Bon goûté !!!


Chapitre 9

Anne et Godefroy

Comme Anne, Godefroy se retrouve dans la salle émaillée de blanc. Il en fait le tour, voit la porte laissée ouverte par les deux hommes. Il entre dans une pièce plus petit et faiblement éclairée. Il distingue un corps allongé, reconnaît son amie, se précipite vers elle, la prend dans ses bras et la secoue.
-Anne ! Réponds-moi, je t’en supplie, ANNE !
Rien n’y fait la jeune fille ne lui répond pas. Elle reste toujours inerte. Il la repose à terre, essaie de la ranimer, il a une très grande envie de pleurer. Après bien des efforts elle pousse un gémissement, l’espoir renaît dans le cœur de Godefroy.
-Je suis venu par le même chemin que toi, dit-il en la serrant dans ses bras. Te sens-tu la force de marcher ? Si non, je te porte !
Anne fait oui de la tête et se lève avec peine. C’est à cet instant qu’une porte s’ouvre dans un coin de la pièce. Une jeune femme apparaît dans l’encadrement de la porte, vêtue d’une longue tunique blanche. Sans dire un mot elle leur fait signe de la suivre. Anne se blottie contre Godefroy.
-Cela ne me dit rien qui vaille, dit-elle a voix basse.
-Ne crains rien, je suis avec toi, on ne te fera pas de mal, répond-il.
La jeune femme les mène dans une autre salle tout aussi blanche que les précédentes. La salle est nue, mais sur un mur un grand tableau représentant une jeune femme vêtue d’une longue robe couleur de la nature, tenant une salamandre dans les mains. Ils se sont approchés du tableau et sont impressionné par la ressemblance qu’il y a entre Anne et le portrait.
Anne va pour parler et une fois encore la jeune femme leur fait signe de les suivre. Les voici devant un ascenseur. Tous trois entrent dans celui-ci.
-C’est fou ce qu’il y a de choses étranges ici ! dit Godefroy. Une jeune femme muette, un portrait qui te ressemble et maintenant qu’est-ce qui nous attend ? Je ne savais pas que les dessous d’un étang pouvaient être si intéressant à visiter. J’aimerai bien savoir ce qu’il y derrière tout cela. J’ai l’impression que nous allons nous retrouver dans les coulisses, si je ne me trompe, ceux qui manipulaient les robots au château. Il termine sa phrase comme si il se parlait à lui-même.
-Que dis-tu là ? Je ne comprends pas, dis Anne inquiète.
-Quelque chose me dit que je n’ai pas le temps de t’expliquer mes réflexions. Ne t’inquiètes pas, je suis là. On va s’en sortir, je ne sais pas comment mais on va s’en sortir !
L’ascenseur les emporte vers les profondeurs de la terre. Enfin il s’arrête. La porte s’ouvre. La jeune femme sort, suivie des deux jeunes gens. Les voici dans une grande salle. Des tentures de tissu blanc, bordées d’argent pendent aux murs. Au fond de la salle, derrière une table mi circulaire, deux hommes, une femme, tous vêtus de grandes robes blanches, les regardent.
La femme leur demande, sa voix est chaude et douce.
-Avancez, nous vous attendions. Bien que ce soit la première fois que vous nous rencontrer, il y a longtemps que nous vous connaissons. Sa voix devient coléreuse, presque hystérique. Par deux fois, tu nous as mis en échec, oui, c’est à toi que je parle, Anne. Je vois que tu prends le chemin de ma plus mortelle ennemie. TOI et ELLE, vous ne faites qu’un seul personnage maintenant !
-Je ne comprends pas ce que vous racontez, réplique Anne se sentant menacée. Je ne vous ai rien fait !
-ASSEZ ! crie la femme en colère. Je ne te permets pas de m’insulter ! Tu es avec elle ! TU ES, ELLE ! As-tu compris ? TU ES MON ENNEMIE ! Et ce qui me met en rage, je sens que tu vas encore grandir, tu vas avoir encore plus de puissance ! Je ne te laisserais pas faire ! LE POUVOIR, C’EST A MOI DE A !
Godefroy en entendant cela a une réaction violente. Il s’avance à grand pas vers la table, frappe celle-ci de son poing et interpelle la femme. Sa voix gronde de colère.
-On ne sait même pas qui vous êtes, quelqu’un de poli se nomme. Laissez Anne tranquille. Elle n’est qu’elle-même ! On va filer d’ici, si je vous retrouve sur mon chemin, gare à vous s’il y a un massacre ! Ce sera de votre faute ! Et quand je dis quelque chose, je tiens parole !
-Je me nomme Viviane ou Morgane comme tu veux !
Godefroy va pour parler, la femme interrompt.
– Arrête petit homme ! CAR, toi aussi tu es mon ennemi ; Bientôt si je laisse faire les choses tu sauras qui tu es ! déclare la femme d’une voix menaçante en pointant son doigt vers Godefroy.
Godefroy recule de la table, hausse les épaules, retourne auprès de Anne, lui prend la main et dit :
-Viens ! Ils sont tous dingues ici !
Ils courent vers l’ascenseur, personne ne les poursuit. Au moment où ils mettent le pied dans celui-ci un éclair aveuglant traverse l’espace réduit de la cabine. Godefroy a juste le temps de soutenir Anne qui s’affaisse, puis tout devient brumeux dans son esprit, il s’écroule lui aussi sans connaissance.
Des hommes grenouille s’affairent à plonger et à replonger. Comme Godefroy n’est pas remonté à la surface, ce sont deux corps au lieu d’un qu’ils recherchent. De grands projecteurs éclairent le lieu du drame.
-Nous les avons trouver, crie un homme !
Les deux amis sont transportés à l’hôpital le plus proche.

A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. a demain pour la suite ! bonne galette! bises

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