on avance dans le récit …



Deuxième épisode de :

En l’an 2200

Rencontres surprenantes

Les voici partis sur les traces de l’enfant. Elles ne sont pas difficiles à suivre. Elles les mènent vers des bâtiments en ruines.
Larwence trébuche sur une barre de fer fichée en terre ; c’est un tronçon de rail de chemin de fer. Vivien lui, découvre un nom d’inscrit sur un pan de mur.
– Viens voir un peu ça, dit-il à Lawrence. Tu veux savoir où l’on se trouve ? Regarde, nous sommes à Gisors. Et tu veux mon avis, il y a pas mal de temps que l’attaque a eu lieu. Regarde comme l’herbe a poussé, mouais…, cela ne c’est certainement pas passé hier.
– Gisors ! s’exclame Lawrence. La tour que nous avons distinguée sur l’écran doit être ce qui reste du château des Templiers. Si…
– Des QUOI ?l’interrompt Vivien.
– Des Templiers, quant au château il fut construit entre le XIIe et le XIIIe siècle, je crois. Le gosse s’y est peut-être réfugier. Allez ! Viens. Je crois que nous allons pouvoir éclaircir cette étrange histoire.
– L’histoire des templiers, demande Vivien narquois.
– Non ! Celle du Père Noël ! Allez ! Sois un peu sérieux quelque fois !

