La surprise est là



Troisième épisode de :

ALLAR ALDIR
ou
A travers les âges

Découvertes

Diane est triste du décès de la vieille dame et furieuse du silence de celui qui l’a élevée. Elle n’a qu’une chose en tête, savoir qui sont ses parents.
Le moteur de la voiture est à peine arrêté, qu’elle sort du véhicule et monte quatre à quatre les marches du perron, ainsi que l’escalier qui mène au premier, s’arrête devant le bureau et ouvre la porte.
Son regard fait le tour de la pièce, scrute chaque recoin, chaque meuble. Par où va-t-elle commencer, le secrétaire ? Il n’y a rien. Dans la vieille horloge non plus. Elle arrive à un petit meuble fermé à clef, cherche la clef et se ravise en éclatant de rire.
Pourquoi se servir d’une clef lorsqu’elle a une autre possibilité. Elle se concentre et la porte du meuble s’ouvre, regarde dedans et découvre un paquet et le prend.
Sur le papier d’emballage qui a été défait, il y a un message d’inscrit « Pour ma fille à sa majorité ».
La sonnerie du téléphone la fait sursauter, Diane décroche.
– Bonsoir, dit l’aïeul au bout du fil. J’espère que tu ne t’es pas ennuyée pendant mon absence. J’arriverai très tard cette nuit. Je serai accompagné d’un ami. Excuse-moi de n’être pas rentré plus tôt, mais j’avais quelques affaires à régler.
Son message terminé, il raccroche. Elle hausse les épaules et repose le combiné, ferme la porte du petit meuble, prend le paquet, sort du bureau, va s’enfermer dans sa chambre, s’installe sur son lit et ouvre fébrilement le colis.
Elle y découvre une photographie, une broche, un CD-rom et une lettre. Elle lit la missive et apprend que sa mère lui lègue la broche, l’enregistrement qu’elle a fait, ainsi que la photographie et une tablette.
A la fin de la lettre sa mère donnait ordre à l’aïeul de lui remettre le tout à sa majorité. Diane pose la lettre sur son lit.
Elle prend le CD-rom et l’introduit dans le lecteur de son ordinateur portable. Un visage de femme apparaît sur l’écran.
Diane a l’impression de voir son reflet.
La femme lui sourit et se met à parler avec un accent étrange et impossible à définir.
– Bonjour mon enfant ! Je suis ta mère, j’ai pour nom Aife. Lorsque tu visionneras ce film, je serai repartie vers ma famille et mon peuple. Je suis venue d’un passé très lointain. Là, vivent les elfes, les nains et les humains. Je fais partie du peuple elfe. Par une manœuvre maléfique Surtr, notre principal ennemi, a fait en sorte que je sois séparée des miens dans le temps et dans ma mémoire. Lorsque je suis arrivée ici, dans le troisième millénaire selon la datation du peuple humain, j’étais désemparée, je ne savais pas qui j’étais, ni d’où je venais. C’est ainsi que j’ai rencontré l’homme qui est devenu ton grand-père. Il m’a recueillie et il m’a aimée comme sa fille. Avec patience il m’a appris le français. Je ne parlais que la langue de mon peuple et celle de Kermëtæ, c’est le nom que nous donnons à la Terre chez les elfes. Cinq ans après mon arrivée ici, j’ai rencontré ton père, il venait d’Amérique du Nord. Nous nous sommes épris l’un de l’autre. Il résidait à l’auberge du village. Nous passions nos journées ensemble. Un jour il m’a prévenue qu’il devait retourner dans son pays pour son travail et qu’il reviendrait me chercher… il n’est jamais revenu. Il n’a jamais su que je t’attendais. J’ai vécu près de toi, jusqu’à l’âge de tes trois ans. Je suis restée sept ans et demi dans l’impossibilité de savoir qui j’étais vraiment. Lorsque j’ai recouvré la mémoire, j’ai réalisé que j’étais bien loin des miens. Maintenant je sais qui je suis et quel est mon rôle dans cette guerre contre notre impitoyable ennemi. J’ai réussi à prendre contact avec les miens grâce à une amie de mes parents, Jera. Le temps est venu, il me faut repartir chez moi. La guerre contre ce monstre est loin d’être finie. Hélas, je suis dans