Chouette on a eu du soleil ce matin mais hélas il se cache maintenant, le vent est de sud sud ouest et le temps est doux 11°, voilà vous savez tout ! Bonne journée !!!


Chapitre 14
Anne et Godefroy

L’ami du garçon est garde forestier. Ils ont fait connaissance pendant des vacances passées en Bretagne avec ses parents. La voiture stoppe devant la maison. Un homme assez trapu fume la pipe sur le pas de la porte. Il descend les quelques marches du perron et va au devant des arrivants.
-Bien le bonjour, jeune homme, dit-il en reconnaissant Godefroy. Quel bon vent t’amène dans ce coin perdu ?
Le garçon sort de la voiture en souriant, serre la main de son ami. Anne sort à son tour de la voiture et rejoint Godefroy.
-Bonjour Jean-Pierre, dit Godefroy. Je te présente Anne, ma fiancée.
Anne serre la main de Jean-Pierre. Celui-ci repose la question en percevant que quelque chose tracassait la jeune fille.
-Quel bon ou mauvais vent t’amène, mon garçon ?
-Nous venons voir si tu peux nous héberger quelques jours, nous avons des ennuis. Je te les expliquerais.
-Bien sûr, bien sûr ! Entrez, tous les deux, nous parlerons de tous ça à l’intérieur. Je vois que ta petite fiancée est épuisée, un bon petit déjeuner la remettra en état.
Tous deux suivent Jean-Pierre à l’intérieur de sa maison. Godefroy après le déjeuner, pendant que Anne se reposait, lui explique les problèmes qu’ils ont eus en omettant de raconter la rencontre avec Lug.
La journée passe calmement. Le soir venu, la jeune fille regarde la forêt par la fenêtre de leur chambre. La tristesse au cœur, elle pense toujours à Thépaud, elle pleure depuis le matin.
-Allons viens te coucher, dit Godefroy d’une voix douce. Thépaud ne serait pas content de voit l’état dans lequel tu te mets. Allez ! Viens !
Anne suit docilement Godefroy, se déshabille et se glisse dans les draps. Godefroy fait de même et la prend dans ses bras, c’est ainsi qu’elle s’endort. Quelques heures plus tard, ils sont réveillés par des coups violents frappés à la porte de leur chambre. Godefroy saute du lit, se vêt rapidement tout en criant qu’il arrive. Il ouvre la porte. Jean-Pierre est devant lui.
-Vous ne pouvez pas rester ici. J’ai reçu un coup de fil, les gendarmes vont venir. Ne fais pas cette tête là. Je vous ai préparé un bon petit déjeuner, ensuite vous partirez. Je te montrerai la route à prendre pour ne pas tomber sur eux !
Au moment du départ, Jean-Pierre donne un panier rempli de provisions pour la route et une carte routière. Il embrasse Anne et serre la main à Godefroy.
-Sur la carte j’ai tracé les routes à prendre en rouge, dit encore Jean-Pierre. Bonne chance ! Anne ne pleurez plus, la vie c’est comme ça ! Ce n’est pas rose, mais on y peut rien. Souvenez-vous des bons moments passés ensembles avec votre ami décédé !
Les voici repartis, vers quelle destination, pour l’instant ils ne le savent pas eux même.
Anne dépose le panier à provision sur le siège arrière, elle a un pincement au cœur en voyant la place préférée de Thépaud. Elle sursaute quand Godefroy lui demande :
-On va où, maintenant, la balle est dans ton camp. As-tu une idée ?
-Tu as une façon de voir les choses, toi !
Elle s’installe sur le siège avant à côté du garçon. Il démarre. Anne est toute à ses pensées, et tout à coup elle déclare :
-Si nous allions dans le midi ? J’ai une amie dans les Maures. Je suis sûre qu’elle sera contente de nous accueillir. A la prochaine cabine téléphonique, tu t’arrêtes et je vais l’avertir que nous arrivons.
-NON ! Ne fais pas ça ! Ils nous retrouveraient !
-Qui ? Les gendarmes ?
-Non ! Pas les gendarmes. Je ne crois pas à cette histoire. Je pense plutôt à ceux du lac. Même Thépaud nous dirait de nous méfier. Il nous mettrait en garde. J’en suis sûr ! Moi, je te dis que ce sont ceux du lac !
-Arrête de parler de lui ! dit Anne en poussant un soupir.

Le trajet de la Bretagne en Provence se fait sans encombre. Ils arrivent en Avignon tard dans la soirée. Anne propose :
-Arrêtons-nous dans cette ville. Je connais un petit hôtel rue de la République. Nous y passerons la nuit. Demain, nous serons chez Catherine.
Godefroy ne refuse pas cette proposition. Il est fatigué. Les voici devant la porte de leur chambre. Le garçon s’efface devant Anne en faisant une mimique.
-Après vous ma chère !
La jeune fille entre dans la chambre et s’assoit sur le premier fauteuil venu, tous cela éclairé par la lumière du couloir. Godefroy entre à son tour, referme la porte, va à la fenêtre, tire les rideaux, allume la lumière et fait le tour de la pièce. Anne lui fait remarquer la logique de ses mouvements.
-Tu ne fais rien à l’envers, Monsieur le guerrier !
-Le premier sous la douche, dit le garçon après avoir haussé les épaules à la réplique de Anne.
Elle ne le fait pas dire deux fois. Elle se dévêt et entre la première à entrer sous la douche, elle crie à Godefroy :
-C’est super ! Il y a de l’eau chaude !
Elle n’entend pas le jeune homme venir la rejoindre sous la douche. Elle sursaute en s’apercevant de sa présence et se met à rire.

A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. Posted by bounia86 on 7 janvier 2011 at 13 h 37 min

    nous c’est toujours de la pluie ici
    Bon week end ma douce
    gros bisous

    Réponse

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