Il fait froid, mais Bonne journée !!!


Chapitre 4
Anne et Godefroy

Anne et Godefroy reviennent d’un reportage, ils sont tout les deux dans l’appartement du garçon. Le jeune homme marche de long en large. Il sait très bien que Anne part le lendemain pour son village natal.
-Anne ! N’y va pas ! Reste.
-Il faut vraiment que je parte là-bas, dit Anne en s’approchant du garçon. Une force me pousse à y aller. Accompagne-moi !
-Je vais te dire, je suis inquiet pour toi. Quelque chose me dit que ça va mal tourner pour toi. Comme avec le delta, je sais, tu m’as expliqué. Vois-tu, je n’ai vraiment pas envie de perdre une amie qui m’est très chère. Alors, je t’en supplie, reste!
Voyant que Anne ne répond rien, il se met dans une terrible colère.
-BON ! Puisque tu le prends comme ça ! C’est fini entre nous ! Tu prends la porte et tu te casses ! T’AS COMPRIS ? TU… TE…CASSES !
Il fait suivre le geste à la parole, ouvre la porte, pousse Anne sur le palier et referme la porte avec fracas. Anne serre des poings pour ne pas pleurer, allume la minuterie, et descend lentement les escaliers.

Le lendemain matin de bonne heure, elle part. Thépaud n’est pas là, il vit sa vie de chat. Elle lui laisse la fenêtre ouverte, à manger et à boire. Elle part, elle sait que ses parents l’attendent, les ayant prévenus de son arrivée. Elle arrive dans la demeure familiale en fin d’après-midi. Là, elle retrouve toute son enfance. Grégoire le vieux jardinier, Hiette la cuisinière et bien sûr ses chers parents, heureux de retrouver leur fille.
Le soir venu, elle retrouve sa chambre d’antan. Elle se couche et s’endort en pensant à la journée du lendemain. Dans son sommeil elle rêve. Toujours le même rêve, la forêt, la brume, la chaumière, le chat. Elle se réveille toujours au même endroit. Cette fois-ci elle est réveillée par un coup de tonnerre. La fenêtre de sa chambre est grande ouverte. Un vent violent entre dans la pièce. Elle allume la lumière, se lève, va fermer la fenêtre. En retournant se coucher, elle voit Thépaud roulé en boule au pied de son lit. Elle le prend dans ses bras.
-Tu es là, toi. Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te demander comment tu es venu !
-Je suis venu car, tu vas avoir besoin de moi ! Ce qui est écrit, est écrit !
Anne repose le chat sur son lit, se recouche. De bon matin, fraîche et dispose, elle descend à la cuisine. Elle y retrouve son père. L’embrasse, ainsi que Hiette qui s’affaire aux fourneaux. Thépaud l’a suivie.
-Tu as un chat maintenant, s’exclame son père.
-Oui, il s’appelle Thépaud, il est très gentil.
Hiette dépose devant Anne, qui est installée à table, un grand bol de café au lait, du pain, une grosse motte de beurre, ainsi qu’un pot de confiture. Thépaud lui, a une jatte de lait. Le père de Anne entame la conversation en ces termes.
-Tu vas venir avec moi tout à l’heure. Je vais te montrer sur le cadastre l’acquisition que je suis entrain de faire. Pour moi, c’est un projet qui me tient à cœur.
-As-tu entendu parler de ce qui se passe au château ? demande-t-elle à son père.
-Faut pas parler comme ça, dit Hiette en faisant un signe de croix. C’est le Diable qui est derrière tout ça ! Ah ! Si Merlin revenait, tout irait mieux !
-Allons ! Hiette ! Ce sont que des histoires de bonnes femmes ! dit le père de Anne. C’est une troupe de cinéastes qu’il y a là-bas. C’est moi-même qui leur ai donné l’autorisation de tourner. Il n’y a pas de quoi fouetté un chat !
Thépaud à ces mots, s’est arrêté de laper son lait et le regarde. Anne va pour prendre la parole mais son père la coupe dans son élan.
-Tu ne vas pas croire à ces histoires, j’espère. J’ai fait cela pour le village, pour renflouer les caisses.

Excusez-moi, je reprends la parole. Ce que je ne vous ai pas précisé, un oubli de ma part !… Le père de Anne est le maire du village.

-Marc m’en avait parlé. Marc Deschamps ! Je vais lui rendre visite. Je ne serais pas là à midi. Une fois sortie de la mairie, je dois aller chez lui.
-Alors, tu viens à la maison pour aller voir tes amis, dit son père vexé. Ta mère va être déçue.
-Papa ! Je reste quelques jours avec vous. Comprends moi, je suis curieuse. Ces gens t’ont peut-être berné !
-Ne t’occupes pas de cette affaire, dit-il encore en se levant. De toute façon, ils ont déjà payé… nous partons tout de suite.
Anne se lève à son tour, sans dire un mot et suit son père. Tous deux se dirigent vers le garage. Thépaud est entre les jambes de Anne, comme tout chat qui se respecte. Son père le voit.
-Ton chat t’accompagne ? Alors, tu prends ta voiture et moi la mienne.
Notre amie ne réplique rien, mais se dit en elle-même que son père est de très mauvaise humeur. Elle monte dans sa voiture. Thépaud saute sur le siège arrière. A la mairie Anne et son père se garent devant le petit jardin bordant celle-ci. Ils entrent dans le bâtiment et se dirigent vers la salle du cadastre.
-Je vais acheter cette terre dit son père en lui montrant une parcelle Elle appartenait à la famille avant la révolution. Vois, celle qui touche au château.
Anne reste silencieuse. Elle regarde non pas la parcelle de terre mais le château. Son père lui parle, elle ne l’écoute pas. Quelque chose lui dit que celui-ci n’a pas à faire à des cinéastes. Une fois ressortie de la mairie Anne sourit en voyant un attroupement d’enfants autour de sa voiture. Ils regardent Thépaud. Elle embrasse son père, se dirige vers son véhicule.
Arrivée chez ses amis, elle sonne à la porte. C’est Marie qui l’accueille. Elle la fait entrer. Marc est dans la salle à manger entrain de dresser le couvert. Il l’embrasse.
-Marie a pensé que tu aimerais faire un tour au château cet après-midi. Alors, nous allons manger de bonne heure, dit-il.
Le repas terminé, les deux amis partent vers l’endroit du mystère. Anne inspecte tous les recoins mais, rien n’y fait, il n’y a rien de suspect, même pas de cinéastes. Elle dit à Marc :
-Si nous allions voir les archives ? Je suis sûre que l’on trouvera des indices qui nous permettrons d’élucider cette affaire.
-Mais c’est dimanche aujourd’hui ! s’exclame Marc. Comment allons-nous faire ? La mairie est fermée.
-Mon père n’est pas le maire du village pour rien. Ne t’inquiètes pas, rétorque Anne .

A suivre ….
Anny M

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2 responses to this post.

  1. Lire et décrire,
    La Source Même
    D’une Vie à l’Hors,
    Tout mes Voeux pour l’An qui Vient.
    Je veillerais à connaître la Fin.
    De Cet Intrigue , de ce Mystère,
    Bon Vent à Toi , Dame Romancière.
    NéO~

    Réponse

  2. Posted by annie ahmada on 27 décembre 2010 at 14 h 14 min

    belle histoire que je suis tous les jours mais là je suis chez ma fille : il y a mon mari sinon je pourrai pas grosses bises

    Réponse

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