Les heures passant les coeurs s’apaisent. Reprenons notre souffle doucement, en attendant l’arrivée du matin, cheminons à travers l’espace et le temps retrouver les rêves oubliés dans les nuées.


Extase du soir

Droits et longs, par les prés, de beaux fils de la Vierge
Horizontalement tremblent aux arbrisseaux.
La lumière et le vent vernissent les ruisseaux.
Et du sol, çà et là, la violette émerge.

Comme le ciel sans tache, incendiant d’azur
Les grands lointains des bois et des hauteurs farouches,
La rivière, au frisson de ses petites mouches,
A dormi, tout le jour, son miroitement pur.

Dans l’espace, à présent voilé sans être sombre,
Des morceaux lumineux joignent des places d’ombre,
Du ciel frais tombe un soir bleuâtre, extasiant.

Et, tandis que, pâmé, le peuplier s’allonge,
Le soleil bas, dans l’eau, fait un trou flamboyant
Où le regard brûlé s’abîme avec le songe.

Maurice ROLLINAT (1846-1903)

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3 responses to this post.

  1. Magnificoooo
    Passe une bonne fin de soirée
    bisous

    Réponse

  2. dors bien annie : je m’eveille mais je vais me recoucher! bises

    Réponse

  3. Merci pour cette douce musique et ce magnifique poème Annie, ça fait du bien passer chez toi mon amie!!
    Bon mercredi et gros bisous xxxx

    Réponse

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