Bonne journée à toutes et à tous !!!!



Chapitre 6

La Ville

LES OCCUPANTS DU VIEUX CHÂTEAU

Florien et Ariadne sont désormais dans leur nouvelle demeure. Le vieux château a repris un air de jeunesse pour la circonstance. Lorsque le jeune homme avait appris que la vielle bâtisse allait être rénovée, il avait demandé à son père de s’occuper du chantier en lui expliquant que ce serai pour lui un atout de plus de savoir diriger une équipe non militaire. Son père voyant qu’il s’intéressait au commandement avait accepté.
Quelques heures après le mariage, le jeune couple est dans un des salons, le petit.
– Je vais te présenter une personne, annonce Florien à sa jeune épouse qui j’espère, deviendra ton ami. C’est une jeune fille que j’ai choisie pour ton service. Mais, je ne veux pas que tu la traites en domestique. Elle est une invitée pour nous.
Sur ces mots, il va chercher Adeline. Celle-ci avance dans la pièce d’un pas hésitant. Elle est vêtue d’une jolie robe mi-longue, de couleur beige. Florien lui prend la main et l’entraîne vers sa jeune épousée. Les deux jeunes femmes deviennent très vite amies.

Huit jours plus tard, en honneur de son mariage, Florien organise une fête. Il a invité des personnalités de la ville haute, ainsi que son meilleur ami.
Adeline s’occupe de la mise en place de la fête. Elle attend le jeune couple avec impatience. Le responsable de la domesticité s’approche d’elle, la ceinture et l’embrasse dans le cou. Adeline se dégage de lui et le gifle.
– Non, mais dis donc ! dit l’homme en lui prenant rudement le poignet. C’est pas parce que tu es au service de la jeune Dame, que tu dois faire la pimbêche. Toutes les filles ici, j’ai la main dessus, toi y compris !
Adeline essaie de se dégager de l’étau qui la tient. Florien et Ariadne et leurs invités entrent dans la salle au même moment.
L’homme retire promptement sa main du poignet d’Adeline qui grimace de douleur. Florien voit le geste de l’homme et la grimace de son amie, mais garde le silence. Il s’approche de la jeune femme et l’entraîne vers un invité.
– Wilhelm, voici la cavalière que je t’ai choisie. Notre amie, Adeline.
Les invités sont offusqués par cette familiarité qu’a le maître de maison, mais se gardent bien de dire quoique ce soit. Le repas se passe sans encombre.
Aux questions posées sur les émeutes de plus en plus fréquentes, Florien appuie la politique de son père, Wilhelm en est stupéfié. Après le repas, il y a le bal.
Wilhelm danse avec Adeline. La fête terminée, les quatre amis sont installés dans le petit salon.
– Tu m’as soufflé avec ta façon de parler, tout à l’heure, dit Wilhelm à son camarade. J’espère que tu ne le penses pas sérieusement, tu étais tellement convainquant !
– Si toi le premier, tu t’es pris au jeu, j’ai gagné, répond Florien. J’ai agi de cette façon pour donner le change et brouiller les pistes. Je sais très bien que mon père va être mis au courant de ce qui s’est passé et dit ici. Même, moi, je ne me sens pas en sécurité chez moi. Il faut faire attention lorsque nous parlons.
– Pour que cela change, dit Adeline en prenant la parole. Au lieu que les émeutiers se battent chacun dans leur coin, pourquoi ne se regroupent-t-ils pas ? Ils pourraient ainsi construire, bien préparée une attaque massive et partout à la fois.
Le rouge aux joues, elle regarde ses amis, ils sont silencieux.
– Excusez-moi, je suis confuse, je n’aurai pas dû.
Elle se lève et quitte la pièce en courant.
– Elle a de sacrées bonnes idées, s’exclame Wilhelm, en tapant sur l’épaule de son ami. OUAIS ! De sacrées bonnes idées. Dis-moi, où tu l’as trouvée ?
– Je t’expliquerai cela plus tard, répond Florien. Je crois qu’il est temps pour toi de rentrer et pour nous, de nous coucher.
– Elle m’impressionne, insiste Wilhelm avant de partir. Elle est intelligente et très belle.
– Ma maison t’es ouverte, répond Florien en le raccompagnant à la porte, un petit sourire au coin des lèvres. Si tu veux la voir et la connaître mieux, tu peux.
– Pourquoi as-tu tant de sympathie pour Adeline ? demande Ariadne, lorsqu’il revient près d’elle.
– Serais-tu jalouse, demande-t-il en la serrant dans ses bras.
– Je ne suis pas jalouse, mais intriguée, répond-elle en se blottissant contre lui. J’ai demandé à Adeline comment elle t’avait connu, elle ne m’a pas répondu.
Le jeune homme lui explique qu’elles ont été les circonstances, qui lui ont fait connaître la jeune fille, pourquoi, elle se trouve étrangère à la ville et pourquoi, il l’a prise son sa protection.
– Je serai son amie, encore plus, dit Ariadne. Heureusement qu’elle est tombée sur toi. Elle s’arrête et reprend. Tu veux que Wilhelm et elle…
– Je considère Wilhelm comme un frère, dit-il en lui coupant la parole. Elle ne peut pas tomber mieux. Bon…, si nous nous occupions, de nous ?

