée, des étincelles sortent du torse et de la tête de Cerberg, qui s’écroule démantibulé comme un pantin.
Il tombe dans un fracas assourdissant. Le sol et les parois de la base tremblent comme lors d’un séisme.
Diane pousse un soupir de soulagement, court vers ses amis et tombe dans leurs bras. La rampe de lancement déjà abîmée vacille sur sa base.
Diane se concentre et redresse la rampe. Le missile se retrouve sur ses assises. Après le chaos, la paix, les deux femmes grimpent sur la rampe et s’approchent du missile. Notre amie pose les mains sur celui-ci et leur dit:
– Il est chargé, il faut le démonter. A vous de faire. Moi, je vais jouer un tour à ma façon à ceux qui ont failli nous tuer.
Elle redescend et s’assoit par terre. Katell lui crie :
– Veux-tu que j’inspecte la paroi ? demande-t-elle.
Elle lui fait non de la tête, ferme les yeux, des images qui apparaissent sont claires et nettes.
Elle pousse un soupir de satisfaction, distingue la pièce où sont réunis Victor et ses collègues.
Dans un effort de concentration, elle fait sauter la console.
Lorsque tout crépite et s’enflamme, Victor pousse un juron. Il se doute que Diane est responsable de ce désastre. Il lance un ordre sec :
– Allez me chercher ceux qui ont détruit Cerberg! Amenez-les-moi !
Quelques heures plus tard, les trois amis sont au Quartier Général, ils attendent dans une salle.
Un homme entre dans la pièce, va droit vers eux et il leur dit :
– Je suis content de vous. Vous avez réussi là, où beaucoup ont échoué. Vous avez été les plus rapides. Diane, tu es attendue dans le bureau de Victor. Quant à vous, vous pouvez regagner vos quartiers. Vos récompenses vous seront données lorsque tous les concurrents seront rentrés.
Les trois jeunes gens, après avoir remercié et salué l’homme, se dirigent vers la porte. Diane est rappelée à l’ordre :
– Reste, Diane ! Je vais te conduire chez Victor.
La jeune femme se doute de la cause de ce rendez-vous. Pas un mot ne s’échange entre son guide et elle pendant le trajet.
Lorsqu’ils arrivent devant le bureau de Victor, elle déclare :
– Au revoir William, merci, tu m’as beaucoup appris.
– J’ai été heureux d’avoir eu une élève comme toi, dit-il en lui serrant la main. J’espère que l’on se reverra bientôt.
Elle hésite un instant et frappe à la porte. Une voix tonitruante lui dit d’entrer. Elle pousse la porte et se trouve face à un homme qu’elle ne connaît pas. Elle le salue.
– J’ai rendez-vous avec Monsieur Nelson, dit-t-elle. Pouvez-vous l’informer de ma venue ?
– Savez-vous qui je suis jeune fille ? demande l’homme en la toisant et faisant un pas vers elle.
– Je ne sais pas, mais je pense que vous devez être le secrétaire de Monsieur Nelson.
– Vous alors, vous avez un sacré culot.
– Monsieur, je vous présente Diane Robbin, la fille l’agent Robbin, dit Victor en entrant dans la pièce à cet instant. Diane voici Monsieur West, notre père à tous.
– Excusez-moi de vous avoir pris pour le secrétaire, dit-elle en rougissant et le saluant.
– Ainsi c’est vous qui avez désarmé le missile. Je vous félicite pour la rapidité et la façon dont vous avez contourné les difficultés qui vous ont été soumises dans cette épreuve. Vous avez de l’avenir !
– Je vous remercie Monsieur, mais vous oubliez que je n’étais pas seule à manœuvrer. Je crois sincèrement que les compliments doivent être donnés aux deux amis qui étaient à mes côtés dans l’épreuve. Nous avons œuvré ensemble.
– C’est exact, dit West, puis se tournant vers Victor. Qu’a été la décision du jury pour ces jeunes gens ?
– Ils ont demandé à rester chez William et au cas échéant, ils pourront participer à certaines missions. Quant à Diane, je pense que c’est à vous de lui dire ce qu’on attend d’elle.
– Robbin, dit West. Vous êtes engagée d’office au I.C.S.I. nous attendons beaucoup de vous. Vous êtes compétente et je suis heureux de vous accueillir au sein de cette grande famille qui est la nôtre.
