Un moment de désespoir.


Chapitre 18

En l’an 2200

Amy est portée dans la chambre de Thaïs, Vivien laisse partir ses amis, pousse un soupire et s’écroule sans vie sur le sol de la salle commune.
C’est Thorin qui le découvre en venant chercher de l’eau. Il s’approche, se penche sur lui et le secoue.
– Ça va, mon gars ?
N’ayant pas de réponse, il le retourne. C’est alors qu’il s’aperçoit que le jeune homme ne respire plus.
Il se relève, marche comme un automate vers la chambre de Thaïs. Entrant dans celle-ci, il leur dit d’une voix blanche :
– Vivien est…
– Qu’est qu’il a Vivien, demande Larwence, sans regarder Thorin.
N’obtenant toujours pas de réponse il lève la tête, voit le regard de Thorin, pâlit et sort en courant de la chambre et criant :
– Non, il n’a pas fait ça, Il n’en avait pas le droit !
Il s’agenouille auprès de Vivien et le prend dans ses bras en pleurant, il répète :
– Tu n’en avais pas le droit, Vivien, pourquoi as-tu fait ça. C’était à moi de partir. Ce n’est pas possible.
Derrière Larwence, Arwann, Thaïs, Nessa et Thorin sont immobiles. Ils ne comprennent pas ce que le jeune homme raconte.
Les enfants réveillés, par les cris du jeune homme, en sortant de leur chambre regardent les adultes et restent silencieux. Lisette se retourne vers son frère et sa sœur et leur dit à voix basse :
– Rentrons dans notre chambre, Thaïs nous expliquera ce qui s’est passé, laissons les grandes personnes ensemble.
– TU es mon frère ! dit encore Larwence. Anann, il n’avait pas le droit, ce n’est pas juste.
– Je veux des explication, dit Thorin en s’approchant de lui. Nous allons porter Vivien sur son lit et nous le veillerons. Qu’avez-vous fait mes enfants ? Qu’avez-vous…
– C’était moi, c’était moi, pas lui, répète Larwence.
Thorin aide le jeune homme à se relever. Thaïs se précipite vers lui et le soutient. Arwann prend Vivien dans ses bras et le transporte sur son lit.
Thorin, Nessa, Thaïs et Larwence restent près du corps du jeune homme.
– Vivien, je suis punie, pardonne-moi de t’avoir fait souffrir, dit Nessa en s’agenouillant près de Vivien. Pardonne-moi d’avoir ri de ton amour. Je ne savais pas que je t’aimais. Je viens de te perdre comme j’ai perdu, ma mère.
Arwann, tristement s’en retourne vers la chambre. Il s’approche d’Amy et lui dit comme une prière :
– Réveille-toi mon épouse. Je t’en supplie, réveille-toi. Nous avons tous besoin de toi. Un grand malheur est arrivé.
Amy reste toujours inerte et se débat dans ses cauchemars.

*****
Anann accueille Vivien chez elle. Le jeune homme est triste. Elle le mène vers un miroir et lui demande de regarder dedans. Vivien voit Larwence en pleurs le prendre dans ses bras.
Il voit ensuite ses amis près de son lit. Il entend les paroles de Nessa et se met à pleurer. Anann le regarde avec tristesse et soupire. Elle lui prend la main et lui dit :
– Allez ! Retourne auprès de tes amis. Tous les contrats sont annulés. Vous avez tous les deux démontré votre courage et votre amour, cela me suffit. Je ne supporte pas de voir les personnes que j’aime, malheureuses. Je vais te faire repartir, mais avant, ton ami doit expliquer pourquoi tu es avec moi. J’ai fait en sorte que de Gwynvrynn, ils voient le résulta de leur obstination. Ton père va venir te voir. Tu n’auras pas longtemps à attendre, regarde le voici.
Marban apparaît dans la pièce. Il se précipite vers Vivien et le prend dans ses bras. Il pousse un gémissement et dit :
– Père indigne que je suis, j’ai fait tuer mon fils. Pourquoi ne pas avoir été aussi courageux que lui ? Nous allons changer toutes ces lois, elles sont absurdes. Il ne faut plus que cela se reproduise. Mon fils unique, j’espérais tant t’avoir à mes côtés.
– Je suis aussi indigne que toi, dit Thorin, c’est moi qui les ai guidés. Ton fils est mort et le mien est triste à mourir.
Il pose sa main sur l’épaule de Larwence.
– Larwence, s’il te plaît explique-nous ce qui c’est passé. Pourquoi disais-tu que ce devait être toi.
Le jeune homme leur narre sa rencontre avec Anann et le contrat qu’il avait eu avec elle, ainsi que la lettre qu’il avait écrite à Thaïs et, que Vivien avait découvert son secret. La dispute entre lui et son ami qui avait l’air sans queue ni tête ainsi que le pourquoi de la joie de celui-ci, sachant que le jeune couple était sauvé.
Ayant terminé son récit, il hoche la tête, soupire, se met à genoux auprès de Vivien, pose sa tête sur la main de son ami et se met à pleurer.

