J’espère que vous me recevez toutes et tous, me joignez-vous facilement ? Bonne journée à vous !


Chapitre 7

Anne et Godefroy

Pendant qu’elle se débat avec la terre. Godefroy est arrivé au château. Pas sans mal, il est vrai. Le hasard lui a fait rencontrer une vieille femme qui lui a indiqué l’endroit. Voyant la voiture de Anne, il sort de la sienne comme un diable de sa boîte. Il voit Marc, se jette sur lui, l’agrippe par le col de sa veste en le secouant de toutes ses forces.
-OÙ EST-ELLE ? TU VAS ME RÉPONDRE ! OÙ EST-ELLE ? C’EST BIEN TOI QUI LA MISES DANS CE PÉTRIN ! JE TE CASSE LA TÊTE SI TU NE ME RÉPONDS PAS !
-Arrête ! Tu m’étrangles ! Anne est descendue dans les souterrains du château. Elle y est entrée par la tour Est. Celle-ci là-bas ! Voici ma torche électrique, tu en auras peut-être besoin.
Godefroy arrache la torche des mains du garçon. Va pour se précipiter vers la tour, revient sur ses pas, pointe un doigt sur Marc et dit d’une voix menaçante :
-Si lui est arrivé quelque chose de grave, mon pote ! Je te brise, tu pourras conter les morceaux !
Ceci dit, il part en courant vers la tour. Thépaud le suit de près. Tous deux descendent les escaliers. Le garçon s’aperçoit de la présence du chat.
-Tiens ! Tu es là, toi aussi ?
Ils suivent le même chemin que Anne sans encombre. Ils arrivent dans la grande salle. Comme si de rien n’était les hommes continuent leur travail. Godefroy se jette sur eux, il ne trouve aucune résistance à ses attaques. Cela l’étonne mais ne l’empêche pas de continuer son massacre. Thépaud lui, saute sur tous les claviers qu’il trouve, détraquant par son poids tout le système. La voix s’élève à nouveau.
-Vous avez gagné cette fois-ci. Nous nous retirons. Malheureusement il y a une personne qui restera ici, elle va mourir. Vous ne la trouverez pas, ni l’endroit où elle se trouve en ce moment. Si vous trouvez l’endroit, il sera trop tard !
-OÙ EST-ELLE ? OÙ EST-ELLE BANDE DE S… !
Personne ne lui répond. Godefroy prend un des hommes et le frappe de toutes ses forces, si fort que la tête de l’homme se détache de son corps. Avec horreur le garçon s’aperçoit que depuis le début il se bat contre des robots. Sa colère tombe d’un seul coup, elle est remplacée par l’angoisse. Il cherche l’endroit où peux se trouvée Anne. Il ne découvre aucune issue que celle l’entrée.
Des claviers jaillissent des étincelles. Thépaud est planté près du mur coulissant et miaule. Le garçon s’approche de la paroi, cogne dessus et hurle :
-ANNE ! ANNE ES-TU LÀ ? RÉPONDS-MOI !
-A la hauteur de ton épaule gauche, appuie sur la pierre, dit Thépaud derrière lui.
Sans trop réfléchir le garçon fait ce qui lui est demandé. Stupéfait, il voit le mur coulisser. Il était temps, Anne à demi ensevelie sous la terre ne pouvait plus résister au poids de cette masse. Il l’a tire avec peine. En le voyant elle lui sourit, essaie de parler et s’évanouit dans ses bras.
-ANNE ! Réveille-toi, dit-il en la secouant. Nous n’avons pas le temps de rester ici, j’ai l’impression que tout va sauter.
Péniblement elle revient à la réalité, regarde autour d’elle, s’aperçoit que tout commence à brûler, s’accroche au cou du garçon et se relève péniblement.
-Ça va ? Il faut décamper en vitesse, si non on va y rester !
Anne est un peu vacillante sur ses jambes. Tous trois sortent de la salle, le trajet vers les escaliers se fait en courant. Le plus difficile pour Anne est de les monter, elle est essoufflée par la course sans oublier l’effort qu’elle a du produire pour échapper à la pluie de terre. Godefroy la prend dans ses bras et monte les escaliers. Enfin les voici à l’air libre.
Le garçon ayant posée Anne à terre, ils courent vers les voitures. Arrivés près de celles-ci ils ont du mal à reprendre leur souffle. Tout tremble sous leurs pieds. Marc et Marie les rejoignent, rassurés de les voir vivants.
-Prenez la voiture de Anne, elle n’est pas en état de conduire. Elle vient avec moi. Direction votre domicile. Vite ! Tout va sauter !
Arrivé près de la voiture de Godefroy Anne se retourne, elle voit la tour Est vaciller et s’effondrer. Les restant de murs du château commence à se fissurer dangereusement, une explosion se fait entendre à l’intérieur du château. Marc lui, ne voit pas ce spectacle, il n’a pas demandé son reste et a pris les devants.
Chez Marc et Marie, ils sont tous installés sur le canapé et discutent. Marie va à la cuisine préparer du café pour remettre tout le monde des émotions vécues.
-Si l’on nous demande, dit Godefroy sur un ton sans réplique, à l’assemblée. Si l’on nous demande quoique ce soit sur ce qui est arrivé cette nuit. Motus et bouche cousue. Nous étions tous ici, nous avons passé la soirée ensemble à regarder un DVD, « Le cinquième élément. » j’espère que tout le monde ici a vu ce film et que tu as le DVD chez toi, Marc. Je suis sûr que en ce moment même, les flics sont là-bas. Ça a du faire du bruit, et comme je sais que tu t’intéresses au château, eux aussi doivent le savoir. Sûr qu’ils vont venir t’interroger. Pense à ce que je t’aie dit !