l’impossibilité de t’emmener. Je suis trop incertaine de mon destin. Ma petite fille je te laisse en souvenir de moi cette broche. Quant à la tablette, elle est dangereuse. Je la mets sous ta garde. C’est à cause d’elle que je me suis retrouvée ici, notre ennemi veut absolument s’en emparer. Dans cette maison, je te sais en sécurité et aimée. Je n’ai aucune crainte pour toi. En toi, au fil des ans, naîtront les qualités elfiques. Quant à ton rôle dans la vie il sera d’œuvrer pour l’amour, la sauvegarde de la nature, la justice et la paix, cela est ton destin. Essaie de retrouver ton père. Tout au fond de mon cœur, je sais qu’il est toujours vivant. Le jour où tu le retrouveras, dis-lui qu’il est près de moi dans mes pensées et y restera toujours. Il est primordial pour toi de le retrouver. C’est par cette photo que tu te feras connaître à ton père et par cette broche je saurais que tu es ma fille, si l’on se retrouve un jour. Le nom de ton père est Glenn Robbin. Pardonne-moi de ne pas avoir été à tes côtés comme toute mère doit agir. Les circonstances du destin ont été telles que cela m’en a été interdit. Ma route dans cette époque doit s’arrêter ainsi. Je te quitte, n’oublie pas d’embrasser l’homme qui m’a recueillie. Fais en sorte que la tablette ne tombe pas dans les mains de Surtr. Du royaume de l’autre côté de l’immensité des temps je veillerai sur toi. Il est possible que le destin permette que nous nous retrouvions sur Kermëtæ.
Diane troublée et émue arrête son ordinateur, prend la broche et l’examine. Le bijou est peu commun.
Elle l’accroche à son corsage, s’allonge, ferme les yeux, et essaie de se souvenir. Elle fait le vide en elle.
Une voix semble lui chanter une berceuse. Elle reconnaît la voix de sa mère, ne comprend pas les mots sur l’instant. Ils sont dits dans une langue aux sonorités musicales.
Peu à peu elle comprend ce que veulent dire les paroles, ouvre les yeux et les referme. Elle se revoit petite fille entrain de pleurer allongé dans son lit d’enfant, puis, plus rien, les images se troublent.
Un bruit la fait sursauter. Diane se lève d’un bon, écoute et hausse les épaules, ce n’est que le vent qui fait claquer un volet mal fermé.
La photo est tombée à terre, elle la ramasse et l’examine. Le couple que forme ses parents est beau, une joie de vivre émane d’eux.
Le visage de sa mère est encadré par ses longs cheveux d’or, celui de son père reflète un caractère volontaire, illuminé par de grands yeux gris, ses cheveux sont bruns et courts.
Elle repose la photo sur le lit et soupire, frissonne et enfile un pull-over. Elle est amère et songeuse tout à la fois.
Tout en ayant de la peine pour sa mère, Diane n’arrive pas à comprendre son grand-père. Pourquoi a-t-il agit ainsi ? Elle range son trésor dans le tiroir de sa table de chevet.
Un doute surgit dans son esprit, qu’est devenue la tablette ? Serait-il possible qu’il y ait d’autres documents importants dans le petit meuble ?
Elle retourne au bureau. Elle est à peine entrée dans la pièce que le bruit d’une voiture la fait sursauter.
Rapidement elle s’installe devant le bureau et se met à compulser des dossiers, sachant très bien que la lumière est remarquée du dehors.
Quelques minutes plus tard son aïeul entre dans la pièce, suivi d’un homme d’une cinquantaine d’années, grand, d’allure sportive dont les cheveux sont coupés en brosse.
Un sentiment de sévérité et de commandement émane de lui, trahit par un regard clair et droit illuminé d’une lumière de gentillesse.
– As-tu vu l’heure qu’il est ? demande l’aïeul.
N’attendant pas la réponse, il se tourne vers l’homme.
– Victor voici Diane. Diane, mon ami Victor Nelson. Il vient passer quelques jours chez nous.
– Je suis enchantée de vous connaître, dit-elle d’une voix froide. Mais je ne peux rester avec vous. Je vais aller me coucher. Il est vrai qu’il se fait tard.