*****
Vivien en reprenant de l’air se met à tousser. Larwence sursaute.
Devant la mine ahurie de son ami, Vivien se redresse, se met à rire aux éclats et serre très fort Larwence dans ses bras.
– Tu n’as pas fini de mouiller mes draps avec tes pleurs, regarde, je suis tout trempé, je sais que je dois prendre une douche, mais quand même ! Pas mal, comme punition, ça t’apprendra à vouloir partir tout seul, sans prévenir personne. Moi, je t’aime trop mon frère pour te quitter !
Thaïs se précipite dans les bras des deux garçons. Devant le trio réuni, Thorin, Marban et Nessa se sentent exclus du groupe.
Sans un mot ils sortent de la chambre et vont prévenir Arwann.
En apprenant la nouvelle, il n’en croit pas ses oreilles, il va pour aller dans la chambre des garçons, lorsque Amy gémit en se réveillant.
Il se précipite vers elle, ainsi que Nessa.
– Vous êtes là, tous les deux, je me sens si faible. Mais je vais me remettre très vite, Anann me la dit.
– Tu as vu Anann toi aussi, s’exclame Arwann, c’est à n’y rien comprendre. Comment pouvez-vous la voir et lui parler comme si de rien n’était.
– Tu le peux toi aussi, si tu veux, dit Amy, parle lui avec ton cœur. Les enfants l’ont bien compris, eux.
Elle fini sa phrase en soupirant et se rendort.
Thorin et Marban décident de repartir vers Gwynvrynn.
Arwann les ayant entendu leur dit :
– Vous repartez sans voir vos fils ? Je crois que vous leur devez quelques explications.
Tous deux baissent la tête.
– Allons ! Du courage, allez les voir !
Ils sortent de la chambre et tombent nez à nez avec les garçons et la jeune fille qui viennent prendre des nouvelles d’Amy.
Thorin et Marban demandent aux jeunes hommes de les suivent. Larwence et Vivien se regardent, Thaïs en remarquant leur indécision dit alors :
– Allez avec eux, faites un bon geste, moi je vais voir Amy.
Ils cèdent tous les deux aux désirs de leur amie et suivent Thorin et Marban dans la salle commune. Vivien s’approche de Marban.
– J’ai appris que tu étais mon père et je ne sais même pas ton nom. Pourquoi m’as-tu laissé croire que tu étais mort ?
– Je me nomme Marban. Si j’ai fait cela, ce n’était pas par gaîté de cœur, c’est tout simplement qu’il le fallait, car si tu avais été au courant de notre existence, tu aurais été plus vulnérable et tu n’aurais pas pu sauver l’épouse d’Arwann.
– Le même dilemme s’est posé pour toi aussi, Larwence, dit Thorin.
– Je l’ai compris.
– Je suis ton père, dit Thorin.
– Ainsi tu es mon père, réplique Larwence. J’aurai dû m’en douter.
Il s’approche de lui et se jette dans ses bras. Tous deux sont émus. Vivien regarde son ami avec émotion, puis son père et après un instant d’hésitation, celui-ci s’approche du jeune homme, lui pose la main sur l’épaule et enlace son fils.
Thaïs entre dans la salle à cet instant. En les voyant, elle déclare :
– Et bien je vois que la paix est revenue entre vous tous. Je suis bien contente que mon souhait se soit réalisé.
Larwence éclate de rire.
– J’ai déjà entendu cette phrase là quelque part !
Le fou rire de Larwence est communicatif, tous se mettent à rire. Rire qui retire toute les craintes qu’ils ont eu les uns et les autres.
Les enfants sortent de leur chambre. Erick s’approche d’eux et leur dit d’une voix forte en mettant les poings sur ses hanches :
– C’n’est pas croyable comme les grandes personnes peuvent faire du bruit lorsqu’elles sont ensembles. On nous dit de ne pas en faire lorsque quelqu’un dort, mais quand nous dormons, on nous réveille !