Diane reste sans voix et salue West. Loin d’elle était la pensée qu’elle rentrerait aussi facilement dans cet organisme.
Victor s’approche d’elle et lui pose la main sur l’épaule. Il la regarde droit dans les yeux, détourne son regard vers West et déclare :
– Diane fera de son mieux et encore plus. Elle vous étonnera. Cependant il y a certaines petites choses qui doivent être réglées. Ne vous inquiétez pas, ce n’est que de la routine. Je vais la mettre à pied d’œuvre sur-le-champ.
West acquiesce de la tête et sort du bureau. Une fois le grand patron parti, Victor entraîne Diane dans la pièce mitoyenne au secrétariat.
– Tu m’attends là, dit-il d’une voix ferme. Tu ne bouges pas, j’ai deux mots à te dire.
Ce n’est que deux heures plus tard qu’il revient. Le silence qui règne dans la pièce l’inquiète. Il regarde autour de lui et ne voit personne. Il pousse un juron.
En regardant mieux, il remarque que le grand fauteuil se trouvant derrière la table de bureau est tourné.
Il se dirige vers lui et voit Diane endormie profondément, pousse un soupir et la secoue. Celle-ci s’éveille en sursaut.
Pendant un instant elle se demande où elle est et voit Victor l’air courroucé, penché sur elle. Elle dit avec un sourire :
– Oh ! Pardon, je me suis endormie … ce que tu nous as fait faire m’a épuisée.
Elle va pour se lever. Victor la repousse dans le fauteuil et la regarde sévèrement.
– De détruire le matériel faisait partie du programme ? C’est bien toi qui as fait ça, n’est-ce pas ?
– Oui, c’est moi, répond-elle, en le regardant droit dans les yeux. Il fallait que tout s’arrête, nous étions coincés. Qu’aurais-tu fait à ma place ?
– Ce n’est pas de moi dont il s’agit, mais de toi, répond Victor en tapant du poing sur la table. Sais-tu la valeur de ce que tu as détruit ? Je t’assure que ce coup là, tu ne me le referas pas deux fois. Pour rembourser ce que tu as détruit, j’ai décidé que premièrement, tu seras directement sous mes ordres et deuxièmement, tu vas travailler dans mon bureau; ça te calmera, je ne veux plus d’écart de ta part. Je vais te faire marcher à la baguette !
Diane s’est recroquevillée dans le fauteuil. La fureur de Victor l’a surprise. Timidement elle se redresse, voyant son ami plus calme et lui demande :
– Pourrais-je continuer d’étudier les langues anciennes pour retrouver le langage de ma mère ?
Victor un peu décontenancé par la demande de Diane, la prend par les épaules et la regarde droit dans les yeux.
Ma petite fille, mets-toi bien ça dans la tête, tu auras ce que tu veux lorsque ton travail m’aura satisfait. Alors, peut-être, tu pourras, étudier ce que tu voudras. J’oubliais, je t’ai loué un studio pas loin d’ici. Je vais t’y emmener, tes affaires sont déjà là-bas. Tu vas te reposer et demain tu me reviendras en pleine forme à huit heures tapantes !

A demain si vous le voulez bien, pour la suite …
Anny M

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5 responses to this post.

  1. Bien le bonsoir 🙂
    un petit coucou avant que tu rencontre les bras de morphée
    bisous

    Réponse

  2. bon mercredi bises et la suite bien sur

    Réponse

  3. Bonjour Annie, je viens te saluer et te souhaiter une bien agréable fin de journée. Bonne continuation et au revoir.

    Réponse

  4. snifff, je reviens encore et j’ai pas la suite…

    Réponse

  5. Hello my friend thanks for the greeting in my wp time runs and Christmas approaching,
    and we need to think about other things and how well you have it, there is
    those who have it very badly and in need them you should also think about
    in these moments, wishes you a good weekend and a good new week a large
    hugs from Herluf.

    Réponse

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