La pluie arrive ! Bonne journée !!!!



Chapitre 1

L’amour et Aurélie

Dans bourg il y avait trois sœurs, toutes trois belles comme le jour. Les deux aînées sont mariées. Il ne reste qu’Aurélie, la troisième, la plus jeune et la plus belle d’entre toutes. Cette jeune demoiselle a beaucoup de prétendants. Cependant, aucun de ces jeunes gents ne l’intéresse. Elle consacre sa vie à l’art sous toutes ses formes.
Lorsque l’histoire commence, Aurélie a décidé d’aller passer quelques jours dans la maison de campagne familiale. Elle aime cette maison et surtout les grandes randonnées dans la nature. La voilà partie dans les bois, non loin de la maison.
Elle s’y sent tellement bien qu’elle en oublie l’heure. Lorsqu’elle s’aperçoit qu’il lui faut retourner sur ses pas, la nuit commence à tomber et pour arranger le tout, Aurélie s’est égarée. Il lui est impossible de retrouver son chemin. Heureusement que la lune est pleine. Elle éclaire la forêt de taches claires et argentées. Aurélie s’arrête un instant de marcher. Il lui semble entendre de la musique. Elle retient sa respiration.
C’est bien de la musique. Elle dirige donc ses pas vers les sons harmonieux. Après une heure de marche, la voici au bout d’une grande allée.
Elle s’engage dedans et arrive devant une grande maison. De la musique, des rires, des voix viennent chatouiller ses oreilles. Elle prend son courage à deux mains, frappe à la porte et attend quelques instants. Un homme d’un certain âge vient lui ouvrir. Il la fait entrer et referme la porte derrière elle.
– Je suppose que vous venez à la réception que donne Monsieur.
– Non, pas exactement, répond_elle. Je me suis…
– Attendez ici, Mademoiselle, dit l’homme en lui coupant la parole. Je vais chercher Monsieur.
Sur ces mots il laisse la jeune fille dans l’entrée. Elle regarde autour d’elle avec dans le regard de l’admiration. La pièce est recouverte de tentures et de tableaux. Un particulièrement attire son attention. Il représente :  » Psyché recevant le premier baiser de l’Amour « . Elle est étonnée de voir ce tableau sur ce mur. Elle l’avait récemment admiré au Musée du Louvre.
Une voix la fait sursauté. Elle se retourne. Devant elle un jeune homme vêtu comme un berger de la Grèce antique. Il porte en plus de son costume un masque représentant une tête de chouette et lui recouvrant presque entièrement le visage.
– Que puis-je pour toi charmante demoiselle ? demande-t-il.
– Je me suis égarée dans la forêt. J’aimerai téléphoner. Appeler un taxi pour pouvoir rentrer chez moi. Mais avant cela j’aimerais que tu me répondes franchement. Ce tableau est-il vraiment de François Gérard* ?
– Non, c’est une très belle reproduction, tu l’aimes à ce que je vois, moi aussi.
Avant qu’elle ne réponde, il lui prend la main et l’entraîne vers le lieu de la fête. Il y a foule. Des hommes, des femmes dans toutes sortes de costumes. Elle comprend qu’un bal costumé se déroule dans cette demeure. Le jeune homme se penche vers elle.
– Tu es mon invitée. Je m’appelle Arnaud et toi ?
– Moi, c’est Aurélie. Je te remercie, mais je ne veux pas te déranger. Tu as d’autres convives.
– Il est très tard dit-il en la dirigeant vers un fauteuil la faisant s’asseoir. Tu dois mourir de faim et être fatiguée. Tu resteras là cette nuit. Demain tu feras ce que tu voudras. Damien ! lance-t-il à son majordome. Damien, la jeune demoiselle reste ici cette nuit. Préparez-lui la chambre verte. Faites en sorte qu’elle ne manque de rien.
– Alors, très cher ? Vous délaissez vos admiratrices ? On vous demande à grands cris ! dit une jeune femme en s’approchant du maître de océan d’une voix vulgaire.
– Allez ! Je vous rejoins ma belle, répond Arnaud avec brusquerie.
La jeune femme s’éloigne. Damien avance une table roulante sur laquelle plus d’un met délicat y trône. Arnaud se penche vers Aurélie.
– Voici de quoi te restaurer, dit-il d’une voix douce.
– Je vois bien que je te gêne, dit_elle. Tes invités t’attendent. Je te remercie de toutes tes gentillesses, mais je…
– Tu ne me gênes aucunement, réplique-t-il en lui montrant du doigt les personnes présentes. Tu vois ces gens. Et bien, tu es cent fois plus intéressante qu’eux. Tu es simple, jolie, très belle dirais-je, ne rougis pas, c’est la vérité. A toi toute seule tu les vaux tous. Je vais te laisser quelques instants, le temps de les calmer. Après je reviendrai te voir.
Il s’éloigne. Aurélie goûte aux mets présentés. Son repas terminé, elle se cale bien dans le fauteuil, regarde autour d’elle et admire la magnificence du lieu. Petit à petit la lumière, les éclats de rires, le brouhaha des voix, la musique, le manège incessant de cette foule bariolée, font que très vite, elle se retrouve dans les bras de Morphée.
– Aurélie ! Aurélie, la fête est finie, dit Arnaud en la secouant doucement. Il est l’heure d’aller te coucher.
La jeune fille écarquille les yeux. Arnaud est à ses genoux et lui tient la main. Il la regarde en souriant, lui baise la main et la fait se lever.
– J’ai vu tout à l’heure, que tu admirais tout ce qui t’entoure. Tu penses que cela reflète la richesse, et bien, tu te trompes. C’est toi le seul trésor de ces lieux.
Elle ne sait que répondre.

A suivre …
Anny M
*François Gérard peintre né en 1770 et mort en1837

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2 responses to this post.

  1. bien! me voilà avec une nouvelle lecture ! bises et bon aprem!

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  2. Cette histoire me semble des plus romantique ma chère Annie!! Je peux te dire que j’adore les débuts mon amie!!!
    Passe un très beau samedi soir!! Gros bisous xxxxx

    Réponse

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