L’aventure, c’est parti !!!


Chapitre 1

LA VILLE

LA VENUE D’ELLE

La pluie fine et radioactive a cessé de tomber. Elle…, elle s’étire, les rayons du soleil réchauffent son corps. Pourquoi se trouve-t-elle debout sur ce rocher, érigé au milieu de ce bassin ? Se demande-t-elle. Les oiseaux volent dans tous les sens et piaillent autour d’elle. De mémoire d’oiseaux, jamais, jamais, ils n’ont vu une statue devenir vivante, jamais !

Après un instant de réflexion, elle s’accroupit. En une seule détente, elle se retrouve dans l’allée longeant le bassin. Le sentier est parsemé de flaques d’eau, dans lesquelles le soleil fait jouer ses rayons. Elle, elle n’a qu’une idée en tête, retrouver l’atelier de son père, cet homme qui chantait tout au long du jour. Elle veut retrouver l’endroit où elle est née.

Arrivée aux grilles du parc, celles-ci comme par enchantement, s’ouvrent pour la laisser passer, et se referment aussitôt. Dans sa course le voile léger qui couvrait son corps, s’envole pour aller s’étaler comme un pétale de fleur sur le gazon. Elle ne s’en est pas aperçue.

La voici courant dans la ville, vêtue de sa seule nudité. Ses cheveux se soulèvent à chaque pas qu’elle fait, ils sont flamboyants comme les rayons de l’astre du jour. Elle contourne les murailles d’un vieux château. Elle continue de courir dans l’enchevêtrement des rues désertes. Lorsqu’elle arrive devant un immeuble en ruine, la pluie recommence à tomber.

Elle entre dans la masure pour se mettre à l’abri, si elle avait fait attention, elle se serait aperçue que les gouttes d’eau ne la touchaient pas. Elle s’assoit sur les premières marches d’un escalier. Elle entend des pleurs venant des étages. Curieuse, elle grimpe rapidement les marches. Arrive sur le palier, elle entre dans une pièce pauvrement meublée.

Une femme est agenouillée près d’un berceau. Dans ce petit lit, un enfant est allongé. Elle s’approche du berceau, tend les mains et les passe au-dessus du petit corps brûlant de fièvre. Elle fait cela quelques secondes. Lorsqu’elle arrête, l’enfançon dort paisiblement, sa fièvre a disparu.

La mère ne sait que dire ni que faire pour la remercier. Elle va vers le fond de la pièce, ouvre une malle, en retire une robe blanche et la tend à Elle, qui s’en vêt. Le vêtement lui sied à merveille. La femme lui explique s’était la robe de son mariage.

Elle, après une courte révérence, quitte la femme et repart dans la ville en quête du lieu de sa naissance. Arrivée à un carrefour, elle est arrêtée par des policiers.

– Hé ! poulette ! On se promène ? Aurai-t-on oublié qu’il est interdit de sortir après le couvre feu ? Montre-moi ta carte ? demande celui qui paraît le chef du groupe.

Très ennuyée, Elle, ne sait que faire ni que répondre. La panique l’envahit. Elle essaie de s’enfuir, malheureusement elle est vite rattrapée.

-Alors ? Tu me la donnes, ta carte ? demande le chef en l’agrippant.

Au même instant, un jeune homme bouscule les policiers, se précipite vers Elle, lui entoure les épaules de son bras comme pour la protéger. C’est un garçon élancé, aux cheveux noirs et aux yeux couleur noisette.

