La neige tombe toujours, bonne journée !!!



Chapitre 11

La Ville

COUP D’ÉTAT

Voilà six mois que ces malheureux événements se sont produits. Adeline s’est remise très vite de ses blessures. Florien et Wilhelm ont maintenant une véritable armée. Ils ont réussi et réussissent toujours à soustraire les otages des griffes du gouverneur, hommes, femmes et enfants servants de monnaie d’échange.
La libération des otages crée un revirement total des hommes du gouverneur, qu’ils soient soldats, gardes, policiers, domestiques ou autres. Tous se rallient aux deux jeunes hommes.
Chose incroyable, tout le projet et la préparation du coup d’état se font sans la moindre violence et sans que le gouverneur ne se doute de quoique ce soit, chacun des participants étant restés à leur poste en attendant le jour fatidique.
Le gouverneur, lui, a décidé de faire la paix avec son fils et sa bru. Il les a invités à une grande réception qu’il donne en sa demeure. Réception qui couronne ses cinquante années de pouvoir.

L’invitation de son père laisse Florien perplexe. Le jeune homme présent un piège. Il décide malgré tout d’y aller à la réception. Le coup d’état se fera le jour même. Tout est prévu pour investir la demeure du tyran et de mettre celui-ci en état d’arrestation afin de le juger pour ses crimes.
Le gouverneur a bien fait les choses pour son anniversaire. Il a invité tous les notables de la ville et quelques personnalités des villes voisines. Le banquet est terminé. Les convives se dirigent vers la salle où se déroulera le bal. Tous les invités sont rassemblés. Le gouverneur monte sur une estrade et s’apprête à faire un discours.
C’est à cet instant précis que Wilhelm et ses hommes investissent la salle. La stupeur se lit sur les visages.
– PÈRE ! crie Florien en montant sur l’estrade à son tour. Je vous informe que la ville est sous notre contrôle. Rendez-vous sans violence. Votre règne est terminé.
Le gouverneur reste un instant déconcerté puis, éclate de rire, s’approche de Florien, l’attrape par le bras et d’un geste rapide dégaine une arme cachée sous sa veste.
Avant que Wilhelm ou quiconque s’interposent il tire à bout portant sur son fils.
– LA VERMINE S’ÉLIMINE AINSI ! crie-t-il d’une voix tonitruante à l’assemblée.
Florien projeté par l’impact de la balle s’écroule sur les marches donnant accès à l’estrade, sa tête heurte violemment celles-ci. Le gouverneur l’instant d’après, pointe de son arme sur Wilhelm. Il n’a pas le temps de tirer, qu’il est abattu par le jeune homme.
Alors, telle une furie la femme du gouverneur se précipite sur le corps de son époux, se penche sur lui, prend son arme et la pointe sur Wilhelm. Elle est tuée à son tour par un insurgé, son corps sans vie s’affaisse sur celui de son époux
– Que personne ne bouge ! hurle Wilhelm à l’assemblée médusée. Il se tourne vers ses hommes. Allez, les gars ! Embarquez-moi tout ce joli monde ! Tous en prison ! Là où ces pauvres gens étaient enfermés.

