Pas encore couchée ? Non mais cela ne va pas tarder !



Dialogue avec un korrigan

C’est presque le début de l’automne et les nuits son fraîches. Assise devant la cheminée en regardant la danse des flammes je me suis mise à rêver. Tout à coup sortant des flammes une panthère noire a surgi, surprise je n’ai pas réagi. La seconde suivante elle avait disparu.
C’est alors que m’est apparu… Mon esprit me dit « ce n’est pas concevable ! » Pourtant il était là, l’air aimable… C’était un korrigan correctement vêtu. Il portait un pantalon de laine écrue, un gilet de velours vert boutonné par deux rangées de boutons dorés sur une chemise blanche.
Il était chaussé de jolis souliers. Une petite bourse de cuir travaillé retenue par une ceinture pendait à sa hanche. Il était bien coiffé et avait les yeux pervenches.
Sa bouche affichait un franc sourire. Il me dit, mettant ses mains sur ses hanches « Bonjour ma belle ! » Et il se met à rire à gorge déployée. Voyant mon air étonné il s’arrête tout net. « Aurais-tu quelque chose pour me désaltérer ? »
– Un verre d’eau je suppose, dis-je d’une voix posée.
« Tu n’es pas sérieuse, je suppose ! Pour me récompenser de ma peine, il me faudrait un verre de chouchen ! »
– Et de quelle peine veux-tu me parler ?
« La panthère… de l’avoir renvoyée, elle s’est trompée de porte. Mais je suis là et peu importe… »
– Dis-moi, pourquoi es-tu là devant moi ?
« Parce que tu m’as sauvé la vie ! »
– Je t’ai sauvé la vie?
« Et oui ! Hier tu as retenu une bûche
Qui allait tomber. Elle s’est arrêtée juste au-dessus de moi. »
– Que faisait-tu dans ce tas bois ?
« Je faisais la sieste, j’étais pas dans mon assiette ! Et aujourd’hui me voilà à bavarder en ta compagnie. Je suis redevable envers toi ! C’est comme ça, c’est notre loi ! »
– Je ne sais pas quoi dire !
« Ne dis rien ! » Et il se mit à rire.
« Bon alors et ce verre de chouchen ? »
Et c’est moi de rire.
Voilà ! C’est mon ami Patrick qui fait ce chouchen, tu m’en diras des nouvelles !
«  Merci ! Il est bien bon, ma belle ! » Dit-il après l’avoir goûter.
« Ça me rappelle mes jeunes années »
– Mais quel âge as-tu donc ? lui ai-je demandé.
« J’ai bien mille ans passés. »
– D’accord ! Et que vas-tu faire maintenant ?
« Vivre à tes côtés, tout le temps. Tu vas voir, ta vie va changer. Je vais t’aider et de la chance je vais te donner ! Mais tu n’as pas à t’inquiéter, je resterais discret.
Personne ne me verra à par toi ! »
La grosse horloge se met à sonner,
C’est alors qu’il me dit avec un grand sourire :
« Tu devrais aller dormir ! Moi, je reste près du foyer. »
Je me lève et lui dit bonsoir. Je regarde par la fenêtre, la nuit est bien noire. Il est quatre heures passées et c’est la fin de mon histoire.

Anny M

Advertisements

2 responses to this post.

  1. La nuit va etre courte si tu ne dors pas maintenant
    moi j’y vais bientot .. d,ici une heure .. pour lire un peu
    bisous

    Répondre

  2. bonjour annie je me couche tot et je te lis le matin , j’aime ces contes et legendes bisous

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s