résistance à l’attaque



Neuvième épisode de :

En l’an 2200

Les jours passent, le printemps est arrivé. Vivien s’occupe des écrans de contrôle, Thaïs de la maisonnée et des enfants.
Elle a confectionné le vêtement que lui avait demandé Lawrence ; c’est une saie blanche.
Le garçon, lui, est souvent dans la crypte et prépare la bataille.
Depuis plusieurs jours une cohorte de femmes, d’hommes et d’enfants arrive au château guidé par Amy.
Ce sont de pauvres hères chassés par la famine et les troupes de la M.E. Ils viennent chercher comme aux temps ancestrales protections auprès du châtelain.
Thaïs et Lawrence les accueillent et les autorisent à s’installer dans la cour intérieure du château que le jeune homme, aidé par certains des hommes les plus forts, a protégé en construisant des murs d’enceintes.
Il avait enrôlé les hommes les plus vaillants et en a fait des épieurs.

L’attaque

Le jour de l’affrontement est arrivé. Très calme, Lawrence attend ses ennemis. Il avait été prévenu par ses éclaireurs.
Tout le monde est regroupé dans les souterrains. Les enfants sont avec Vivien. Thaïs est très inquiète, elle se souvient des journées de cauchemar, qu’elle avait vécues. Lawrence la prend dans ses bras.
– Tu vas venir avec moi, en haut de la tour. Ainsi, tu pourras voir comment les ennemis vont être détruits.
Il est vêtu de la saie blanche qu’elle lui a confectionnée. Il porte à ses poignets les bracelets et autour de son cou, le torque.
Elle s’aperçoit qu’il est sans armes. Voyant son regard, il lui dit :
– Aucune arme ne servira pour défendre le château. J’ai compris ce qu’est cet endroit et quel est son trésor. Je vais me servir de lui, aider de la puissance que j’ai acquise en moi-même.
Quelques heures plus tard, les troupes ennemies avancent vers le château. Lawrence et Thaïs sont en haut de la tour. Incrédule, la jeune fille voit son ami se mettre face à l’ennemi. Elle a la respiration très courte. Elle regarde simultanément celui qu’elle aime et les troupes de la M.E. qui, elles, sont armées. De nouveau son regard se dirige vers Lawrence.
Le jeune homme est transfiguré. Il tient dans ses mains les bracelets, les ouvertures pointées vers le ciel.
Thaïs voit sortir à l’emplacement du plexus solaire de Lawrence, un faisceau lumineux plus brillant que le soleil.
Le faisceau s’allonge et ainsi expansé, englobe les hommes de la M.E. qui rampent vers le château.
Thaïs est touchée, elle aussi par cette lumière et sens au fond d’elle, naître un amour qu’elle ne connaît pas, une immense envie de chérir chaque chose qui l’entoure, de la plus petite particule à l’univers tout entier.
Elle regarde les hommes de la M.E…. Avec stupeur, elle les voit se lever et se tirer les uns sur les autres, c’est un massacre.
C’est alors que du ciel arrivent des engins meurtriers, datant de la dernière guerre.
Le faisceau de lumière élargit son champ d’action. Les engins s’entrechoquent et s’écrasent sur les collines alentour.
Lawrence, tout au long de ces événements est calme et immobile, comme hors du temps.
Ce n’est que vers midi que tout se termine. Les hommes de la M.E. se sont anéantis les uns les autres.
C’est un carnage épouvantable. Lawrence reste encore quelques minutes immobile, qui paraissent une éternité pour Thaïs, puis baisse les bras, remet ses bracelets à ses poignets et sourit à la jeune fille.
– C’est fini, je ne pensais pas que c’était si épuisant, dit-il en s’appuyant sur le muret de la tour. Viens près de moi.
Elle s’approche et s’assoit près de lui. Il la prend dans ses bras et la serre avec tendresse. Ils restent silencieux et savoure cette paix qu’ils ont au fond d’eux même, ils ne font qu’un.
Après les cris de guerre et le silence, les réfugiés sortent de la tour. Le soleil brille, ils en sont éblouis. Ils s’avancent hors des remparts. En regardant le champ de bataille, ils restent silencieux devant cette vision de massacre, puis, comprenant que les troupes de la M.E. ont perdu, ils se mettent à crier de joie.
Tous maintenant regardent vers le haut de la tour. Ils voient Lawrence et Thaïs dans les bras l’un de l’autre et immobiles. Ils les appellent. Ne recevant par de réponse, il redeviennent silencieux.
Pendant ce temps, Vivien ne voyant pas ses amis revenir, s’inquiète. Il demande aux enfants de l’attendre et monte sur la tour. Ils les voit et s’approche d’eux.
– Oh ! Vous deux ! dit-il. C’est fini, ça fait plus d’une heure que je vous attends ! Oh ! On se réveille !
Les deux jeune gens, comme sortis d’un sommeil profond, le regardent sans comprendre. Il frappe dans ses mains.
– Allô …! Vous deux, ici la Terre, crie-t-il. Ça vous arrive souvent de partir sans prévenir ? On est sur Terre ! Tout est fini ! Tu devrais pourtant le savoir, Lawrence.
Le jeune homme s’écarte de Thaïs et se lève. C’est alors que des hourras s’élèvent de la foule. Thaïs lui prend la main.
Tous trois redescendent. Arrivés dans la salle commune Vivien dit à son ami :
– Vas les voir, tous ces gens t’attendent. Allez, mon vieux, la victoire est à toi.
Lawrence acquiesce de la tête et sort de la tour. Il n’est pas aussitôt sorti, qu’il est porté en triomphe. Vivien en compagnie de Thaïs et des enfants regarde les réfugiés fêter son héros.
Le jeune homme demande à être déposé près d’un escalier menant aux remparts et s’adresse à la foule, des cries fusent le désignant comme chef de cette petite communauté.
– Merci ! Merci ! Je vous remercie de votre confiance, mais ce n’est pas à moi de vous diriger. C’est à vous-même de le faire. Maintenant que la paix est revenue, je dois me retirer. Je ne suis pas fait pour gouverner un pays. Votre avenir est entre vos mains. Choisissez quelqu’un de plus sage que moi, quelqu’un qui sera un conseiller plus qu’un dirigeant. Mais avant de me retirer, je vous demande de ne pas maltraiter vos ennemis. Certains, beaucoup même, sont blessés. Une infirmerie a été prévue dans la cour Est. Menez les blessés à cet endroit. Les autres, ceux qui sont indemnes, vous les trouverez dans la campagne. Guidez-les eux aussi vers l’infirmerie. Je vous le répète, ne les maltraitez pas, n’ayez aucune crainte à leur égard, ils sont devenus inoffensifs. Je vais vous envoyez Vivien, mon ami et mon frère. Il a participé à cette guerre en donnant de lui-même pour que cette paix arrive. Il supervisera le regroupement des vaincus. Ceci dit, mes amis, je vous quitte, je me dois maintenant à celle que j’aime et qui, elle aussi, par son amour m’a beaucoup aidée par ses actions. Vous avez dans vos mains de quoi œuvrer pour votre avenir. Je vous laisse à vos réjouissances et à votre bonheur d’être libre et responsable de vous-même. Faites en bon usage !
Lawrence descend les marches et va rejoindre ceux qu’il aime. A son passage, la foule s’écarte avec respect. Thaïs se précipite dans ses bras et s’y blottit.
La foule applaudie le geste. Le couple se retourne vers elle et la salue. Ils entres tous les six dans la tour et referme les portes sur eux.

A demain pour la suite si vous le voulez bien …

Anny M

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