Après avoir donné ses ordres, il se précipite vers son ami blessé. Ariadne horrifiée est penchée sur Florien. La tête du jeune homme saigne beaucoup. Sur sa poitrine s’élargit une tache de sang. Florien gémis et ouvre les yeux, dans un brouillard il distingue des visages amis penché sur lui. Il essaie de parler.
– Ne parle pas, ne bouge pas, dit Wilhelm. Tu vas te fatiguer. Tout est terminé et on a gagné.
– Je…, j’ai froid…, je ne peux pas bouger…, qu’est-ce que je fais là ? murmure-t-il en grimaçant. Il perd connaissance à nouveau.
– C’est grave, n’est-ce pas, dit Ariadne, les larmes aux yeux en regardant Wilhelm. J’ai très peur. Je ne veux pas qu’il…
Elle ne termine pas sa phrase et s’effondre en sanglots dans les bras de son ami.
– Ne t’inquiète pas, dit Wilhelm pour la consoler. Florien est un gars solide. Il s’en tirera. Il y a un très grand chirurgien ici. Il ne refusera pas de le soigner, sinon gare !
Pendant que Florien est mené aux soins intensifs se trouvant sous la demeure. Des hommes soulèvent les corps du gouverneur et de son épouse et les emporte.
La ville doucement est entrain de renaître, Florien, lui, lutte contre la mort. Le diagnostique du chirurgien est très pessimiste. Il reçoit Ariadne et Wilhelm dans son bureau et leur explique :
– Pour ce qui est de la tête, il n’y a pas de fracture. Mais, pour la blessure par balle, c’est une autre histoire. Regardez, dit-il en montrant une radiographie.
– La balle a traversée la cage thoracique et a finit sa trajectoire sur une vertèbre. Pour l’instant, je ne peux me prononcer, je ne peux que faire des suppositions. Monsieur Florien a perdu trop de sang. Lorsqu’il aura repris connaissance, je pourrai alors constater réellement les dégâts que la balle a occasionnés. Ce n’est qu’ensuite, que j’opérerais. Ne soyez pas optimistes, l’opération est délicate. Il ne pourra peut-être plus se servir de ses jambes.
Il s’arrête un instant et reprend :
– Je ferai de mon possible pour que tout se passe bien.
Ariadne et Wilhelm retournent auprès de Florien.
Le blesser semble dormir, son visage est très pâle, sa respiration est saccadée. Ariadne s’assoit près de lui et lui prend la main.
Wilhelm resté debout regarde son ami avec tristesse et angoisse. Derrière eux, la porte de la chambre s’ouvre. Adeline entre, elle s’approche de son compagnon et lui demande à voix basse :
– Comment va-t-il ?
Wilhelm secoue la tête en soupirant et ne répond pas.
– Je vais rester près d’Ariadne, dit Adeline. Va te reposer.
Le jeune homme acquiesce de la tête, embrasse les deux amies et quitte la chambre. Adeline prend une chaise et s’assoit près d’Ariadne. Toutes deux restent silencieuses pendant quelques minutes.
– Que t’a dit le médecin ? demande Adeline à voix basse. Ariadne lui explique et se met à pleurer.
– Sers-toi de ton don. Je suis sûre que tu peux le sauver.
– Adeline, Adeline, comment faire ? soupire Ariadne. J’ai essayé, mais je n’arrive pas à me concentrer. La balle, elle, n’a pas été retirée.
– Je suis sûre que tu peux réussir, déclare Adeline d’une voix persuasive en lui prenant les deux mains. Détends-toi, respire. TU vas voir, tu vas réussir.
Florien bouge et reprend connaissance avec le monde qui l’entoure et ouvre les yeux. Ariadne, se lève de sa chaise et se penche vers lui.
– Pourquoi ces larmes ? demande-t-il d’une voix faible. Il essuie de sa main les petites gouttes d’eau salée et la repose sur le drap en poussant un soupir, ce geste tout simple l’a fatigué.
Il essaie de bouger, mais nul muscles, lui répond. Ses yeux questionnent Ariadne. Il demande :
– Où sont Père et Mère ? Et toi qui es-tu ? Pourquoi suis-je ici ? Dis-moi la vérité. Je ne peux pas bouger, que m’arrive-t-il ?
Je vois que l’on revient parmi nous, dit le chirurgien en entrant dans la chambre et s’approchant du blessé.

A suivre …
Anny M

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3 responses to this post.

  1. merci annie à suivre demain j’espere bisous

    Répondre

  2. Ouf, la vermine s’élimine ainsi…
    oufffff… quelle histoire.

    Je te souhaite un très
    BON MOIS DE DÉCEMBRE !

    Répondre

  3. Tout un revirement de situation ma chère Annie!! J’espère que Florien retrouvera la mémoire mon amie!!
    Bon jeudi et gros bisous xxxx

    Répondre

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