Les voix de la tentation



Chapitre 2

L’amour et Aurélie

Le jeune homme la regarde intensément, secoue la tête, la prend par la main et l’entraîne vers le premier étage.
– Je vais te montrer ta chambre, viens.
Les voici au pied d’un immense escalier. Il prend un flambeau allumé. La jeune fille le regarde avec étonnement. Elle comprend en montant l’escalier, le pourquoi de cet éclairage.
– Dans les chambres et les couloirs, il n’y a pas d’éclairage électrique. La lueur des chandelles est plus reposante pour les yeux et pour l’esprit, explique-t-il.
Arnaud, arrivé devant la porte de la chambre destinée pour Aurélie, allume une chandelle posée sur un guéridon la tend à la jeune fille
– Voilà ! Tu es arrivée. Je te souhaite une bonne nuit.
Elle n’a pas le temps de le remercier qu’il la prend par la taille et lui pose un baiser sur les lèvres. Elle essaie de se dégager de l’étreinte mais des sensations indéfinissables se déclenchent en elle, elle se laisse aller dans les bras du jeune homme puis se retire brusquement. A l’aveuglette, le dos à la porte, elle tâtonne et trouve la poignée de celle-ci, l’ouvre et sans un mot entre dans la chambre. Elle a le souffle couper par ce baiser, il lui brûle les lèvres. Pendant ce temps Arnaud s’éloigne en souriant.
Elle avance dans la pièce, pose la bougie sur la table et regarde autour d’elle. La chambre est spacieuse. Une salle de bain est prête à l’accueillir. Sont bain pris se glisse entre les draps et s’endort rapidement. Au milieu de la nuit elle est réveillée par des caresses. C’est Arnaud, qui sans bruit est venu la rejoindre. Elle se laisse enivrer par la présence du jeune homme. Enlacés l’un contre l’autre Aurélie murmure à Arnaud :
– Tu es mon premier amour.
Puis en se redressant sur lit elle lui demande :
– Peux-tu allumer la bougie, j’aimerai voir ton visage.
– Non, je n’allumerai pas de bougie, car vois-tu, je te demande de ne jamais essayer de voir mon visage. Un jour quand je le déciderais, tu le verras. Mais pas avant. Si tu me désobéis, je te quitterais pour toujours.
Aurélie promet et décide de rester chez Arnaud. Elle fait prévenir son père de ne pas s’inquiéter pour elle. Dans cette maison elle est comblée, tout ce qu’elle aime est à portée de sa main. Elle retrouve le jeune homme qu’à la nuitée.
– Mes sœurs me manquent, dit Aurélie à Arnaud, voici trois mois que je ne les ai vues. Pourrai-je les inviter ?
Le jeune homme élude sa question. Il lui propose tout autre chose à faire. Plusieurs nuits de suite la jeune fille fait la même demande. Ce n’est que la sixième nuit qu’il lui répond.
– Tu peux inviter tes sœurs, bien que cela ne me plaise pas beaucoup. Je présents un malheur avec leur arrivée.
Trois jours après elle reçoit ses sœurs. En les embrassant elle leur déclare :
– Sylvia, Lydia, vous ne pouvez pas savoir comme je suis heureuse de vous voir !
– Il manque quelqu’un auprès de toi, dit sylvia. J’aurai bien aimé le rencontrer ton amoureux. Pourquoi n’est-il pas ici ?
– Il travaille. Il reviendra ce soir, répond Aurélie.
– Décris-le nous, alors, dit Lydia.
– Il… il est très beau, dit Aurélie.
– Tu n’as pas l’air emballée pour nous le décrire, dis Sylvia.
Aurélie restée silencieuse, se met à rougir. Au bout d’un moment, submergée par les questions de ses sœurs, elle leur explique les conventions prises entre Arnaud et elle.
– C’est incroyable ! s’exclame Lydia. Tu trouves ça normal, toi ? Moi à ta place…
– Je serai curieuse et inquiète à la fois, reprend Sylvia. Ça c’est jamais vu une chose pareille. Quel est son travail ? Le sais-tu ?
– Oui ! Moi je serai beaucoup plus curieuse que toi, dit Lydia. Enfin, Aurélie, ne vois-tu pas qu’il te mène par le bout du nez ? C’est peut-être le pire des truands.
– Papa nous a raconté, dit Sylvia d’un air mystérieux. Que, lorsque nous étions petite, il y a eu un énorme incendie dans la maison de nos voisins. Leur fils a été gravement brûlé au visage. Après cet accident la famille a quitté le pays. On a appris ensuite qu’ils étaient tous de la mafia. Ton chéri est peut-être le fils de ces gens. C’est pour ça qu’il ne veut pas te montrer son visage.
– Oui, Sylvia a raison, dit Lydia.
Aurélie allait leur répondre, mais à cet instant là, Damien vient à leur rencontre. La jeune fille s’avance vers lui.
– Le taxi de Mesdemoiselles vos sœurs est arrivé. Elles doivent partir.
Aurélie remercie Damien, s’en retourne vers ses sœurs, les prend par le bras ; les mène vers la grille de l’entrée en déclarant :
– Il est l’heure de nous séparer. Le taxi vous attend. J’ai été heureuse de vous voir, mais je pense que c’est la première et la dernière fois que vous venez ici. J’aime Arnaud et que m’importe ce qu’il me demande, je suis heureuse avec lui et pour moi c’est la seule chose qui compte. Vous embrasserez Père pour moi et dîtes lui bien que je suis très heureuse.
Les sœurs stupéfaites de la réaction de leur cadette montent dans le taxi. Au moment où celui-ci démarre Sylvia cri à Aurélie :
– Dit le bonjour de notre part à ton chéri ! Au revoir petite sœur !
Le taxi s’en va, Aurélie le regarde partir. La voiture a disparue à l’horizon. La jeune fille reste pensive. Les traits vénéneux de ses sœurs font leur chemin dans son esprit. La voix de Damien la fait sursauter.

Il commence à faire frais, il nous faut rentrer.

A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. ah je veux savoir la suite tu me donnes envie de raconter bises

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