Bonne fin de semaine à vous toutes et tous !


Chapitre 11

En l’an 2200

Lawrence tient Arwann par l’épaule. Un globe de lumière les entoure. Il semble au jeune homme qu’il vient de passer au travers d’un nuage luminescent.
En quelques secondes les voici dans une luxuriante cité, brillante comme un soleil, dressée sur une colline boisée.
Larwence est émerveillé par ce qui l’entoure.
– Comment s’appelle cet endroit ? demande-t-il à Arwann.
– Il a pour nom Gwynvrynn en rappel d’un endroit sacré, sur Terre.
Les hommes et les femmes qui circulent dans les rues sont d’une beauté exceptionnelle, leurs vêtements sont faits dans un tissu léger et brillant.
Des rires et des chants sortent de chaque maison. L’architecture de la cité défie toutes les lois de l’équilibre.

Arwann le guide vers une grande prairie. Au milieu de celle-ci, un arbre. Son tronc est torsadé et forme deux troncs en un, l’un a une écorce dorée, l’autre, une écorce argentée.
Ramures et branches des deux couleurs s’entrecroisent. Leurs feuilles longues et larges ont le dessus couleur or et le dessous argent.
Leurs fleurs de même couleur, s’ouvrent et se referment alternativement, dans un ballet perpétuel.
La fragrance de cet arbre est subtile, délicate et embaume les alentours.
Arrivés de l’autre côté de la prairie, les voici au pied d’une grande demeure. Un escalier les mène à une terrasse.
Un personnage gigantesque vêtu de sombre, s’avance vers eux.
– Bonjour Branan, dit Arwann. Je suis porteur d’une nouvelle. Sans retard je dois avertir l’assemblée. Je suis accompagné d’un jeune homme qui confirmera mes dires.
Branan les laisse entrer. Arwann dirige le jeune homme vers un grand hémicycle. Là, assis sur de hauts sièges, des hommes et des femmes les regardent entrer.
Arwann leur explique le drame qui vient de se produire. Tous sont consternés par cette nouvelle. Ils se concertent pendant de longues minutes et se taisent ensuite.
Un silence pesant s’installe. Après ce temps d’attente, un homme se lève et prend la parole, c’est le sage Arvak.
– Merci à toi, Arwann de nous avertir. Ton épouse a été bien imprudente d’agir ainsi. Par son geste elle a déclenché le processus de destruction de Balor. Hélas, nous ne pouvons pas la sauver.
– Si vous ne pouvez pas aller la sauver, MOI, j’irais aidé en cela par mon ami et frère. A nous deux, nous la sauverons.
– Qui est ce jeune homme ? demande Arvak.
– Je vous présente Lawrence, c’est lui qui a délivré la région de Gisors des troupes de Balor. Ma fille blessée, se trouve chez lui. Il a émis l’hypothèse que d’ici, il nous serait possible de couvrir…
– Mes amis ! Mes amis ! C’est une catastrophe, dit un homme en entrant dans l’hémicycle.
– Qui y a-t-il donc de si catastrophique, mon brave ? demande Arvak.
– Dame Amy est prisonnière près du château de Comper, dans l’ancienne demeure de Dame Viviane. Elle est enchaînée et blessée, elle souffre beaucoup.
Un silence pesant s’installe, la tristesse se lit sur les visages. Arwann est blanc comme un linge. Lawrence sent la colère monter en lui.
Il se calme et dit d’une voix forte :
– Arrêtez de pleurer sur votre sort, ramenez-moi sur Terre. Je vais y aller, je vais aller la délivrer, m’avez-vous bien compris ? La délivrer !
– Voilà un jeune homme qui me plaît, dit un homme en se levant de son siège et s’avançant vers Lawrence. Mon nom est Thorin, je suis le chef des armées. Nous allons t’apporter l’aide que tu as demandé. Dame Amy, nous a souvent parlé de toi et de ton ami. Allons, assez bavardé, viens avec moi, Arwann, viens toi aussi, ne reste pas les bras ballants ! Ton épouse aimée va te revenir !
Tous trois sortent de l’hémicycle. Thorin les guide vers l’aile gauche du bâtiment. Ils entrent dans une pièce toute voûtée.
Dans le centre de celle-ci se trouve un bassin d’eau claire. Ils s’arrêtent devant celui-ci et regardent dans l’eau.
Un ciel nuageux défile à grande vitesse devant leurs yeux. Puis l’image se trouble, une autre apparaît. On voit Amy dans son cachot.
En face d’elle, un homme de forte corpulence lui parle, n’ayant pas de réponse il la frappe. Lawrence serre les poings et dans sa tête revoit la scène de torture que Vivien a enduré.
Cependant, il reste impassible. La porte du cachot s’ouvre, entre dans celui-ci, un homme obèse aux allures maniérées, vêtu d’une longue tunique rouge. Pendant à son cou, un médaillon ayant une pierre en son milieu.
– C’est Balor, dit Thorin.
Balor d’un geste demande à la brute de se retirer. Amy en voyant son ennemi se redresse et lui fait face.
Balor lui parle, Amy ne lui répond pas, ce qui le rend furieux. Son visage se déforme et devient une chose monstrueuse.
Il prend entre ses mains le médaillon, de la pierre sort un faisceau de lumière rouge qui atteint Amy en pleine poitrine, elle s’écroule inerte sur le sol.
Il se met à rire et lui parle tout en sortant du cachot.
– ARRÊTE ! Je ne veux plus voir ça ! dit Arwann en se cachant les yeux. Je pars immédiatement à Comper délivrer Amy.
– NON ! dit Thorin. Tu sais très bien que tu ne peux pas partir d’ici, il te faut rester à ton poste. Tu as déjà passé outre. Tu avais pourtant reçu des ordres. En allant sur Terre, tu t’es mis dans un beau pétrin.
– J’irais, dit Larwence. Montrez-moi le chemin par où passer et j’irais la délivrer.
– Tu iras, mais tu n’iras pas seul. Ton ami Vivien t’accompagnera. Il vous faudra être deux. Vous allez être pris à partie par ce monstre. Regarde dans le bassin, voici la porte qui vous permettra d’entrer dans le repaire de Balor. Il vous faudra être très prudent.
Larwence voit apparaître sur les bords de l’étang de Comper, entre deux saules, un escalier s’enfonçant dans l’eau.
Au pied de l’escalier, se trouvant sous l’eau, un chemin se dessine formant une spirale autour de l’ancienne demeure de Viviane.
L’image s’efface, l’eau du bassin ne reflète plus que le plafond de la salle.
– Tu vas repartir sur Terre, dit Thorin à Larwence en lui posant la main sur l’épaule. Tu vas te reposer. Dans quatre jours terrestres, tu partiras accompagner de ton ami Vivien vers Comper. Nous aurons coupé ce lieu du monde. Nous ouvrirons un chemin pour vous deux, afin que la distance entre les deux sites, soit inexistante.
– Ne sera-t-il pas trop tard ? demande Larwence.
– Tu n’as pas à t’inquiéter, répond Thorin. Dans ce monde-ci, le temps se compte différemment et les images vues sont hors du temps.
– C’est-moi qui ai appelé Arwann. J’espère que cela ne lui apportera pas de sanctions.
– Je vois que tu es aussi honnête que brave, dit Thorin. C’est l’assemblée qui décidera de la sanction.

