Voyage, voyage …. Vers l’infini de l’Univers


L’amour venu du ciel.

Je suis revenu du bureau très énervé. C’était toujours comme ça après chaque conseil d’administration… de paroles pour ne rien dire… ne rien construire. Heureusement, c’était vendredi, la fin de la semaine s’annonçait. Je décide donc de partir en Bretagne, dans la vieille maison que j’avais héritée de mes ancêtres.
Un séjour là-bas me ferait le plus grand bien. La maison ! Combien de naissances, de décès avait-elle vécu au cours de ces siècles passés. Elle restait debout, imperturbable battue par les vents, dressée sur sa falaise ! Donc ! Rentré chez moi. Je prends quelques affaires personnelles, saute dans ma voiture et en route pour la Bretagne !

J’arrive au milieu de la nuit. Après avoir mis un peu de chauffage, je me restaure quelque peu, je me douche et au lit. Le lendemain, je me réveille encore fatigué. Le calme de la vieille maison, ne m’avait pas rasséréné. Après un copieux petit déjeuner, je descends sur la plage.

Le soleil est déjà haut dans le ciel. Arrivé sur cette masse sablonneuse, je me déchausse, j’enlève mes vêtements, en un rien de temps, je me retrouve nu comme un ver, caché des regards indiscrets par la falaise. Je m’allonge sur le sable. Il se colle à moi comme une nouvelle peau. Les rayons du soleil jouent à cache-cache sur mon corps.
Enfin, je me sens bien ! Je ferme les yeux, ma respiration est calme. C’est décidé, lundi je leur donne ma lettre de démission. J’en avais par-dessus la tête de ces sourires hypocrites, qui, aussitôt le dos tourné se chargent avec allégresse en poignards. Je m’appelle Sébastien, c’est vrai, mais je n’ai pas l’intention de mourir transpercé par des flèches. Je me relève, m’assois, dans la poche de mon pantalon, je prends mon paquet de bonbons préférés, au chocolat. J’extrais le paquet de la poche, je l’ouvre, je prends un bonbon enveloppé dans sa papillote, je l’extrais du papier et je le porte à ma bouche, je le croque. Tout en le dégustant, je regarde le ciel d’un bleu limpide. Et oui, ça arrive en Bretagne !

Un point brillant dans l’azur attire mon attention quelques secondes. Il est gros comme une assiette à dessert. Je froisse la papillote. Ouais ! Ouais ! Je sais ! Ne vous inquiétez pas, je mets le papier dans ma poche !

Je regarde la mer, non bleue mais verte. Je regarde de nouveau le ciel. Le truc est maintenant à mille mètres à peine. J’écarquille les yeux, je me dis. C’est sûrement ces idiots d’américains ou ces foutus russes ! Ah ! Ceux-là ! On ne sait jamais, leurs engins se cassent la figure et c’est nous, nous pauvres citoyens qui payons ! S’il continue à descendre, ce truc, il va faire un sacré plongeon !

Ça continue de descendre et de grossir, cependant, ça ne fait aucun bruit. C’est énorme maintenant et ça descend toujours vers la mer, arrivé à soixante centimètres des flots, ou un petit peu plus, je n’ai pas pris mon double décimètre, ça stoppe net. On aurait dit qu’un coussin d’air le soutenait au niveau de l’eau, mais aucune vague ne semblait repoussée. Je me gratte la tête en me disant :

« Mince ! Une soucoupe volante ! Quand je le dirais aux copains ! Ils n’en croiront pas leurs oreilles !  »

Je me lève et regarde l’engin interplanétaire, me semble-t-il. Il ressemble à… une soucoupe volante. Sa carlingue large de trente mètres et haute de quatre mètres environ et est fabriquée dans un métal poli et très brillant, de couleur argent. Soudain une ouverture rectangulaire prend forme. Un escalier descend vers les flots. A l’intérieur de l’engin l’éclairage est orangé. Je distingue maintenant une forme humaine. L’être s’approche de l’ouverture… Une femme … J’écarquille les yeux, je n’en reviens pas, une femme !

Elle descend les escaliers. Arrivée au niveau de l’élément liquide, elle y pose, un pied, puis l’autre, et avance comme vous et moi sur la terre ferme. Je la distingue mieux maintenant. Mon dieu qu’elle beauté ! Rapidement la voici sur la plage, je peux vous la décrire maintenant.

Son corps est de formes harmonieuses. Elle est vêtue d’une tunique faite d’un tissu argenté qui la moule entièrement. Elle paraît avoir vingt ans à peine. De longs cheveux auburn tombent sur ses épaules l’enveloppent comme un châle soyeux. Elle a un visage fin et régulier. Je me dis qu’ainsi, elle pouvait facilement faire la pige à  » A La naissance de Vénus de Botticelli  »

Elle s’avance vers moi… VERS MOI !?! Je n’avais pourtant pas envoyé de lettre au Père Noël ! Je me sens paralysé. J’entends mon cœur battre très fort. Quelque chose au fond de moi me dit de ne pas avoir peur. Elle continue d’avancer.

Sa main se pose sur mon épaule, elle me sourit. Elle me fait comprendre d’une légère pression de la main que je dois m’asseoir. Je m’assieds donc. Je suis en admiration devant elle.

Doucement elle fait glisser sa tunique le long de son corps. Elle m’apparaît dans toute se splendeur. Elle se met à genoux devant moi. Son visage s’approche du mien. Ses lèvres touchent les miennes. Une décharge électrique traverse mon corps. Mon cœur bat à deux cent pulsations à la minute. Tout mon être tremble. Je lui mets les bras autour de ses épaules, je la serre très fort, son odeur me rend fou, nos deux corps roulent dans le sable, emmêlés l’un à l’autre.

La journée passe comme par enchantement, en pensée je remercie les dieux quels qu’ils soient, de m’avoir offert cette journée d’amour.

Le soleil est maintenant à l’horizon, rougeoyant comme s’il était heureux de notre bonheur. Elle me fait comprendre par gestes qu’elle doit repartir mais, qu’elle reviendra bientôt. Je la regarde s’éloigner. Son engin est maintenant de la grosseur de l’étoile du berger, puis, elle disparaît. Mon cœur déjà commence à l’attendre.

Depuis ce jour la plage est devenu mon second domicile. Deux journées passent. Ce n’est qu’en fin d’après-midi du troisième jour que j’aperçois le point brillant dans le ciel. Mon cœur ne se sent plus de joie. Comme la première fois, la porte s’ouvre et elle apparaît dans l’encadrement. Elle me fait signe de la rejoindre. Je termine ces quelques lignes, je plonge à l’eau, je parts avec elle.

Dans le journal local, on pouvait lire ce matin là un entre filet :

 » Nous signalons la disparition d’un jeune cadre de l’industrie Airmiss. Les gendarmes, on trouvé sur la plage près de la demeure du jeune homme, une lettre de démission et un petit carnet dans lequel le disparu raconte sa rencontre avec une extra-terrestre et de son départ avec elle.  »

Fin de l’article. Sur une autre page du même journal :  » Des témoins racontent qu’ils ont aperçu à trois jours d’intervalle un OVNI L’article se termine ainsi :  » Y aurait il une relation entre l’OVNI et la disparition du jeune cadre ? Le mystère reste entier !  »

FIN.

Anny. M

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2 responses to this post.

  1. une charmante nouvelle bises !

    Réponse

  2. Un enlèvement hors du commun…une rencontre très insolite!! Comme quoi on ne sait jamais quel visage prendra l’amour!!!!
    Bon jeudi et gros bisous mon amie xxxx

    Réponse

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