Les trois coups sont frappés … attention cela commence !



Premier épisode de :

LE COMBAT DE THOVARDR
CONTRE LA REINE IRKA,
OU,
L’ AMITIE N’A PAS DE PRIX.

Détendez-vous, voilà respirez… êtes-vous bien détendu?… Bien ! Nous allons faire un grand voyage si vous le désirez, c’est oui ? Bon !
Je vous invite à me suivre. Attachez votre ceinture, il n’y a plus de temps à perdre!… C’est parti !

Voyez-vous cette petite boule bleue qui se rapproche de nous ? La reconnaissez-vous?… Ouf !… C’est la Terre ! Nous sommes en train de survoler une contrée que nous nommons la Lettonie. Hélas, hélas…, nous ne sommes pas précisément à notre époque. Je dirais même plus, nous sommes bien loin dans le temps. La contrée où nous sommes à pour nom Courlande!…
Continuons un peu, nous arrivons au-dessus d’un village protégé par des remparts construits avec d’énormes troncs d’arbres. Le tout forme un grand cercle entouré de larges douves. Survolons cette protection et approchons-nous de la plus grande maison. Comme toutes les autres, elle est longue et basse. Regardons à l’intérieur, par cette fenêtre que je vois au bout de la bâtisse.

Entrons doucement par celle-ci. Ne vous inquiétez pas, nous sommes devenus invisibles. L’atmosphère de la demeure est froide, aucune joie ne s’en dégage. La nuit est tombée, c’est l’hiver, rude dans cette région. La neige a virevolté tout au long du jour; elle continue encore à cette heure.
Elle voltige en légers flocons recouvrant de son manteau blanc la maison qui est le lieu d’habitation de la grande famille qui gouverne cette contrée située au nord-ouest de ce que nous appelons aujourd’hui la Russie. En ces temps lointains les structures de ce pays sont loin d’êtres définies.

Hroerekr est un jeune homme de vingt ans. Ces parents étant décédés depuis plus d’un an, il a hérité de ce petit royaume. Il est très inquiet. Il ne se sent pas encore assez mûr, assez sage pour diriger ses pas. Il a conscience qu’il n’a pas le savoir faire pour organiser et gouverner son royaume.
Ce soir il est d’humeur chagrine. Il tourne en rond dans sa chambre. Une petite voix lui murmure « Si tu veux gouverner, apprends à vivre ! » Depuis plusieurs jours elle lui trotte dans la tête.
Hroerekr se secoue énergiquement et frappe dans ses mains. A cet appel un serviteur entre dans la pièce et le salue en s’inclinant devant lui.
– Prépare mes bagages, la troïka et les chevaux, ordonne le jeune homme d’une voix ferme. Je pars. Va dire à Olof de venir me voir.
Quelques instants plus tard un homme d’une quarantaine d’années entre dans la pièce.
– Bonsoir Olof, lui dit Hroerekr. Je t’ai fait venir pour t’annoncer mon départ. Oui, je pars. Ne me regarde pas comme ça, je me sens fautif. Comprends-moi, si je reste ici je vais mourir d’ennui. Je suis jeune et vigoureux. Le sang de mes ancêtres coule dans mes veines. N’oublie pas que je suis le descendant de ce grand peuple venu de l’île du nord.
Il se met à soupirer.
– Lorsque mon père et ma mère étaient là je ne suis jamais inquiété des affaires du royaume, aujourd’hui me voilà démuni d’expériences. Alors j’ai décidé de partir. N’en sois pas triste. Je ne déserte pas. Bien au contraire, regarde, j’ai la vie devant moi. Lorsque je reviendrai je serai plus fort et plus sage.
– J’aimerai qu’en mon absence…, TU…, tu as toujours été à mes côtés. Tu m’as aidé à gérer mon royaume depuis que mes parents sont partis. Tu as été l’ami et le confident de mon père, tu m’as vu naître, grandir. Tu m’as appris à me battre. Alors j’aimerai qu’en mon absence, j’aimerai que tu deviennes l’intendant du royaume. J’ai confiance en toi. TU seras l’intendant du royaume. Ne dis rien, c’est un ordre.

