Il est minuit passé partons en compagnie de cet oiseau vers nos rêves les plus beaux ! Noz vat !!!


La grande cascade

A cette heure, elle n’est sensible,
La grande cascade du roc,
Qui par son tonnerre d’un bloc,
La nuit la rend toute invisible.

Et, pourtant, sa rumeur compacte
Décèle son bavement fou,
Sa chute à pic, en casse-cou,
Son ruement lourd de cataracte.

Un instant, l’astre frais et pur
Écarte son nuage obscur,
Comme un oeil lève sa paupière ;

Et l’on croit voir, subitement,
Crouler des murs de diamant
Dans un abîme de lumière.

Maurice ROLLINAT (1846-1903)

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2 responses to this post.

  1. bises et bon mercredi avec ce beau poeme ! merci!

    Réponse

  2. Superbe vidéo et magnifique poème Annie!!!! Merci pour ce gentil partage mon amie, quel douceur!!!
    Amitié et gros bisous xxxxx

    Réponse

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