Bonne journée nuageuse et brumeuse, il fait un peu plus chaud qu’hier !!!


Chapitre 6

Anne et Godefroy

Revenons à nos deux chercheurs d’énigmes. Leurs recherches ne sont pas infructueuses. Anne découvre un plan des souterrains du château. Les deux jeunes gens l’examinent avec attention. La lecture du plan leur apprend que sous la tour est, il y a une entrée de souterrain. Qui mène à une grande salle située sous le château.
Ayant trouvé ce qu’ils cherchaient, il s’en retourne chez Marc. Anne décide qu’elle irait le soir même faire une inspection des lieux. Le jeune couple essaie de l’en dissuader, peine perdue. A dix heures du soir, Anne, Marc et Marie, elle a voulu les accompagner, sans oublier Thépaud, bien sûr, se retrouvent tous aux portes du château, si je puis dire.
La voiture de Anne est garée sur le terre-plein. Marie demande à rester dans celle-ci. Marc lui accompagne son amie. Tout à coup un gigantesque rayon de lumière jailli de la tour Est et s’éteint aussi tôt. Cela n’arrête pas la jeune fille munie d’une torche électrique, dans sa progression vers la cour intérieure du château, Marc, lui, est peu rassuré.
-Je ne vais pas plus loin, lui dit Marc. J’ai trop peur, ne m’en veux pas.
Anne d’un signe lui fait comprendre de retourner vers la voiture. Thépaud s’approche d’elle.
-Je parts en éclaireur. Toi, tu restes ici, attends-moi, dit-il.
Il revient au bout de quelques minutes, qui ont parues une éternité à la jeune fille.
-Il y a vraiment une ouverture au pied de la tour, elle était cachée par des pierres qui ont été enlevées. Un escalier descend vers le souterrain. Veux-tu y aller ? En es-tu sûre ? Tu vas te trouver devant un très grand danger. Tu peux y perdre la vie. Il est encore temps pour toi de renoncer, personne ne t’en voudra.
-Je sens que mon devoir est d’y aller. Je veux découvrir ce mystère.
-C’est bien, dit Thépaud en la regardant de ses grands yeux dorés. Allez ! Va ! Dis-toi bien que quoiqu’il t’arrive, tu as les clefs au fond de toi.
Anne donne un baiser à Thépaud, puis sans se retourner part vers la tour. Arrivée à l’entrée de celle-ci, elle allume sa torche électrique, descend avec précaution les premières marches de l’escalier, s’arrête un court instant, écoute, voyant que rien ne bouge, elle continue sa descente.
Les pierres de l’escalier sont inégales, plusieurs fois elle a failli tomber. Enfin elle arrive à la dernière marche. Elle respire profondément ; elle a encore du chemin à faire. La voici maintenant dans le souterrain.
Elle avance en faisant le moins de bruit possible. Cent mètres plus loin elle distingue une lumière blanchâtre dans le fond du tunnel. Elle s’arrête un instant. Elle hume l’air alentour, ce n’est que l’odeur fade et humide du souterrain qui vient à elle. Elle se remet en marche. Plus elle avance, plus la lumière devient plus dense.
Un faible ronronnement lui parvient aux oreilles. Elle n’est pas du tout rassurée et avance prudemment. Sentant un danger, elle stoppe de nouveau. Elle retire une de ses chaussures, la lance droit devant elle. Elle frissonne d’horreur lorsqu’elle celle-ci se carboniser dans l’air. Elle comprend qu’un champ de force obstrue la galerie.
Elle s’assoit par terre pour réfléchir. Comment va-t-elle faire pour passer cet obstacle invisible. Les paroles de Thépaud lui reviennent. « Quoiqu’il t’arrive, tu as les clefs au fond de toi ! »
Une idée germe dans son esprit, pourquoi ne pas imaginer que cette barrière mortelle n’existe plus. Elle se concentre quelques minutes. Elle retire son autre chaussure et la lance comme la première. Rien ne se produit, elle a réussi.
La barrière effacée, malgré la peur elle continue son chemin. Le souterrain tourne sur la droite et débouche sur une salle éclairée d’une forte lumière qui l’éblouit. Après s’être habituée à la luminosité elle regarde autour d’elle. Elle est étonnée de la vastitude de l’endroit.
Sur trois des murs d’énorme écrans. Au centre de la salle trône un grand pupitre, d’autres sont placés sous les écrans. Des hommes vêtus de tunique argentée s’affairent. Sur les écrans, des plans de villes, de départements. Il y a même sur l’un d’eux, les deux hémisphères terrestres. Tracés dessus, des points, des traits, des croix placés à certains endroits de la carte.
Elle entre dans la salle, il lui semble que personne n’a remarqué sa présence. Elle se dirige vers le grand pupitre. Une envie irrésistible la pousse à toucher à un des claviers et d’écrire son nom, chose stupide à ne pas faire, mais le mal est fait !
Une voix aux timbres métalliques venant des quatre coins de la salle se fait entendre, les hommes se ruent sur Anne, l’empoignent avec rudesse et l’entraînent vers le seul mur aux pierres apparentes s’en qu’elle puisse se défendre. Elle se retient de crier, la force de ces hommes l’impressionne, plus encore, leurs yeux sont fixes et sans vie.
-Tu as osé franchir notre seuil. Tu seras punie, tu vas devoir mourir. Mais… nous sommes magnanimes. Nous te donnons une chance. Une épreuve à passer. Si tu sors indemne de l’épreuve de la terre, tu seras libre.
La voix se tait. Un des hommes appuie sur une pierre du mur. Un pan de celui-ci se décale et coulisse. Anne est projetée à l’intérieur d’une pièce faiblement éclairée et atterrit brutalement sur le sol. Elle se relève péniblement et se rue vers la sotie. Le mur coulisse reprenant sa place initiale. Elle frappe sur les pierres de la paroi coulissante en criant de toutes ses forces.
-OUVREZ-MOI ! LAISSEZ-MOI SORTIR !
Peine perdue, sa voix se répercute sur les murs de la pièce. Elle se retourne et inspecte l’endroit. Les parois, sauf le mur de sortie, sont de terre battue. Soudain elle sent quelque chose lui tomber sur la tête et les épaules. Elle regarde au plafond. De la terre tombe, elle tombe de plus en plus vite.
Rapidement Anne en a jusqu’aux genoux. Un brin de panique s’empare d’elle. Elle tremble de tous ses membres, mourir enterrée vivante ne la réjouit guère. Elle se remémore ce qu’elle a fait dans le tunnel. Aussitôt, elle se calme, respire, se concentre et imagine qu’un dôme invisible la protège. Elle constate après quelques instants de concentration que la terre ne tombe plus sur elle. Une question vient à son esprit. Combien de temps va-t-elle tenir et comment pourra-t-elle sortir de cette impasse ?

A suivre …
Anny M

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