La jalousie est un vilain défaut



cinquième épisode de

En l’an 2200

La jalousie

Au milieu de l’après-midi, Thaïs décide d’aller chercher quelques pommes, pour faire une tarte.
Elle donne la consigne aux enfants de ne pas sortir. Elle prend l’arme laser que Larwence lui a donnée ; il lui a appris à tirer. Elle met l’arme dans son panier et sort de la tour.
Son panier rempli de pomme, Thaïs se baisse pour le prendre. Elle n’a pas le temps de le ramasser qu’un homme se jette sur elle. Elle se bat et réussi à se dégager de son agresseur.
Elle a le réflexe en s’échappant de prendre son panier et de récupérer son arme. Elle se retranche derrière un pommier.
L’homme s’approche, il est maintenant à quelques mètres d’elle. Thaïs pointe son arme sur l’ennemi, ferme les yeux et tire.
L’homme s’écroule sans vie. Alternativement, elle regarde son arme puis l’homme. Celui-ci gît à quelques mètres d’elle. Elle ose à peine respirer.
Comme une automate, elle ramasse les pommes et les remet dans le panier, ainsi que son arme. Elle s’éloigne lentement du lieu, puis se met à courir.
A mi chemin de la tour, elle rencontre les deux garçons venant au devant d’elle. Lawrence l’attrape par le bras. Il est très en colère et ne s’aperçoit pas que la jeune fille est terrifiée.
– Où étais-tu passée ? crie-t-il en la secouant rudement. Veux-tu me répondre ?
– Je….J’ai… tué… j’ai tuer un homme, répond-elle avec difficulté. Il est… il est là-bas… sous les pommiers.
Le jeune homme ne l’écoute pas. Il continue de la secouer avec violence. Vivien, lui, prend les dires de Thaïs au sérieux.
– ARRÊTE ! crie-t-il à son ami. N’as-tu pas compris ? Thaïs vient de te dire qu’elle a tué un homme. Ramenons-la à la tour et allons voir.
Le garçon se calme un peu. La jeune fille leur explique ce qu’il lui est arrivé. En entrant dans la salle commune, elle aperçoit les bijoux sur la table.
Lawrence les prend avec rage, les emporte dans sa chambre et revient aussitôt.
– Je pars avec Vivien voir ce qui est advenu de celui que tu as tué paraît-il. A mon retour, tu m’expliqueras comment ces bijoux se sont trouvés sous ton oreiller. Sur ces paroles, il sort suivi de Vivien.
Que c’était-il donc passé ? Pourquoi était-il en possession des bracelets et du torque ? Revenons en arrière. Thaïs vient de partir. Les enfants restés seuls, s’amusent.
La petite Élise va dans la chambre de sa grande sœur et joue sur le lit. Elle découvre les bijoux sous l’oreiller, les prend et va les montrer à Lisette.
C’est à ce moment là que les garçons rentrent. Ils remarquent les bijoux dans les mains des fillettes.
– Où avez-vous trouvé cela ? demande Vivien.
– C’est Élise, qui les a trouvés, répond Lisette.
– Élise, dit Lawrence. Tu veux bien me dire où tu les as trouvés ?
– Dans le lit de Thaïs, répond Élise en toute innocence. Ils sont beaux !
En entendant la réponse, le jeune homme a un sursaut. Il dépose les bijoux sur la table et d’une voix forte, appelle la jeune fille.
– Elle n’est pas là, dit Lisette. Elle est partie chercher des pommes.
– Des pommes ! s’écrie Vivien. Ces dangereux, en ce moment les hommes de la M.E. fourmillent de partout. Larwence partons à sa rencontre. Oh ! JE TE PARLE !
– J’aimerai bien savoir de qui elle les détient, continue Larwence, en regardant les bijoux. J’aime bien que l’on me tienne au courant des choses qui se passent. Je trouve cela bizarre. Si elle m’a trompé sur quoique ce soit, je ne sais pas ce que je vais faire.
– Oh ! Vieux ! Arrête d’imaginer je ne sais quoi, dit Vivien en voyant la réaction de son ami. Thaïs est peut-être en danger en ce moment. Allez ! Viens. Vous, les enfants, vous restez ici. Vous ne sortez pas.
Larwence suit Vivien, la colère et la jalousie sont entrées en lui.
Les garçons partis, Thaïs va dans sa chambre et s’assoit sur son lit. Elle ne comprend pas la réaction du jeune homme. Lorsqu’ils reviennent Vivien inquiet de ne pas voir la jeune fille, demande aux enfants :
– Où est Thaïs ? Elle n’est pas ressortie, j’espère.
– Dans sa chambre, lui répondent-ils.