– Enfin je te retrouve ! dit-il. Puis se tournant vers le chef. C’est ma sœur, elle est malade. Elle est sortie toute seule, d’habitude elle est accompagnée. Lorsque nous nous sommes aperçu de sa disparition, nous sommes parti à sa cherche.
– As-tu ta carte ? demande le chef imperturbable.
Le jeune homme prend dans sa ceinture une carte magnétique et la lui tend. Le chef introduit le morceau de plastique dans un petit ordinateur, attaché à sa ceinture. Découvrant l’identité du jeune homme, il sursaute et lui dit d’une voix obséquieuse.
– Excusez-moi Excellence ; Je ne vous avais pas reconnu. Nous faisons notre devoir. C’est une chance que la petite demoiselle soit tombée sur nous…, on est des gentils.
Après un salut tout aussi obséquieux que la voix, il s’éloigne avec ses hommes, sans oublier de jeter un regard en biais au couple. Il ne donne pas l’impression d’avoir cru le jeune homme. Une fois seul avec Elle le garçon lui dit :
– Je m’appelle Florien et toi ?
– Je ne sais pas…, je ne sais plus. Je te remercie de m’avoir aidée, répond-elle.
– Tu ne sais pas ? Mais d’où viens-tu ?
Pour toute réponse, elle secoue la tête. Elle ne veut pas lui dire d’où elle vient. Quelle personne sensée la croirait ? Florien lui prend la main en souriant.
– Cela n’a pas d’importance pour le moment, affirme-t-il. Tu as dû être choquée par ce que tu as vécu. Viens, je t’emmène chez moi. Tu verras, tu seras accueillie par mes parents comme si tu étais leur fille.
Il la guide vers la haute ville. Il longe les murailles du vieux château et en fait le tour, à l’inverse d’Elle, tout à l’heure. Les voici maintenant sur une grande place. Au bout de celle-ci une colline se dresse. A son sommet, une demeure. A leur gauche une grande porte en fer forgé. Des murs d’enceinte démarrent de la porte et entourent la colline.
– Tu veux m’emmener là ? demande-t-elle, inquiète.
– Non, il y a une autre entrée qui mène à la demeure directement.
Il se dirige vers la partie de la muraille qui repart vers la ville ; Là, Florien introduit sa carte dans un espace, une porte d’ascenseur s’ouvre. Il fait entrer la jeune fille, retire sa carte et se place rapidement dans la cabine. La porte se referme et l’ascenseur se met à monter.
– Je vais te nommer Ariadne, dit-il. Tu parais aussi paniquée qu’elle, le jour où elle fut abandonnée sur l’île de Naxos. Ce nom te plaît ?
Elle se met à rougir tout en acquiesçant de la tête. L’ascenseur est arrivé à destination. La porte s’ouvre. Un magnifique jardin apparaît devant les yeux émerveillés de la jeune fille ; l’allée les mène vers une grande maison à colonnades. Le parfum des fleurs mêlées, submerge les deux jeunes gens.
– Comment se fait-il qu’ici tout soit beau ? demande-t-elle étonnée.
– Ici, tu es dans les jardins appartenant à mon père, répond Florien. C’est lui qui dirige la ville. Il est très… sévère, mais… il est mon père. Tu ne dois pas avoir peur de lui, il ne te fera aucun mal. J’ai un peu menti tout à l’heure. Tu étais, si désemparée, que je n’ai pas voulu t’effrayer. Voici ma mère, qui vient à notre rencontre. Je vais te présenter à elle. Surtout, ne dis rien sur ce que j’ai dis de mon père.
Une femme d’un certain âge, somptueusement vêtue s’avance vers eux. Elle pose un regard surpris sur Ariadne.
– Mère, ne dites rien, dit Florien. Accueillez-la comme si elle était votre fille. Je vous présente Ariadne.
Après avoir saluer la mère de Florien, la jeune fille s’éloigne et se dirige vers le parterre de fleurs. Le jeune homme continue d’être son avocat.
– Je l’ai trouvée aux prises de ces horribles policiers. Je ne pouvais pas la laisser. J’ai préféré l’amener ici. C’est moi qui l’ai nommée ainsi. Elle a perdu la mémoire. Mère, s’il vous plaît, prenez soin d’elle. Je suis sûr qu’elle vient d’une grande famille. Regardez-la. Je suis certain que vous allez l’aimer comme je l’aime déjà. Que m’importe le courroux de Père.
Il s’arrête de parler, étonné d’en avoir dit autant. Il regarde sa mère d’un air suppliant.
– Florien ! Florien qu’avez-vous fait ? dit celle-ci en soupirant. Bien sûr, je vais protéger cette jeune fille en réponse à la demande de votre cœur. Cependant, qu’allez-vous expliquer à votre père ? Il ne pardonne jamais les fautes commises et vous avez outrepassez les lois, qu’il a instaurées.
– Les lois que mon père impose me pèsent autant qu’au peuple, répond Florien en se redressant fièrement. Je ne me sens nullement coupable de ce que j’ai fait. Regardez comme elle est belle, La bonté se lit sur son visage. Regardez son maintient…, il est impossible que je me sois trompé.
Tous deux regardent Ariadne penchée sur le parterre de fleurs.
– Mère, je dois y aller. Mon heure de service à sonner.
Il s’approche de la jeune fille et lui prend la main.
– Je dois te quitter pour l’instant. Au revoir, mes pensées sont avec toi. Ma mère va s’occuper de toi.
Il s’éloigne en courant. Restée seule avec la mère du jeune homme, elle se sent désemparée.
La mère ressent le désarroi de la jeune fille et lui déclare d’une voix douce tout en entourant de son bras les épaules :
– Ce n’est pas de moi dont il faut avoir peur aujourd’hui, mais de mon époux. J’espère que tout se passera pour le mieux lorsque je vous présenterai à lui. Florien, hélas, a pris de gros risques en vous menant ici. Venez, je vais vous faire conduire à votre chambre. Vous pourrez vous y reposer et vous mettre à votre aise.
Ariadne suit la mère de Florien. Elle est surprise de voir une maison aussi richement meublée. La mère frappe dans ses mains.
A cet appel, arrive une jeune femme vêtue d’une légère et courte tunique de tissu jaune, s’incline devant la maîtresse de maison.
Celle-ci lui demande de mener Ariadne dans l’une des chambres réservées aux invités de marque. Avant de quitter la pièce Ariadne prend les mains de la mère de Florien dans les siennes.
– Je serai toujours reconnaissante de ce que vous faites pour moi.
Elle lui fait une légère révérence et suit la jeune femme. Après avoir longé maints couloirs, toutes deux arrivent devant la porte de la chambre.
Ariadne reste sans voix devant la magnificence du lieu. Sa guide la dirige vers une pièce attenante à la chambre, que je pourrais nommer salle de bain.
Là, y est aménagé un bassin au milieu de la pièce. La jeune femme l’aide à se dévêtir.
Avec délice, Ariadne se glisse dans cette eau chaude et odorante. Après le bain, elle se vêt d’une robe longue faite de voiles irisés.
Au moindre de ses mouvements, le tissu se soulève et semble lui donner des ailes. Ses cheveux sont soutenus par des peignes argentés.
Ariadne regarde son image dans une grande psyché. Se sentant fatiguée, elle s’avance vers le lit et s’y allonge. Ses yeux se ferment malgré elle, elle s’endort
C’est ainsi que la mère de Florien la trouve. Elle la recouvre délicatement d’une couverture soyeuse, tout en admirant la beauté et la finesse des traits de la jeune fille. Son sommeil est pareil à celui d’un enfant. La mère sourit et murmure en quittant la chambre sans faire de bruit :
Mon fils, tu as trouvé-là, une princesse d’antan. Je la chérirai et la protégerai comme ma fille, le plus qu’il me soit possible de le faire.