Sans dire un mot de plus elle quitte le bureau la tête haute. Dans le couloir elle attend quelques instants derrière la porte qu’elle a laissée entrouverte. Elle entend Victor dire :
– Je m’aperçois qu’elle a le foutu caractère de son père. J’ai même eu l’impression qu’elle était en colère après toi. Que lui as-tu donc fait ?
Diane sursaute, son cœur bat un peu plus vite. Elle n’ose pas retourner dans le bureau et affronter Victor, en soupirant, elle retourne dans sa chambre.
En se couchant, elle soliloque à voix haute :
– Tout cela paraît bien mystérieux. Je verrai demain ce qu’il en est.
La nuit a été courte et sans rêve. Après un copieux déjeuner, elle part faire une grande ballade à cheval et décide de demander à son aïeul des explications.
Depuis plusieurs dimanches, le vieil homme partait travailler à la fabrique. Une demi-heure plus tard elle entre dans le bureau directorial, comme une furie.
Elle jette la lettre de sa mère sur les dossiers que son grand-père compulse, en lui criant :
– Fourbe ! Ça te gênerait de m’expliquer ? Comment as-tu pu te permettre de garder des renseignements que j’aurai dû avoir depuis sept ans ? Aucun des souvenirs de ma mère ne m’a été remis, pourquoi ?
– Je pensais te donner tout cela plus tard, réplique-t-il devant la colère grandissante de Diane. Tu es tombée très malade lorsque ta mère a disparu. J’ai failli te perdre. Lorsque je me suis aperçu que tu ne te souvenais plus d’elle après ta maladie, j’ai demandé à tout le monde de ne rien te dire sur tes parents.
– Ça fait sept ans que tu aurais dû me donner ce qui me revient de droit. Tu n’avais pas le droit de tout me cacher.
– Diane…
– Je ne veux rien comprendre du tout. Ou plutôt si, je comprends trop. Et ce type, ce Victor, pourquoi est-il là ? Pour m’espionner ? Je suis une bête rare, n’est-ce pas ? Tu as dû tout lui raconter.
– C’est exact, il est venu te voir, mais pas pour t’espionner. Il connaît ton père, c’est son meilleur ami. Dis-toi bien que… il est… et que t’importe ! Je ne vois pas pourquoi je te raconte tout cela, tu verras ce que Victor te dira, si tu discutes avec lui. Ne m’en veux pas de ce que j’ai fait, je l’ai fait pour toi. Je t’aime tant et je ne veux pas te perdre.
_ Tu ne veux pas me perdre, mais que fais-tu en ce moment. Tu ne t’aperçois même pas que tu es en train de t’éloigner de moi. Je suis furieuse contre toi. Tu as outrepassé tes droits. Comment peux-tu m’aimer ? Et n’oublie pas de me rendre la tablette, elle est importante pour moi.
Devant la mine déconfite de son grand-père Diane se calme un peu.
– Il sait tout sur ma mère ? Tu as dû le lui dire, n’est-ce pas ?
– Non, je ne lui ai rien dit. Comprends bien que ce que raconte ta mère est d’une incontestable invraisemblance. Ta mère a inventé tout ça.
– Je te défends de parler d’elle comme ça ! Tu l’as bien rencontré un soir, elle ne parlait pas le français, elle était complètement perdue, n’est-ce pas ? Où l’as-tu découverte ?
– Je l’ai trouvée à la lisière du parc là où coule l’Onde claire. Oui, c’est vrai, mais enfin les elfes n’existent pas. Sois réaliste ta mère a été choquée et elle a perdu la tête et si je ne t’ai rien dit et rien donné c’est à cause de cela. Quant à la tablette, je ne sais plus ce que j’en ai fait, crois-moi, je ne sais plus.
– Je ne te crois pas. Je la retrouverai. Moi, vois-tu, je crois ma mère. Je suis sûre qu’elle a dit la vérité. Un jour ou l’autre j’en aurai la preuve. Je comprends maintenant pourquoi je suis différente des autres et j’en suis fière.
Tout au long du repas Victor sent qu’il y a une gêne entre elle et le vieil homme.
– Il fait un temps magnifique aujourd’hui, dit-il pour dérider l’atmosphère.
– Oui, réplique le grand-père, prenant la balle au bond. Il fait très beau et la campagne est belle à cette époque de l’année. Diane tu devrais emmener Victor visiter le pays.