Lawrence, quand à lui va chercher les bijoux et part ensuite retrouver la jeune fille, entre chez Thaïs, s’approche d’elle, la prend brutalement par le bras et la fait se lever du lit.
– Maintenant, tu vas m’expliquer. Qui est la personne qui t’a donné ses bijoux ? demande-t-il en la jetant sur le lit Un homme de la M.E. ? C’est ça ? OUI ou NON ? Tu n’as pas honte ?
Il ne lui laisse pas le temps de répondre. Il la relève du lit, la bouscule, elle tombe à terre, il se penche sur elle, lui prend le bras et la force à se remettre debout. Elle crie de douleur.
A cet instant, Vivien entre dans la pièce, se jette sur son ami, qui allait, frapper Thaïs, et le force à sortir de la chambre.
Celui-ci le suit, puis revient chercher les bijoux, il menace la jeune fille.
– Tu ne perds rien pour attendre, lance-t-il.
Il claque la porte en sortant. Thaïs, restée seule se jette sur son lit et se met à pleurer.
Les garçons envoient les enfants dans leur chambre. Vivien est mécontent de l’attitude de son camarade.
– Tu es complètement fou d’agir ainsi. Que t’arrive-t-il ? Je ne t’ai jamais vu dans un état pareil. Crois-tu que c’est en la frappant que tu arrangeras les choses ? T’a-t-elle donné des explications ? NON, tu ne lui en as pas laissé le temps. C’est bien ça, hein ?
Mal à l’aise, le garçon se met à bouder et reste silencieux. Le doute le tenaille toujours. Si Thaïs n’est pas coupable, pourquoi ces bijoux apparaissent-ils soudainement ? Il sent qu’il y a quelque chose d’étrange qui s’est passé en son absence, cela l’inquiète et le tracasse beaucoup.
– Tu devrais aller la voir, dit Vivien. Demande lui pardon. Moi, je vais m’occuper du repas et des gamins.
Lawrence retourne dans la chambre de la jeune fille. Il frappe à la porte, entre et trouve Thaïs est assise sur son lit. En le voyant, elle se lève et va vers la porte.
– S’il te plaît, tu sorts d’ici, dit-elle. Je ne veux plus te parler, plus jamais. Si tu veux le savoir, ces bijoux m’ont été donnés par Amy, une lointaine vieille tante. Ils sont pour toi, tu entends ? Maintenant, pars, j’ai besoin d’être seule.
Elle le pousse avec fermeté en dehors de la chambre. Elle ferme la porte et se remet à pleurer. Lawrence s’en retourne tout penaud dans la salle commune.
– Sa tante, sa tante, dit-il en maugréant et en s’essayant sur une chaise. Elle ne croit pas que je vais accepter cette réponse. Elle ne m’a jamais parlé de cette femme avant.
– Nous allons passer à table, dit Vivien en entrant dans la salle. Allez, ne fait pas cette tête. Tu y as été un peu fort, ne crois-tu pas ? Lui as-tu parlé ?
– Je n’en ai pas eu le temps, répond Larwence. Elle a voulu que je sorte de la chambre. Elle m’a dit que s’était une vieille tante qui lui avait donné les bijoux. Que faire ? Je ne sais pas, si je dois la croire, j’aimerai, mais j’ai du mal à y arriver. Que dois-je faire ? Dis le moi.
– Bon, je vais aller la chercher, dit Vivien. Mais fait un effort. Si j’étais à ta place et bien, je n’aurai pas ces mauvaises pensées dans la tête. Je vois mal Thaïs faire les choses que tu lui reproches. Je la vois mal avec un type de la M.E. c’est impensable ! De plus, si tu avais regardé les bijoux de plus près, tu aurais remarqué qu’ils ne sont pas communs. Ils sont de fabrication ancienne. Te souviens-tu qu’a l’université, j’avais un faible sur l’histoire de l’orfèvrerie, tu as vu où ça m’a mené ? Bon, restons sérieux et reprenons. Tu vois ces bijoux et bien je dirai que ce sont des bijoux celtes. Il y a autre chose qui me choque, ils sont neufs. Tu pourrais me dire que ce sont des copies, et bien, non ! Ce sont des bijoux de cérémonie. Une chose encore, je suis certain qu’ils ne viennent pas d’un trésor de guerre. Alors, je te demande de la croire. Je vais aller la chercher.
– Tu me racontes quoi, là ? demande Lawrence. Reste, je vais aller la chercher. Je me sens honteux d’avoir agi comme je l’ai fait. Elle a dû avoir très peur sous les pommiers, tout à l’heure. Et moi, au lieu de la serrer dans mes bras, j’allais la frapper. J’y vais, j’espère qu’elle va m’écouter.
La tête basse et à pas lents, il s’en retourne auprès de Thaïs.