A suivre …
Anny M

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4 responses to this post.

  1. Bonjour Annie
    Un Poème au Passage
    Comme le Fruit d’un Partage.
    A bientôt , NéO

    Automne

    Dans ma Mémoire , Danse des Ombres
    Avance le Vent , tombe le Miroir
    La veille en Corps , sur les Peaux Sombres
    Reflets des Arbres , dans le Soir
    L’ Automne, comme une Longue Seconde
    Une Terre s’endort, dans un Espoir
    A Mère , s’en vont les Songes de l’Onde
    Des Faits d’Hiver, d’une Belle Histoire
    Lentement au Sol , Repose le Temps
    Il Viendra , je le sais, faire Tourner les Couleurs
    L’Or d’un Bal , pour un Printemps
    Sur les Feuilles Reines, d’un Roi Lueur
    Au Cours d’une Valse , il est Charmant
    Drainant la Sève , auprès d’un Coeur.
    Veinant les Branches, d’une Oraison
    Portant l’Aisance , du Neuve Saison..
    Le Chant des Lignes , ma Raison.

    NéO

    http://drenagoram4444.wordpress.com/une-ame-en-vers/automne/

    Réponse

  2. Merci NéO pour ce très beau poème !
    Plein de bisous tendresse à toi
    Annie

    Réponse

  3. du mystere et encore et toujours ! je commence à adorer! bises

    Réponse

  4. Très jolie histoire pleine de mystère et de magie ma chère Annie comme toi seule c’est si bien les faire mon amie!!! Amitié et gros bisous xxxx

    Réponse

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