– Aimez-vous faire du cheval ? Demande Diane en s’efforçant de sourire en s’adressant à Victor.
– J’adore jouer au chevalier, répond Victor pas dupe de la situation.
Tous deux galopent à travers la campagne, elle lui fait visiter le pays. De retour à la demeure. Près de L’Onde claire elle descend de cheval. Victor fait de même. Il s’approche d’elle.
– Pourquoi me détestes-tu ? Que t’ai-je fais ?
– Vous ne m’avez rien fait, je…
– Tutoie-moi, ce sera plus facile et puis…
– TU es l’ami de mon père, pas vrai ? Non je ne vous, enfin je ne te déteste pas, tout au contraire, il se peut que nous pourrions peut-être…
Elle s’arrête un instant et reprend.
– Si tu veux en savoir plus, viens me voir ce soir dans ma chambre. J’ai un document qui va t’intéresser.
Elle remonte sur son cheval et part au galop vers la maison sans dire un mot de plus, laissant derrière elle, l’ami de son père stupéfait de sa façon d’agir. Il est plus de minuit, Victor est assis sur le lit de Diane. Elle, elle marche de long en large dans la chambre.
– Tu vas passer la nuit à tourner en rond ?
– Bon… ! Tu connais mon père, mais que sais-tu de moi ? Connais-tu ma mère ? Non ! Alors voilà, nous allons faire un troc. Toi, tu vas m’expliquer tout sur mon père et moi je t’expliquerai tout sur ma mère. Il est vrai que tu pourras me dire que c’est toi qui as toutes les cartes en mains. C’est le risque que je prends.
– ET toi que sais-tu de moi ? Ce que ton grand-père t’a dit. Tu supposes savoir.
– Je t’ai entendu dire que j’avais le même caractère que mon père. Je vous ai écouté tous les deux. J’étais derrière la porte, hier soir.
– C’est vrai, tout aussi buté.
– Comprends-moi. Ce que je veux, c’est le rencontrer, me faire connaître. Maintenant que je sais qu’il est vivant, je veux lui parler, l’embrasser, lui demander pourquoi il n’a jamais donné un seul signe de vie. Ce que je veux est tout à fait normal. Ne crois-tu pas ?
– Bien sûr, bien sûr. Mais, t’es-tu…, ce que je veux dire… ton père ne connaît pas ton existence.
– C’est vrai, dit Diane, cependant elle continue. Ma mère ne lui a rien dit et je suppose qu’elle ne savait pas où le joindre. Mais je suis sûre que s’il avait su… tu dois savoir, toi !
– J’ai l’impression que tu te jettes à l’eau sans savoir nager. Tu viens à moi sans vraiment savoir qui je suis. Je suis peut-être quelqu’un de dangereux, réfléchis.
– Je sais ce que je sais ; je sais que nous sommes tous dangereux, chacun à notre manière. Si tu ne veux rien me dire tant pis pour toi, tu ne sauras rien de ma mère. Quant à lui, je le retrouverai, je te le jure.
– Tu vas peut-être bouleverser sa vie. Il est peut-être marié et heureux avec sa famille. Y as-tu pensé ?
Diane fait non de la tête. Elle se remet à marcher de long en large, s’arrête et change d’idée, elle met en route son ordinateur et déclare à Victor :
– Voilà, bientôt tu auras peut-être une raison pour me répondre.
Le film terminé elle s’approche de lui.
– Alors, qu’en dis-tu ?
– Je vois, dit Victor en hochant la tête et faisant la moue. Je pense, que je peux te faire confiance, comme je fais confiance à ton père. Il faut absolument que cela reste entre nous. Avant j’aimerai savoir comment tu as eu ce film. C’est ton grand-père qui te l’a donné ?
Diane lui explique comment le document est tombé entre ses mains et pourquoi elle s’est brouillée avec son grand-père. Elle termine sur ces mots :
– Je ne peux pas lui pardonner. Ce qu’il m’a fait, est inqualifiable.
– OK ! Je te comprends, mais je vais te demander de faire comme si de rien n’était. Tu dois être plus patiente avec lui et agir avec diplomatie.
– C’est… cela va m’être difficile. Il m’a sciemment éloignée de ma famille. Il y a combien de mois ou d’années que tu le connais ?
– Un an, un an et demi. Pourquoi ?
– Donc j’avais raison. Je continue, il n’avait peut-être pas de nouvelles de mon père. Mais il en avait de ma mère.