– Thaïs, c’est moi, dit-il en frappant à la porte. Laisse-moi entrer, je veux te parler.
– Va-t-en ! crie-t-elle à travers la porte. Je ne veux plus te voir, n’y te parler, n’y t’entendre, laisse-moi tranquille !
Il passe outre sa demande, entre dans la chambre et ferme la porte derrière lui. Il se dirige vers elle. Elle se lève du lit, le laisse approcher et le gifle avec force.
Le jeune homme se recule d’un pas, la main sur la joue.
– Tu ne crois pas que tout va s’arranger comme ça, dit-elle. Je t’ai dit de partir. Je veux être seule, je ne veux plus t’aimer, vas-t-en !
– S’il te plaît, arrête, dit-il en se rapprochant d’elle et en lui prenant la main. Je t’ai fait mal. Je t’en demande pardon. Je n’ai pas réfléchi. J’ai vu rouge et la jalousie a fait le reste. Mais comment te croire ? Tu ne m’as jamais parlé de cette femme avant. Est-ce bien vrai ce que tu m’as dit ?
Thaïs est partager entre deux sentiments. Va-t-elle lui tomber dans les bras ou le rejeter encore une fois. Elle le regarde et voit, son air triste et contrit.
Après quelques secondes d’hésitations, elle opte de lui tomber dans les bras. Le jeune homme la serre très fort en fermant les yeux.
– Et bien, je vois que vous êtes réconciliés, dit Amy en apparaissant dans la chambre.
– C’est ta tante ? demande Larwence à Thaïs en se retournant vers Amy.
– Oui, jeune homme, répond Amy. Je suis heureuse que tu sois revenu à la raison. Que t’est-il arrivé tout à l’heure ? Il m’a été insupportable de te voir maltraiter Thaïs. Je croyais que tu l’aimais assez fort pour croire en elle.
Larwence baisse la tête, Amy a touché son point faible. Elle continue.
– Je vois que la paix est revenue entre vous d’eux, mais que le doute subsiste encore dans ton cœur. C’est pour cela que j’ai décidé de venir te voir.
– Comment êtes vous entrée, demande Larwence. Comment pouvez-vous être une vielle tante de Thaïs, vous êtes si jeune ! Et ces bijoux, d’où viennent-ils ? Qui me dit que vous ne faites pas partie de nos ennemis et que par cette feinte, vous avez trompée Thaïs.
Il reste silencieux quelques instants et serre la jeune fille dans ses bras, comme pour la protéger.
– Qui me dit que ce n’est pas vous qui avez mis ses idées stupides dans ma tête ? S’il en est ainsi, ma colère se retourne contre vous. Si c’est cela, c’est ignoble ce que vous faites. Vouloir nous séparer. Je crois que pour vous, l’heure des explications a sonnée. La parole est à vous !
– Réponds, s’il te plaît, demande Thaïs à Amy. Dis lui ce que tu m’as dit. Dis lui qu’il se trompe.
– Lawrence, dit Amy. Tu peux me tutoyer, le vous n’existe pas, là d’où je viens. C’est vrai, je fais partie de la famille de Thaïs. Je n’ai pas le temps de te raconter mon histoire aujourd’hui. Une chose, dis-toi bien, ce n’est pas moi qui ai mis ces mauvaises pensées dans ton cœur. J’ai trop de respect pour l’amour, mais j’accepte tes doute en vers moi, cela prouve que sur un point, je ne me suis pas trompée sur toi. Je sais ma famille en sécurité avec toi et Vivien. D’où je viens, tu le seras plus tard. Ce que j’ai dit à Thaïs, elle te le racontera. Il y a cependant, certains points plus sérieux à discuter. Les bijoux te serviront bientôt. Certains événements se précisent. Vous avez certainement remarqué, Vivien et toi, que depuis quelques jours, il y a une recrudescence de personnages douteux appartenant à la M.E. dans les environs. Ce n’est pas pour votre navette, nous avons fait disparaître ces restes. Les troupes de la M.E. n’ont jamais été au courant de votre atterrissage. Vous avez tué les trois éclaireurs qui auraient pu divulguer la nouvelle.