-C’est une chance que j’ai ce film en DVD, dit Marc en s’épongeant le front de son mouchoir. Je ne dirai rien, j’ai compris.
-Nous allons rentrer chez mes parents. Godefroy, tu m’accompagnes avec ta voiture, demain je viendrai prendre la mienne.
Ils quittent Marie et Marc. En s’asseyant dans la voiture, Anne pousse un soupir.
-Je vais te guider, dit-elle à Godefroy. Prends cette route là, ensuite tu vas tout droit jusqu’au croisement et tu tournes à gauche.
-Où t’es-tu fourrée, encore une fois ? demande le garçon après quelques minutes de conduite silencieuses. Tu veux bien m’expliquer pourquoi des choses bizarres t’arrivent tout le temps ? Qui étaient ces types ? Enfin si on peut appeler ça des types !
-Plus tard… Godefroy… ! Plus tard ! Je suis fatiguée ! dit-elle d’une voix lasse.
-C’est toujours plus tard avec toi ! Rétorque Godefroy. Je commence à en avoir assez !
-Tu veux bien stopper la voiture, tu seras gentil.
Godefroy surpris arrête son véhicule. Anne ouvre la portière et descend. Le garçon stupéfait voit son amie continuer la route à pieds. Il redémarre, la rejoint, descend à son tour, s’approche d’elle et l’apostrophe ainsi :
-Tu me fais quoi, là ? Tu vas me faire le plaisir de monter là-dedans… complètement folle cette nana !
Anne lui obéit docilement sans rien dire. La fin du trajet se fait en silence.
Arrivée chez ses parents elle voit son père qui semble l’attendre. Elle lui présente Godefroy pour couper à certaines questions qu’elle soupçonne.
-Papa, je te présente Godefroy mon camarade de travail. Il est venu me rejoindre chez Marc. L’hôtel du village étant fermé, je me suis permise de l’inviter chez nous !
-Soyez le bienvenu chez nous jeune homme, dit-il en serrant la main du garçon. Bien que cette venue soit tardive. Se tournant vers sa fille. Dis-moi Anne, d’où venez-vous ? Mais où sont tes chaussures ? Pourquoi ces chaussons ? Aurais-tu mal aux pieds ?
-Nous venons de chez Marc, papa, répond Anne un peu désorientée par les questions de son père. Je viens de te le dire. J’ai emprunté les chaussons de Marie, j’ai très mal aux pieds avec mes chaussures neuves. Quant à Godefroy, il avait quelques jours de vacances. Il est venu me rejoindre. Il savait que j’étais chez Marc. Mais toi ? Pourquoi es-tu debout à cette heure et habillé ?
-Il se passe… il se passe que l’on a fait sauter le château. Voilà ce qui se passe. Vous n’avez rien vu de bizarre en venant ici ?
-Je comprends pourquoi tous les murs ont tremblé. Marc me disait que s’était pratiquement tous les jours comme ça, je ne le croyais pas. Qui a fait ça ? Les cinéastes ? Tu m’as dit que tu avais loué le château à des cinéastes…
-Mais non, dit le père de Anne en se grattant le menton. Ce n’étaient des gens du cinéma ; je me suis fait berner. Je ne pourrais pas te dire qui ils sont. Puis, se tournant vers Godefroy. Quoiqu’il en soit jeune homme, vous êtes notre invité. Anne tu le guideras à la chambre d’amis. Moi je vais dans mon bureau, j’ai quelques coups de téléphones à donner.
Godefroy salue et remercie le père de Anne. Pendant que celui-ci parlait et posait des questions, il sentait la sueur lui couler dans le dos. Il avait très peur de ce que cet homme ne découvre qu’ils étaient au château quelques heures plus tôt. Il se disait en lui-même :
-« Si tu savais mon coco que tout vient de ta fille ! ».
Anne guide son ami vers la chambre et lui montre la sienne. Il se quitte en s’embrassant. Avant d’entrer dans sa chambre Godefroy lui demande :
-Crois-tu qu’il soupçonne quelque chose ? J’ai eu la trouille tout à l’heure quand il m’a regardé.
-Mais non ! Tu te fais des idées. Papa te regardait… pour te jauger et voir ce que tu valais, c’est tout, il est toujours comme ça. Pourquoi veux-tu qu’il soupçonne sa fille et son camarade de travail. Allons, Godefroy ! Ne te mets pas martel en tête. Tu verras demain. Il sera tout à fait sympathique avec toi.
-Si tu le dis, je vais pouvoir dormir tranquillement. Il l’embrasse et entre dans sa chambre.
Une fois seul le garçon n’a pas vraiment envie de dormir. Il découvre sur une petite table de quoi écrire. Il s’installe à la table et se met à rédiger, ses mémoires ? Non, une lettre à Anne. Voici ce qu’il écrit :
Anne
Tu vois ce que tu me fais faire ? T’écrire ! Moi qui déteste ça ! C’est que voilà, depuis que je te connais, il y a des tas de choses qui se passent et j’ai le pressentiment que ce n’est pas fini et que ces choses sont en rapport avec toi. Je te jure que plus jamais je ne te poserai de questions stupides, même si j’ai du mal à comprendre ce qui se passe. Quoiqu’il en soit, je serais toujours à tes côtés, toujours là pour t’aider. Je me refusais à le croire, mais voilà, l’évidence est là. Je t’aime, voilà, je te l’ai dit. Je t’aime vraiment, je ne pourrai plus me passer de toi. Je t’aime !
Signé, Godefroy.

