le matin venu je n’aurai pas le temps d’être devant mon écran alors je vous laisse la suite de cette nouvelle aventure, marché de Noël oblige ! Bonne journée !!!


Chapitre 2

LE COMBAT DE THOVARDR
CONTRE LA REINE IRKA,
OU,
L’ AMITIE N’A PAS DE PRIX.

Dans l’encadrement se profile la silhouette d’un jeune homme de haute stature. Il s’avance dans la salle.
Avec empressement l’aubergiste vient le saluer en s’agenouillant à ses pieds. Le jeune homme en souriant le relève puis s’avance vers la table de Hroerekr.
Le colosse recule prudemment. Le jeune homme lui lance un regard froid et sévère, il l’apostrophe d’une voix menaçante :
– Si je te vois encore maltraiter les étrangers gare à toi !
Il s’installe ensuite à la table de notre ami, lui tend la main tout en se présentant :
– Je suis Thorvardr, fils de Valdemar, fils d’Ingvar, Prince de ce pays. Et toi qui es-tu ?
– Je suis Hroerekr, fils de Helge, fils de Signotr, pour te servir. Mon pays est à mille lieux d’ici. Je te remercie de m’avoir tiré de cette impasse. Si tu es prince de ce pays, moi aussi je le suis. Bientôt la charge de gouvernent pèsera sur ma tête, mes parents n’étant plus de cette terre. Avant cela je veux connaître le monde et la vie. J’ai délégué ma charge à un intendant, le meilleur ami de mon père. Lorsque je rentrerai, j’aurai mûri, peut-être serais-je devenu sage. Ici est la première étape de mon voyage.
– J’apprécie chez ceux que je côtoie la franchise, déclare Thorvardr en lui posant la main sur l’épaule. Veux-tu devenir mon ami et mon frère ? J’avais deviné en toi un prince de haute lignée. Acceptes-tu ? Tu ne peux pas rester ici. Viens avec moi. Tu feras école à mes côtés. Je sais que ma demande peut te paraître étrange. Je n’ai pas d’ami de mon âge. Mes parents t’accueilleront les bras ouverts. Nous avons appris pour ta famille. C’est triste de se retrouver seul.
Après quelques minutes d’hésitation Hroerekr accepte la proposition de Thorvardr.
-« Pourquoi pas, ce jeune homme est de mon âge et il paraît sympathique », pense-t-il.
Les jours passant les deux jeunes gens s’entendent à merveille. Ils ne se quittent plus, que ce soit à l’entraînement de guerre ou aux divertissements.

Deux hivers ont passés depuis leur rencontre. Nos deux amis, tôt ce matin là sont partis chasser. Par un malencontreux hasard, Hroerekr se trouve séparé de son ami et du groupe des chasseurs.
Soudain une bête monstrueuse surgit devant lui. Son cheval fait une embardée et le désarçonne. Il chute. Étourdi il tente de se relever, mais le voici entouré d’un épais brouillard.
Il se sent agrippé de toutes parts, essaie de se défendre mais en vain. Ses agresseurs sont nombreux et forts, l’un d’eux l’assomme…

Ce n’est qu’à la fin du jour que Thorvardr s’inquiète de l’absence de son ami. Il demande aux chasseurs qui l’entourent des nouvelles de celui-ci. Personne ne peut dire quoique ce soit. Personne n’a vu Hroerekr.
La nuit a laissé tomber son épais manteau. Thorvardr décide de faire des recherches. C’est avec l’aide de torches qu’elles se font. Tous arpentent de long en large le parcours de la chasse. Aucune trace de Hroerekr, apparemment le jeune homme ne s’est volatilisé.
Tard dans la soirée Thorvardr, l’esprit inquiet s’en retourne à sa demeure en espérant retrouver son ami rentré au logis. Hélas, Hroerekr est absent.
Dans la grande salle commune un repas l’attend. Il remercie et demande à être seul. Il n’a nullement faim. Il réfléchit à la situation. Que doit-il faire ? Ses parents se trouvant absents, il doit prendre les décisions seul. Un serviteur entre dans la salle.
Il lui déclare qu’un homme veut le voir. Il lui apporte des nouvelles de son ami. Thorvardr ordonne avec empressement de faire entrer.
C’est un paysan, avec moult courbettes il s’avance. Le jeune homme exaspéré lui demande :
– Qu’as-tu à me dire ? Parles…, tu n’as pas de crainte à avoir.
L’homme avec difficulté lui narre la scène dont il a été le témoin impuissant. Il termine son récit sur ces mots :
– Je suis resté caché longtemps dans les buissons. J’ai entendu le galop d’un cheval. Je suis sorti d’où j’étais à la nuit tombante. Je suis vite rentré chez moi. C’est ma femme qui m’a forcé à venir ici. Je ne voulais pas, j’avais trop peur.
Thorvardr interroge l’homme plusieurs fois. Celui-ci lui répète le même récit, toujours saisi de frayeur. Un serviteur vient d’entrer dans la salle. Il annonce à Thorvardr que le cheval de Hroerekr est rentré à l’écurie, mais sans cavalier.
Le paysan et l’homme se sont retirés. De nouveau Thorvardr tourne en rond dans la salle. Il s’arrête quelques instants, contemple le feu.
– Ah ! Si mes parents étaient là, s’écrie-t-il.
A cet instant du feu jailli une énorme gerbe d’étincelles en sa direction . Il se recule avec rapidité. Devant lui apparaît, sorti de la gerbe incandescente, un homme vêtu de noir, tout rabougri au visage mi-homme mi-animal.
Stupéfait le jeune homme d’un geste brusque dégaine son épée. Il fait face à l’intrus. Celui-ci éclate d’un rire méchant et pointu. Il n’est nullement effrayé par le regard menaçant de Thorvardr. Il lui déclare d’une voix nasillarde tout en riant de plus bel :
– GORAK ! Gorak est mon nom. Je suis le fidèle servant de la reine Irka ! Ton épée ne me fait pas peur jeune homme, ni ton regard. Je suis venu te donner des nouvelles de ton cher et bel ami…, je vois que cela t’intéresse…, assieds-toi. Ce que je vais t’apprendre va bien t’étonner.
Thorvardr voit rouge, il sent la colère gronder au fond de lui. Il attaque Gorak par les cheveux, lui met la pointe de son épée sous la gorge et d’une voix furieuse il lui crie :
– PAR TOUS LES DIEUX ! TU VAS PARLER !
Gorak continue de rire. D’un geste prompt il envoie au visage de Thorvardr une sorte de poudre qui agit aussitôt. Le jeune homme est paralysé, c’est avec peine qu’il respire. Gorak lui dit alors :
– Tu dois te faire une raison. Plus jamais tu ne reverras ton ami. Bientôt il prendra pour épouse notre reine, la reine Irka. Monarque absolu de son île. Plus jamais tu ne le reverras.
Gorak se dégage de la poigne de Thorvardr, s’en retourne vers le feu et disparaît comme il était venu. Thorvardr s’écroule inconscient.

A suivre …
Anny M

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3 responses to this post.

  1. Tu vas etre partie longtemps ..
    j’espere que tout ira comme tu veux
    a bientot bisous

    Réponse

  2. oh! eencore bon we! reviens nous vite avec la suite! bisous c’est samedi matin

    Réponse

  3. Tu sais vraiment nous divertir avec ces belles histoires Annie!! Merci beaucoup!
    Amitié et gros bisous xxxx

    Réponse

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