Lawrence reste sans voix. Il n’avait jamais rien dit de cela à Thaïs et avait demandé à Vivien de ne rien dire.
– Des personnages douteux arrivent dans la région. Thaïs en a fait la triste expérience cette après-midi. Ces individus se regroupent dans certains coins du globe. La région en est un. Ils veulent ce que vous avez, les restes du château, pour son trésor. Depuis qu’ils sont vainqueurs, Balor leur chef suprême s’est perdu dans son orgueil. Il regroupe ses troupes pour reformer une grande armée. Mais il ne se doute pas que bientôt, il sera anéanti. Je ne puis t’en dire plus aujourd’hui. Je dois partir, mais je vais revenir. Un dernier mot, soyez prêts et ne faites pas sortir les enfants de la tour.
Sur ces mots, elle disparaît.
Après un instant de silence, Lawrence s’exclame :
– Comment a-t-elle fait ?
– Je ne sais pas, répond Thaïs. Elle m’est apparue comme cela ce matin. Ce qu’elle a dit au sujet des hommes de la M.E., est-ce vrai ?
– Oui et ce que tu as fais cet après-midi a été imprudent, dit Larwence. N’as-tu pas vu le signal danger, allumé sur la porte ? Je t’ai dit que lorsque le voyant était rouge, il fallait absolument examiner les alentours en allumant les écrans de surveillance. Pourquoi ne l’as-tu pas fait ? Tu aurais pu être tuée.
– L’apparition d’Amy m’a perturbée. Je n’ai pas pensé à ça. J’ai eu très peur là-bas, tu sais. Ensuite, tu m’as parlé très durement. J’ai eu l’impression que tout s’écroulait de nouveau autour de moi. Pourquoi as-tu pensé à toutes ces choses horribles ? Je t’aime.
– Je te demande pardon encore une fois, pour le mal que je t’ai fait, dit-il en la prenant dans ses bras. Je t’aime très fort. Tu es toute ma vie. Sais-tu, que tu es la première et la seule fille à laquelle je m’intéresse. Je n’ai jamais été un garçon qui allait draguer à chaque permission. Je souhaitais le plus possible, ressembler à mon père ; on m’a beaucoup parlé de lui. Vivien et moi, avons été élevés ensemble. Il a perdu ses parents lui aussi. Les miens comme les siens ont été tué dans le même accident de voiture, lorsque nous étions enfants.
– Cela a dû être terrible pour vous, dit Thaïs.
– Lui et moi, nous étions et nous sommes comme deux frères. Lorsque nous faisions nos études, Vivien aimait bien sortir, moi au lieu de cela, je travaillais dur. Au lieu de fréquenter les filles, je fréquentais les livres. Lorsque j’ai eu mon grade de lieutenant, j’ai pensé que de là où ils sont mes parents sont devenus fier de leur fils. J’aurai bien aimer te présenter à lui, à mon père. Thaïs, je te le répète encore une fois, je t’aime, oublie s’il te plaît ce que je t’ai fait, je…
– Alors, vous deux ? Vous vous êtes endormis ou quoi ? crie Vivien à travers la porte.
Lawrence sort en tenant Thaïs par la main. Vivien sourit en les voyant réunis.
– Je vois que tu es revenu à la raison. En ce moment même, tu tiens un trésor dans ta main, fais tout pour le garder. Oh ! Dépêchez-vous, ça va refroidir et les enfants vont tout manger.
Lawrence tape sur l’épaule de son ami en riant. L’atmosphère est enfin détendue. Les trois jeunes gens se dirigent vers la salle commune, les enfants les accueillent avec joie.
Le repas terminé, Larwence demande à Thaïs de lui répéter ce que lui a dit Amy. Lorsqu’il apprend que la navette a été détournée sciemment, il ne peut retenir sa colère sur Amy.
Thaïs en voyant cela le laisse à sa mauvaise humeur. Elle décide de lui parler des livres plus tard, lorsqu’il sera calmé.

A demain pour la suite si vous le voulez bien …

Anny M

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One response to this post.

  1. je veux alors à demain rere bises

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