Nous retrouvons Hroerekr installé dans sa troïka tirée par deux chevaux, un noir et un blanc. Le jeune homme se trouve maintenant entre la terre recouverte d’un épais manteau blanc et l’immensité céleste, qui, cette nuit est parsemée d’étoiles scintillantes posées sur l’écrin sombre du ciel.
Cinq semaines se sont écoulées depuis que notre ami a entrepris ce voyage. Voilà quatre heures que la nuit est tombée. L’estomac du jeune homme crie famine, ses réserves sont épuisées.
Une heure passe encore et le voici arrivé aux abords d’une bourgade entourée d’une grande palissade. Les portes du village sont fermées.
Devant celles-ci Hroerekr s’arrête, descend de sa troïka et approche des portes. Il frappe sur elles avec force.
– Holà ! Quelqu’un ! crie-t-il d’une voix forte.
A cette interjection un homme vient au guichet pratiqué dans le battant d’une des portes. Il lui demande d’une voix peu aimable tout en le dévisageant :
– Que veux-tu ? Quelles sont les affaires qui t’amènent ici à cette heure ?
– Mes affaires ne regardent que moi, répond Hroerekr. Je viens demander à ce que la porte soit ouverte pour pouvoir si possible héberger mes chevaux, me restaurer et me reposer. Où sont les lois de l’hospitalité dans ce pays ?
– Si tu désires te restaurer, il y a une auberge pas loin, déclare le portier en le dévisageant après lui avoir ouvert en bougonnant.
A cinquante mètres de là il y a effectivement une auberge. Hroerekr stoppe ses chevaux et descend de son véhicule.
Il entend des rires, des voix joyeuses, des chants qui sortent de la bâtisse; chose surprenante, elle a un étage, ce qui est rare dans cette contrée et surtout à cette époque.
Le jeune homme dirige ses pas vers la porte et l’ouvre. La chaleur de la salle l’enveloppe en lui procurant un agréable bien-être. Un homme d’une assez forte corpulence s’avance vers lui.
– Que puis-je pour toi jeune seigneur, demande l’aubergiste en le saluant.
– J’aimerai que mes chevaux soient nourrit, dit Hroerekr d’une voix qu’il veut ferme. Et pour moi, de quoi me restaurer et dormir.
L’aubergiste le guide vers une table. Notre ami s’installe. Quelques instants plus tard il dévore à belles dents les mets proposés.
A côté de lui se trouvent attablés des hommes fort bruyants, l’un d’eux surtout; il paraît le chef de la bande. Il interpelle le jeune homme. Celui-ci ne répond pas. L’homme mécontent se lève et s’approche de la table.
Un silence impressionnant fait place au brouhaha d’alors. Notre jeune ami garde son sang froid et ne dit mot. L’homme vexé se met en colère.
Il agrippe Hroerekr par ses vêtements et lui ordonne tout en le secouant :
– Tu vas faire ce que je viens de te demander. Tu me salues. Si non…, je t’écrase comme une larve que tu es. Je suis le chef ici, c’est à moi que tu dois obéir. As-tu bien compris ?
Sans paniquer Hroerekr sort son poignard de sa gaine. Il va pour faire ce geste de défense lorsqu’une voix claire et autoritaire s’élève dans la salle.
– ARRETE!… Repose ce jeune homme à terre, si non…, c’est à moi que tu vas avoir à faire !
Tous les regards convergent vers l’endroit d’où provient la voix. Doucement le colosse repose Hroerekr. La porte de l’auberge est grande ouverte.

Anny M

La suite demain, si vous le voulez bien !

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3 responses to this post.

  1. Annie, c’est captivant.

    Réponse

  2. oui je veux bin merci annie ! bisous

    Réponse

  3. bonjour Annie
    ¯`’•.¸♥♫♪*¸.•’´¯¯`’•.¸♥♫♪*¸.•’´¯¯`’•.¸♥♫♪*¸.•’´¯
    J’ai bien attaché ma ceinture,
    je me suis adossée au fond de mon fauteuil
    et j’ai lu attentivement cette belle aventure.
    Bravo!

    Réponse

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