Tous trois sont de retour dans l’hémicycle. Lawrence se fait alors, le défenseur d’Arwann. Il explique pourquoi celui-ci est venu sur Terre.
Malgré cela, l’époux d’Amy est condamné par ses pairs à passer quelques années sur Terre. Ils reviennent à la tour, leur absence n’a duré que cinq minutes. Lawrence va retrouver Thaïs. Elle dort profondément. Il dépose un baiser sur le front de son aimée et sort de la chambre.
Ensuite il dresse un lit de fortune pour Arwann dans leur chambre.
En passant devant la chambre de Nessa, il voit Arwann agenouiller près du lit de sa fille, la tête posée sur la main de la jeune fille.
Vivien assis sur la chaise regarde Arwann sans rien dire. Lawrence lui fait signe de venir. Le jeune homme se lève et suit son ami.
– Pourquoi est-il encore ici ? demande-il entrant dans la salle commune. Vous ne deviez pas partir ?
– Nous sommes partis et nous sommes revenus.
Devant la mine étonnée de Vivien, il lui explique ce qui s’est passé là-bas dans l’autre monde. Il lui apprend qu’Arwann, désormais restera sur terre.
– Pourquoi ? demande Vivien.
– Il n’avait pas le droit de partir et de venir ici, répond Larwence. C’est sa punition et je crois que si Amy revient, ce sera la même sanction et pareillement pour Nessa. J’ai dressé un lit pour Arwann dans notre chambre. Il dormira avec nous pour l’instant.
Vivien reste silencieux. Il pense que côtoyer le père de Nessa va être difficile pour lui. Même s’il paraît aussi jeune que lui, il est et reste le père de Nessa. Il soupire.
– Il pleurait, dit-il, je ne savais pas trop quoi faire. C’est vrai que cela doit être dur pour lui, de perdre sa femme et de voir sa fille blessée. Mais dis-moi, que fait-il là-bas, quel est son travail ?
– Je ne peux pas te répondre, je ne sais pas. Ça a l’air très structuré Gwynvrynn, c’est comme cela qu’ils appellent leur monde. Demain, tu lui demanderas, moi, pour l’instant, je vais aller me coucher, la nuit est presque terminée, tu devrais aller dormir toi aussi. Demain, nous allons avoir pas mal de travail à faire.
– Répète-moi le nom de l’endroit où vous êtes allés, je n’ai pas bien compris.
– La cité s’appelle Gwynvrynn.
– Ça, alors ! s’exclame Vivien. C’est le même nom que l’endroit où Bran Vendigeit a voulu que ses guerriers enterrent sa tête. Il est dit que tant que sa tête y repose, l’île de Bretagne est protégée des invasions. Gwynvrynn veux dire Colline Blanche.
-Merci du renseignement, dit Lawrence. Allez ! Vient te coucher !

A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. Est-ce que tu invente et écris cette belle histoire fascinante au fur et à mesure ma douce Annie? J’adore ce petit côté magique qu’on retrouve ici et là dans ce conte, si bien écrit en plus!!
    J’espère qu’ils réussiront à délivrer Amy et que d’ici là rien de grave ne lui arrivera!!!
    Bon dimanche et gros bisous xxxx

    Répondre

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