Trois jours plus tard, en revenant de l’entraînement, Wilhelm déclare à son ami.
– Sais-tu que j’ai rêvé d’Adeline cette nuit, dit Wilhelm à Florien en revenant de l’entraînement. C’est vraiment la première fille qui m’impressionne comme ça. On voit tout de suite qu’elle a été instruite. Ce qui m’embête, c’est que je ne sais pas si je peux, enfin, c’est vrai comme tu le disais l’autre fois. Il faut que je la connaisse mieux. Je ne sais rien d’elle.
– Je crois que tu peux lui faire confiance, déclare Florien. Je te le répète tu peux venir chez nous quand tu veux.
Wilhelm ne se le fait pas dire trois fois. Il vient souvent rendre visite à ses amis du vieux château. Il tombe éperdument amoureux d’Adeline. De son côté, elle n’est pas indifférente aux charmes du jeune homme.
Les jours et les mois passent. Les deux jeunes hommes sont fréquemment ensembles dans leur travail. Ariadne et Adeline restent souvent en tête à tête. Six heures sonnent à l’horloge du petit salon.
– Florien m’inquiète, avoue Ariadne à sa compagne. Je sens qu’il se passe quelque chose de terrible.
– Tu te fais des idées, répond Adeline. Tu sais très bien qu’ils sont en manœuvre, euh !… Je veux dire qu’il est en manœuvre.
– J’ai observé que tu avais souvent les yeux posés sur Wilhelm. Aurais-tu quelques sentiments pour lui ? demande Ariadne en soupçonnant son amie d’en savoir plus qu’elle, sur les activités des deux jeunes homme, qu’elle ne veux le dire, mais lui demandant tout autre chose en réponse à son lapsus.
– Je l’aime, répond Adeline. Mais je ne sais pas comment lui faire comprendre…
– Comment Florien t’a rencontrée, dit Ariadne en lui coupant la parole. Il m’a tout raconté.
– Tu savais ! s’exclame Adeline, et tu es toujours mon amie. Vois-tu, je ne me suis pas encore habituée à toutes vos coutumes ; je ne t’ai encore rien dit, Florien le sais, lui, je viens du passer ; je viens d’une époque lointaine. Tout était si beau, si vert. Les gens étaient heureux. Bien sûr, il y avait énormément de problèmes. Bien sûr, il y avait les fins de mois difficiles, mais nous étions LIBRES ! Ensuite, est venu le temps des grèves, le temps des révoltes contre le gouvernement, le temps de la guerre. Partout sur la surface de la Terre, la guerre était là. A cette époque, j’étais la secrétaire d’un homme que j’aimais comme un père, un savant. Il avait construit une machine avec lequel on pouvait faire des voyages spatio-temporels. C’est lui qui m’a envoyée ici. Pour ma sécurité, avait-il dit. Et me voici devant toi, prisonnière d’une ville où le malheur est partout. Prisonnière comme toi, Florien et Wilhelm. Nous sommes tous prisonniers du gouverneur.
Les deux jeunes hommes ont entendu la dernière phrase prononcée par Adeline en entrant dans le salon. Ils s’avancent vers les deux amies :
– Il ne faut pas dire ces choses là à haute voix, dit Florien en s’adressant à Adeline. Les murs du château peuvent avoir des oreilles. Va dire aux cuisines que nous allons dîner de bonne heure.
La jeune fille quitte la pièce en silence. Elle se mort la lèvre inférieur en pensant que Florien est fâché contre elle.
– S’il te plaît, dit-il juste au moment où elle va passer la porte. Préviens la cuisinière qu’il y aura un couvert de plus et dit à la femme de chambre de préparer une des chambre destinées aux invités. Wilhelm logera ici, désormais. Ne reste pas là, avec cet air stupide, allez ! Va !
La jeune femme quitte la pièce et referme doucement la porte. Elle s’appuie contre le mur et pose ses mains sur son cœur. Il bat très vite. Elle prend une grande inspiration et souffle un grand coup. Le calme revenu en elle, elle court aux cuisines.
– Wilhelm vas vraiment résider ici ? demande Ariadne à Florien.
– Oui, bien sûr, affirme-t-il. C’est mon frère, n’est-ce pas ?

A suivre …
Anny M

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2 responses to this post.

  1. merci pour la lecture a ce soir : je m’en vais

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  2. J’ai bien apprécier la lecture de ce nouveau chapitre ma chère Annie!!! Merci pour ce partage ma douce amie!! Bon mercredi et gros bisous xxxx

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