Deux kilomètres les séparent de la tour. Les voici maintenant sur les pentes d’un coteau qu’ils escaladent avec vigueur. Ils sont presque arrivés au sommet, lorsque des coups de feu résonnent.
– La personne qui tire se sert d’une arme à feu. Elle ne va jamais s’en sortir. On a vraiment besoin de nous, dit Vivien. Cela vient de l’autre versant. Dépêchons-nous.
Ils escaladent les derniers mètres en courant. Arrivés au sommet, ils constatent que les coups de feu proviennent de la vieille tour.
Embusqués derrière les ruines d’anciens remparts, deux hommes armés de laser dirigent leurs tirs vers un renfoncement au pied de la tour.
A chaque impacte du laser, un morceau de pierre se désagrège. Avec précaution les deux garçons s’approchent des tireurs.
Ce sont des hommes de la M.E. Ils sont entrain de bavarder entre leurs tirs.
– J’ai vu le môme entrer, là. Tu crois que c’est lui qui tire ? J’aimerai bien qu’on en finisse ici pour pouvoir rejoindre la compagnie et leur annoncer qu’une navette s’est écrasée par ici. Depuis la grande attaque, cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. J’ai envoyé Martial là-bas. Il doit bientôt revenir. Tu crois que c’est un engin de la S.A. (space Army) ? On nous avait pourtant dit, qu’ils avaient été détruits et que leur station avait sautée. Si, il y a des gars encore vivants, on va se faire une joie de les faire griller à petit feu.
Le deuxième tireur n’a pas le temps de répondre. Larwence surgis devant eux.
– Messieurs, je crois bien que vos projets vont tomber à l’eau !
Les deux hommes se retournent et tirent tout les deux en même temps et manque leur cible. Le garçon a anticipé leur action en faisant un saut périlleux en arrière et réussi à se mettre à l’abri derrière un amas de pierres.
Vivien se met à tirer et abat l’un des hommes. L’autre continue à faire parler son arme. Pendant ce laps de temps, Lawrence s’est redressé et tire à son tour, l’homme s’écroule sans vie. Le jeune homme s’approche de son ami.
– Je vais aller voir ce qui se passe là-bas, dans la tour. Je te laisse mon arme. Je n’en ai pas besoin. Je pars négocier. Tu viendras lorsque je te ferai signe. En attendant, ramasse les armes qui traînent, plus on en a mieux c’est !
Vivien n’a pas le temps de répliquer quoique ce soit, que d’un bon Lawrence saute par-dessus l’amas de pierres et se dirige à grandes enjambées vers la tour.
La personne qui y est à l’affût, recommence à tirer. Le tir est mauvais, le garçon réussi à arriver au pied de la bâtisse sans encombre.
– Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais je ne suis pas armé, dit-il d’une voix forte. Je viens en ami. Mon compagnon et moi-même avons abattu les deux hommes qui vous tiraient dessus. Alors, montrez-vous.
N’obtenant pas de réponse, il se met à crier.
– COMPRENEZ-VOUS CE QUE JE VIENS DE VOUS DIRE ?
Quelqu’un bouge. Larwence entend des bruits de pas. Il voit le bout d’un canon de fusil, braquer sur lui.
– Ne criez pas, je ne suis pas sourde ! dit, la personne cachée dans la tour.
La voix a maintenant un visage. Celui d’une jeune fille d’une vingtaine d’années à la chevelure brune, vêtue d’un chemisier à carreaux blancs et noirs et d’un jean.
Elle pointe toujours son fusil sur Lawrence.
– Bonjour ! dit-il en souriant et levant les bras en l’air. C’est une belle journée, n’est-ce pas !
La jeune fille s’avance vers lui, sans donner suite à son bonjour. Elle le fouille. C’est à cet instant que Vivien se lève de derrière les ruines en avance vers eux en se tenant l’épaule.
– AS-TU BESOIN D’AIDE ? crie-t-il à son ami.
La jeune demoiselle surprise se détourne de Lawrence pour voir qui a crié. Celui-ci en profite pour la désarmer.
Il lui prend le fusil, et le lance au loin. Elle s’élance pour ramasser l’arme. Il l’agrippe par le bras.
– Ne fais pas ça, dit-il. Tu ne serais pas de taille. Regarde, voici mon ami. Il serait plus à propos de nous présenter. Moi, c’est Lawrence et le garçon qui arrive en courant, c’est Vivien. Nous sommes tous deux de la S.A., notre navette a eu quelques petits ennuis.
– Je m’appelle Thaïs, dit-elle. Vous êtes vraiment de la S.A. ?
Vivien en s’approchant d’elle, la salue. Celle-ci répond à son salut, puis, d’un air inquiet scrute les alentours.
– Il se pourrait qu’il y ait d’autres tireurs dans les environs, dit Lawrence, comprenant son regard. Si tu nous laissais entrer dans ton abri, nous serions plus à l’aise pour bavarder. Ne crois-tu pas ?
– Je t’assure que nous ne sommes pas des bandits, renchérit Vivien en sentant l’indécision de la jeune fille. Regarde nos uniformes. Nous n’avons pas l’intention de te faire du mal. Allez ! Fais un bon geste ! Nous sommes de pauvres garçons perdus et je suis grièvement blessé.
La mimique de Vivien la fait sourire. Lawrence hoche la tête et ramasse le fusil.
– Tu n’en fais pas d’autre, toi, dit-il à Vivien. Tu aurais dû t’engager comme amuseur public. Cependant, nous ne sommes pas au cirque. Alors, que fait-on ?
Il donne le fusil à Thaïs.
– Voilà, maintenant tu fais ce que tu veux de nous.
J’ai confiance en vous deux, dit-elle. Même si vous avez l’air de drôles de garçons, je vous invite chez moi. Entrez !
La jeune fille les guide dans la tour par un étroit tunnel. Celui-ci est éclairé par de petites ampoules électriques.
Thaïs tourne sur la droite à quelques mètres de l’entrée. Arrivée au tournant elle demande aux garçons de passer devant elle.
Les jeunes gens passés, elle actionne un levier.
Un bloc que pierre pivote et vient s’encastrer dans l’ouverture. La jeune fille pousse un soupire.
– Nous voici à l’abri, dit-elle aux garçons. Les deux portes sont fermées. Lorsque j’ai baissé le levier, l’entrée extérieure a été obstruée comme celle-ci. Ne me regardez pas comme cela, je n’y suis pour rien dans la mise en marche du mécanisme, je ne suis pas assez calée dans ce genre de chose. Venez, je vais vous montrer mon repère.
Ils se remettent en marche. Le tunnel continue pendant quelques mètres et se sépare en trois.
Thaïs suit la bifurcation de droite et longe une parcelle de couloir qui se termine par une dizaine de marches donnant sur une immense surface ronde servant de salle commune.
Une grande table ronde siège au milieu de celle-ci. Tout est aménagé pour la vie quotidienne.
Thaïs désigne les chaises autour de la table. Les deux garçons s’y installent.
Elle accroche son fusil au dessus d’un énorme bahut, un crochet est planté au mur pour cet effet.
C’est alors que sortent d’une autre pièce trois enfants, deux fillettes et un garçon.

A demain pour la suite si vous le voulez bien …

Anny M

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One response to this post.

  1. ah quelle imagination ! la mienne me boude bien bises _re

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