re coucou !!!



Je vous l’avais bien dit :
De nouveau devant vous ! Je ne vais pas rester longtemps et aller me recoucher, mais pour l’instant je suis là !!!
Nuage dans un de tes articles tout à l’heure tu parlais de crapauds, il y a une chanson que j’adore, c’est une des chansons que j’ai apprise lorsque j’étais gamine, « Les crapauds de Maurice Bouchor » un écologiste avant l’heure. Voici la chanson, les paroles sont très belles. En parlant de crapaud j’en ai un qui tous les soirs vient me dire bonsoir, il doit être heureux avec la pluie des temps qui courent !

La chanson des crapauds

La nuit est limpide, l’étang est sans rides,
Dans le ciel splendide luit le croissant d’or.
Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble,
Au loin le bois semble un géant qui dort.
Chien ni loup ne quitte sa niche ou son gîte
Aucun bruit n’agite la terre au repos.
Alors dans la vase, ouvrant en extase
Leurs yeux de topaze, chantent les crapauds.

Ils disent : Nous sommes haïs par les hommes,
Nous troublons leurs somme de nos tristes chants.
Pour nous point de fêtes, Dieu seul sur nos têtes
Sait qu’il nous fit bêtes et non point méchants.
Notre peau terreuse se gonfle et se creuse ;
D’une bave affreuse nos flancs sont lavés.
Et l’enfant qui passe loin de nous s’efface
Et pâle nous chasse à coup de pavés.

Des saisons entières dans les fondrières
Un trou sous les pierres est notre réduit.
Le serpent en boule près de nous s’y roule
Quand il pleut en foule nous sortons la nuit
Et dans les salades faisant des gambades
Pesant camarades nous allons manger.
Manger sans grimaces cloporte ou limace
Ou ver qu’on ramasse dans le potager.

Nous aimons la mare qu’un reflet chamarre
Où dort à l’amarre un canot pourri.
Dans l’eau qu’elle souille sa chaîne se rouille ;
La verte grenouille y cherche un abri ;
Là, la source épanche son écume blanche ;
Un vieux saule se penche au milieu des joncs.
Et les libellules, aux ailes de tulle
Font crever des bulles au nez des goujons.

Quand la lune plaque, comme un verni laque,
Sur la calme flaque des marais blafards,
Alors symbolique et mélancolique
Notre lent cantique sort des nénuphars.

Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble,
Au loin le bois semble, un géant qui dort.
La nuit est limpide l’étang est sans rides
Dans le ciel splendide luit le croissant d’or.

Maurice Bouchor

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6 responses to this post.

  1. coucou , beau poeme , je me recouche il est tot bises

    Réponse

  2. C’est une tres belle chanson qui décrit bien les crapeaux je ne la connaissait pas …
    Il y a des gens qui avaient l’esprit bien visionnaire avant le temps …
    bonne journée bisous

    Réponse

  3. Bonjour Annie, très beau texte sur les crapauds…

    Réponse

  4. Quand j’étais scoute nous chantions cette chanson à plusieurs voix, sais-tu que j’ai une tenture comme celle que tu as sur ton avatar mais sur fond orange… Derrière nous avons l’arbre de vie celtique et nous avons dû en racheter une car on nous l’a volée en expo…Ils devaient la trouver belle…

    Réponse

  5. Posted by Corentin Bqrbu on 29 septembre 2011 at 20 h 20 min

    salut, J’aime beeaucoup aussi cette chanson et je suis étonné que tu lui connaisses un auteur. Pourrais-tu m’indiquer quelles sont tes sources ?

    Merci

    Corentin

    Réponse

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