Tous se tournent vers le garçon. Son air mécontent déclenche de nouveau fou rire. Larwence s’avance vers lui.
– Tu as tout à fait raison. Nous allons faire moins de bruit. Demain nous vous raconterons ce qu’il s’est passé et pourquoi nous rions. Allez, vous recoucher. Je vous promets que nous ne ferons plus de bruit.
Les enfants repartent dans leur chambre. Vivien pouffe de rire, Larwence le regarde et fronce les sourcils puis son rire éclate de nouveau.
– Mes amis, dit Thaïs, je vais vous faire une bonne tisane et ensuite nous irons nous coucher. Thorin, Marban, si vous voulez rester ici pour dormir, il y a d’autres lits disponibles au premier étage de la tour. Je vais aller vous les préparer.
– Ne te dérange pas, jeune fille. Nous allons partir, mais nous reviendrons demain. Nous acceptons cependant, ta tisane, dit Thorin.
– Très bien, je vais aller la préparer. Larwence, veux-tu aller demander à Arwann et à Nessa, s’ils veulent de la tisane eux aussi ?
Dans la chambre, Amy dort paisiblement, Nessa couchée à ses côtés fait de même. Arwann les regarde avec tendresse. Larwence s’avance vers lui et lui demande à voix basse :
– Viens avec nous dans la salle, il n’y a plus de danger pour elle maintenant, laisse-les se reposer.
Arwann se lève de sa chaise et suit le jeune homme. La bonne humeur règne dans la grande salle. Tout le monde est installé autour de la table.
Thorin fait signe à Arwann de venir à côté de lui.
– Avec tous ces événements, dit Larwence, j’ai oublié de vous dire, que toutes les troupes de Balor avaient quitté le château, Nessa m’en a informé lorsque nous sommes arrivés à l’étang.
– Merci, mon garçon, je me doutai de quelque chose de ce genre. C’est en partie pour cela que nous retournons à Gwynvrynn, dit Thorin.
– Si il y a la guerre, dit Larwence. Pourrais-je y participer à tes côtés ?
– Non mon fils, ton temps n’est pas encore venu pour toi. Je serais fier de t’avoir à mon côté, mais il y a encore beaucoup de travail à faire, et, je ne pense pas que Thaïs serait d’accord. Regarde, tu la rends triste.
Larwence se penche vers la jeune fille et lui demande pardon. Thaïs ne lui répond pas, se lève et quitte la salle. Le jeune homme la suit. En sortant, il se retourne et dit :
– Je crois que la soirée s’achève, bonne nuit à tous.
Il court retrouver Thaïs et la prend dans ses bras lorsqu’elle entre dans la chambre de Nessa.
– Je te demande pardon encore une fois, je suis stupide, dit-il.
– Je ne suis pas fâchée contre toi, je comprends que tu veuilles être à côté de ton père, mais je ne te reverrais plus. Je t’aime et je veux vivre toujours près de toi.
– Je reste près de toi, dit-il en la serrant plus fort.
Il s’assoit sur le lit et dit encore :
– Je suis fatigué, ça me tombe dessus d’un seul coup.
– Où, allons-nous dormir ? demande-t-elle.
Ici, le lit est petit, mais comme cela, nous serons plus près l’un de l’autre, dit-il en la couchant près de lui.

A suivre …
Anny M

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2 responses to this post.

  1. et voilà ma suite ! ainsi je peux suivre! bisous

    Réponse

  2. Un autre très beau chapitre ma chère Annie!! Ils sont chanceux qu’Anann est un grand coeur les deux frères!!! Une aventure qui finit bien!! C’est beau à lire mon amie!!
    Bon dimanche et gros bisous xxxx

    Réponse

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