Il met la lettre dans une enveloppe, sort dans le couloir, glisse sa missive sous la porte de Anne et s’en retourne se coucher. Au matin, Anne découvre la lettre, lit la missive, sourit à la fin de la lecture, pose un baiser sur le message et le met dans sa poche.
-Alors, les nouvelles sont bonnes ? demande Thépaud.
-Tu n’es pas jaloux, j’espère !
-Non, je ne suis pas jaloux, réplique Thépaud. Mais il serait sage de se dépêcher car, si non, pas de petit déjeuner, et surtout plus de lait pour moi !
Anne éclate de rire, ouvre la porte de la chambre et suit Thépaud qui file vers la cuisine. Elle y retrouve Godefroy installé à déjeuner. Elle s’approche de lui et lui pose un léger baiser sur la bouche en guise de bonjour.

Dans la journée, elle fait découvrir au garçon tous les endroits où elle jouait étant enfant. Elle prend le bras du jeune homme et lui dit dans le creux de l’oreille :
-Tu as conquis ma mère. Devine ce qu’elle m’a dit en me parlant de toi. Que tu étais un jeune homme très sympathique et qu’elle te voyait bien comme gendre. Elle est contente pour moi, que nous soyons amis.
Godefroy la regarde d’un air étonné. Anne éclate de rire devant la mine du garçon.
-Attrape-moi si tu peux, dit-elle en se mettant à courir.
Godefroy ne se le fait pas dire deux fois. Il s’élance à sa poursuite. Les deux jeunes gens rient aux éclats, s’écroulent et roulent dans l’herbe, deviennent sérieux, se regardent intensément, doucement leur tête se rapprochent l’une de l’autre et un long baiser les unis.

A suivre …
Anny M

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2 responses to this post.

  1. Oui nous nous rejoingnons très bien en ce merveilleux temps des fêtes.
    ***BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2011***

    Paix, Bonheur, Santé, Sérénité !

    … Flo-Ray

    Réponse

  2. et moi j’ai du cliquer sur ton nom pour te lire : tu n’es pas dans mes contcts en plus ! ton nom sur un de mes comms de wp! c’est toujours pareil pour moi :ma boite mail reste vide depuis 3jours pour tous les billets wp ou je suis abonnée ! bisous

    Réponse

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