– Diane écoute-moi ! Glenn ne connaît pas ton existence. Vingt-six ans plus tôt il était venu passer un mois de repos bien mérité, car il revenait d’une mission importante. C’est à ce moment là qu’il a rencontré ta mère. Le jour où il est parti, il avait reçu l’ordre d’appréhender un suspect. Cet homme l’a attaqué par surprise et a fait sauté le bateau où était ton père. Nous avons pu sauver Glenn, mais il était amnésique. J’ai ignoré qu’il avait rencontré ta mère jusqu’à ces dernières années. Voilà ce qui se passe ton père depuis plus d’un an, a des souvenirs qui lui reviennent. Il m’a parlé d’une jeune femme. Pour le tranquilliser et parce que cela m’intriguait, je suis venu enquêter sur place, là, j’ai appris l’histoire entre ta mère et ton père. Je me suis donc intéressé à toi.
– Mes facultés, c’est ça… mes facultés t’ont intéressé, mais à quelle fin ? Autre chose, pourquoi mon père devait-il appréhender cet homme ? Est-il policier ?
– Je ne sais pas ce que tu as comme facultés, ton grand-père ne m’a jamais rien dit, répond Victor sur un ton de confidence. Ce que je vais t’apprendre est top secret; ton père est sous mes ordres. Nous faisons partie d’une organisation. Nous sillonnons le monde et nous débusquons les malfaiteurs et les assassins et toutes autres personnes dangereuses pour la planète. J’en reviens à ton père. Il se trouve qu’il a un ancêtre, si je puis dire, qui était un personnage fort important dans les temps anciens, enfin on le suppose. Il devait être doté d’une grande sagesse et d’une étonnante sagacité, c’est toujours ce que nous supposons. Ce qui fait que par transmission génétique, tu es semblable à eux. Mais maintenant, je vois qu’il y a plus encore, ta mère. Je crois à son histoire et j’ai certaines raisons d’y croire.
– As-tu parlé de moi à mon père ?
– Non, je ne lui ai pas parlé de toi… pas encore. Je te promets que je te ferais rencontrer ton père, mais pas tout de suite, c’est trop tôt.
Victor se lève du lit, prend Diane par les épaules et la secoue en lui parlant d’une voix ferme.
– Écoute, je sais que c’est dur pour toi, soit patiente. Ce n’est pas sur un geste de colère qu’il faut agir, c’est négatif. Tu vas faire exactement ce que je vais te conseiller. Pour l’instant tu restes avec ton grand-père et tu reprends ton travail comme si de rien n’était. Moi de mon côté je prépare ton père.
Il regarde sa montre et dit encore :
– Hum… ! Il est tard ! Bonne nuit et à demain.
Il lui donne une tape sur l’épaule et sort de la chambre. Dans le couloir tout en se dirigeant vers sa chambre il murmure :
– Sacrée gamine. Elle serait bien utile dans nos rangs. Patience, ça viendra !
Diane se couche. Dans ce que vient de lui apprendre Victor sur son père, il y a une coïncidence qui la trouble.
Tous trois, son père, sa mère et elle, ont à une époque de leur vie perdu la mémoire.
A son réveil elle est en pleine forme. En ouvrant la porte de sa chambre elle remarque une enveloppe à terre. Elle la ramasse, l’ouvre et lit la lettre; c’est une missive de Victor lui expliquant, son départ.
Il lui laissait une adresse pour qu’elle puisse lui écrire et un code, si elle devait le joindre à New York en cas de danger.
Il lui promettait de rester toujours en contact avec elle. Sa lecture terminée, elle remet la lettre dans son enveloppe, met, le tout dans la poche de son pantalon et descend tranquillement prendre son petit déjeuner.

A demain pour la suite, si vous le voulez bien …

Anny M

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3 responses to this post.

  1. Coucou toi
    un petit saut chez toi pour te souhaite une bonne soirée et une bonne nuit
    bisous

    Réponse

  2. un bonjour vite fait à demain bises

    Réponse

  3. avec plaisir…bisous

    Réponse

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