Après-midi sous la pluie. Bonjour !!!!


Chapitre 13

Anne et Godefroy

La vieille femme lui fait oui de la tête. Thépaud, Anne et Godefroy descendent l’escalier éclairé par la lumière mouvante de la torche. La descente semble durée des heures, Godefroy a compté qu’ils avaient passé neuf paliers. Arrivés là, Thépaud s’arrête. L’escalier est obstrué par un énorme bloc de pierre ; Il le fait pivoter en chantant quelques mots dans une langue étrange tout en modulant sa voix.
La lumière du jour entre alors les obligeant à plisser les yeux. S’étant habitués à la luminosité ils voient devant eux une immense prairie parsemée de fleur multicolores Ils avancent dans cette vaste étendue chatoyante de couleurs. Ils respirent un air léger. Un soleil radieux les salue. Ce n’est qu’après une bonne heure de marche qu’ils arrivent au pied d’une colline.
Ils grimpent cette pente douce. Les voici arrivés au sommet. L’endroit est magnifique. De grandes pierres levées se dressent là, comme pour saluer le soleil le jour et la lune la nuit. Ils marchent encore quelques instants. Devant eux, un grand cercle de pierres.
Anne et Godefroy s’arrêtent. Un homme et une femme viennent d’apparaître devant eux. Ils sont vêtus, lui d’une tenue de guerrier flamboyant de lumière, elle d’une longue tunique fait dans un tissu moiré au reflet vert. Thépaud s’avancent vers ses personnages et met genou à terre pour les saluer.
-Voici Anne et Godefroy, comme vous l’aviez ordonné !
-Je me nomme Lug, dit l’homme en s’avançant, suivit de la femme. Il est dit que je suis un dieu polytechnicien, il est vrai aussi que je peux faire ce que l’on appel enchantement. Mais aujourd’hui il n’est plus de on ressort de faire quoique ce soit sur Terre. Mon âge est révolu ! C’est l’âge des hommes maintenant ! Cependant, moi et d’autres, nous supervisons. Car, si la Terre se meurt, le cosmos sera mourant ! Les ennemis d’hier sont revenus. Nous devons les combattre… C’est le pourquoi de votre présence ici. Vous avez été choisi ! Vous serez nos successeurs ! Nous vous donnerons les facultés qu’il vous manque. Je remercie Thépaud de vous avoir guidé vers nous. Voici à mes côtés Tailtiu qui fut ma mère nourricière et qui est mon aimée… JEUNES GENS… QUE CE QUI DIT S’ ACCOMPLISSE !
Ayant dit cela, Lug dispose Godefroy à l’est, Anne au Sud, pendant que Tailtiu se place au Nord et lui à l’Ouest. Tous se tiennent la main.
-ANNE ! JE TE LÈGUE MES POUVOIRS ! FAIS EN BON USAGE ! dit Tailtiu.
-GODEFROY ! JE TE LÈGUE MES POUVOIRS ! FAIS EN BON USAGE ! dit Lug et d’une voix plus forte encore. JE RÉITÈRE CE QUI A ÉTÉ FORMULÉ, QUE LE TEMPS DES DIEUX S’ESTOMPE ! QUE LE TEMPS DES DIEUX ET DES HOMMES COMMENCE !
A peine a-t-il fini sa phrase que le ciel s’assombrit, le vent souffle en bourrasque, tout paraît tourbillonner autour d’eux, pierres, terre, ciel, ils sont transportés dans l’espace. Cela dure une éternité. Tout redevient calme. Ils se lâchent les mains. Lug s’adresse à Thépaud resté en retrait.
-Guide les vers leur Terre. Ils reviendront ici que les temps accomplis.
Suite à se commandement, Lug et Tailtiu embrassent les deux jeune gens sans dire un mot, avec respect et affection. Puis ils disparaissent comme ils étaient apparus.
Godefroy un peu dépassé par les évènements pose cette question à Thépaud.
-Pourquoi nous guider vers la Terre ? On est sur Terre ici !
-OUI, nous sommes sur Terre, mais une Terre parallèle à celle d’où nous venons. Il est vrai que ce monde ressemble à la terre que vous connaissez. Il se peut aussi que ce que vous voyez ici ne soit qu’une apparence, qui sait !?!. Allons, reprenons le chemin, dit Thépaud.
-Y a-t-il quelque chose de changer en moi ? demande Godefroy arrivé dans la prairie. Je me sens en pleine forme sans plus. Peux-tu m’expliquer ce que j’ai de mieux.
-Te souviens-tu de ta voiture ? répond Thépaud. Maintenant, tu regardes ce rocher, et tu le fais disparaître !
Le jeune homme hausse les épaules, regarde le rocher, ferme les yeux, prend une grande inspiration et prononce sur un ton ferme :
-Disparaît, je le veux !
Lorsqu’il ouvre les yeux, il constate que le rocher a disparu. En fronçant les sourcils il regarde Thépaud. Celui-ci avec un signe de négation explique.
-Non ! Ce n’est pas moi, je ne suis qu’un pauvre accompagnateur ! Allons, venez, le temps presse !
Arrivés devant l’entrée de l’escalier, la grande dalle se dresse suspendue dans les airs. Thépaud fait pivoter la dalle et dit en faisant une accolade à Godefroy :
-Il se peut que vous ne me revoyiez plus jamais, il faut se quitter maintenant !
A peine avait-il dit ces mots, qu’une grande langue de feu, surgit de nul part s’abat sur eux. Thépaud est touché. Godefroy a tout juste le temps de pousser Anne vers l’escalier.
Thépaud gît à terre, la jeune fille se précipite et s’agenouille près de lui. Godefroy fait de même. Thépaud gravement brûler à la force de leur dire :
-Soyez… heureux ! Je… suis… contant… de… partir en… vous trouvant unis ! Anne, tu auras bientôt un autre… un autre petit chat… c’est… promis ! Avant… avant la tranquillité… de très… dures… épreuves… vous… attendent. Anne… souviens-toi… toi aussi Godefroy… les clefs sont… au fond de… vous !
Thépaud a encore la force de prendre les mains des deux jeunes gens et de les joindre en les posant sur son cœur, regarde une dernière fois ses amis, leur sourit et ferme les yeux pour son dernier sommeil. Anne éclate en sanglot, Godefroy prononce ces mots avec tristesse :
– On ne se connaissant pas trop, mais je crois bien qu’on serait devenu de très bons potes.
Une autre langue de feu s’abat sur eux les obligeant à fuir. Ils se lèvent rapidement, montent les escaliers en courant. Anne s’arrête essoufflée. Godefroy dit d’un ton rassurant.
-Je vais essayer un nouveau truc. Je vais fermer les yeux, toi tu me donnes la main. Je pense très fort que nous sommes là-haut dans la chaumière.
Chose dite, chose faite. En un instant ils se retrouvent tous les deux près de l’âtre qui avait été remis en place.
-Il vous faut partir. Ne soyez pas triste, il se peut qu’un jour… mais, je suis trop bavarde. Au revoir mes enfants ! Soyez fort et courageux !
Les jeunes gens quittent très vite la chaumière. Ils courent vers la forêt. Arrivés à l’orée de celle-ci, ils se retournent pour regarder la maison une dernière fois. Devant leurs yeux, elle disparaît dans la brume. Celle-ci se dissipe et la voici disparue. La clairière est noyée de soleil. Ils reprennent le chemin qui les mène à leur voiture. Anne sanglote. Godefroy la prend dans ses bras et la berce doucement. Ils montent dans la voiture et roule vers leur but, la maison de l’ami du garçon.

A suivre …
Anny M

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