l’histoire continue … Bonne soirée !!!


Chapitre 10

En l’an 2200

Arrivé dans la grande salle, Lawrence pousse un soupir et s’adresse à Vivien.
– S’il reste des survivants, fais en sorte qu’ils soient épargnés
Il se met à bayer.
– Je crois que je vais aller m’allonger, je me sens très las. Vivien, tu as bien compris, épargne, les survivants.
Sur ces mots il se dirige vers sa chambre, s’allonge sur son lit et tombe dans un sommeil très profond.
– Lawrence est très fatigué, dit Thaïs aux enfants intrigués par le comportement du jeune homme. Ce qu’il a fait l’a épuisé alors pas de bruit. Je sais que cela peut vous paraître injuste, allez dans votre chambre. Je vous promets que bientôt, vous pourrez vous amuser sans restriction.
– Raconte-nous, on aimerait bien savoir, dit Erick.
La jeune fille leur narre comment le jeune homme a réussi à vaincre les troupes de la M.E.
– Vous comprenez maintenant pour quoi il est fatigué, il doit se reposer.
Les enfants vont dans leur chambre. Vivien a écouté le récit et semble réfléchir. Thaïs s’assoit à ses côtés.
– Je ne comprends pas pourquoi, il nous demande d’agir ainsi, dit-il. Épargner ces hommes, O.K., je vais le faire ! Mais je ne suis pas d’accort avec lui. Je me souviens de ce qu’ils m’ont fait, mes blessures me font encore mal, parfois.
– Je sais pourquoi, il a demandé cela, mais je préfère que ce soit lui qui te l’explique, dit Thaïs. Je vais préparer à manger, nous n’avons rien pris depuis ce matin. Allez, va voir ce qui se passe dehors, j’ai peur qu’il y ait des débordements, il ne vaudrait pas que certains actes noircissent cette journée.
– J’y vais, dit Vivien. Mais pas sans mon arme, moi, je n’ai pas confiance. Je sens que ce n’est pas fini. Pour moi, ça été trop facile. Je ne dis pas que Lawrence n’a pas réussi, non, ce n’est pas ça ! Je sens que nous n’en avons pas encore terminé avec cette histoire.
Il quitte la salle. Comme à son habitude avant de sortir, il regarde les écrans de contrôles. Dehors tout est calme.
Chacun vaque à l’occupation qu’il a choisie. Il voit que certains hommes de la M.E. sont sains et saufs et aident à transporter les blessés. Il remarque qu’ils semblent ne pas avoir d’agressivité. Cela l’intrigue.
Il sort de la tour et s’approche du groupe. Un des hommes vient vers lui, instinctivement, le jeune homme se recule. L’homme le salue.
– Pouvez-vous nous indiquer où se trouve l’endroit où nous devons aller.
Suivez-moi, répond Vivien après un moment de stupéfaction. Je vais vous conduire.
Rencontre

Les jours suivants, les blessés affluant, bientôt la petite infirmerie de fortune est trop petite. Vivien doit aller chercher de l’aide pour construire une autre bâtisse.
Accompagné d’un groupe de réfugier, il part couper du bois à l’endroit où se trouvait la navette, cela fait plusieurs jours que l’abattage des arbres a commencé.
La nuit vient de tombée, Vivien est installé avec ses hommes autour d’un feu. Soudain un des hommes l’appelle.
– Monsieur Vivien, regardez qui vient là !
Le jeune homme se retourne l’arme au poing et voit se diriger vers eux, une jeune fille à la chevelure rousse, vêtue d’une saie. Elle les voit, leur fait signe, titube et tombe.
Vivien se précipite vers elle. Avec horreur il découvre qu’elle a un poignard fiché dans le dos. Il se penche sur le corps, la blessée se met à gémir.
Le jeune homme lui soulève doucement sa chevelure, elle ouvre les yeux et le voit.
– Surtout, ne bouge pas, dit-il d’une voix douce, tout en rengainant son arme. Je vais te délivrer de ce poignard.
– Je… dois…prévenir… Lawrence…
Le jeune homme à un instant de stupeur en entendant cela, mais il n’a pas le temps de s’attarder sur ses réflexions, la jeune fille vient de s’évanouir. Il se tourne vers ses hommes qui s’étaient regroupés autour de lui et leur de mande de continuer leur travail.
Il retire l’arme fichée dans le dos de la blessée, déchire un morceau de la saie et en fait un pansement compressif.
Il ramasse l’arme blanche et la met à sa ceinture, prend l’inconnue dans ses bras et part vers la tour le plus rapidement possible. Il craint pour la vie de cette jeune personne.
Il arrive comme un fou dans la salle commune. L’heure du repas du soir est dépassée depuis quelques heures et les enfants sont couchés.
– Qui est-ce demande Thaïs en se précipitant vers lui.
– Lawrence est-il là ?
– Oui, il est dans la crypte. Qui est-ce, demande-t-elle encore.
Elle s’approche et voit le sang dessiner une large fleur sur le dos de l’inconnue. Elle pâlit.
– Oh ! Ce n’est pas le moment de tourner de l’œil, Thaïs, aides-moi à la déposer sur la table.
– Ne t’inquiète pas cela va aller, dit Thaïs en se ressaisissant et aidant Vivien. Je vais aller chercher de quoi la panser.
Une fois la jeune personne soigner, Thaïs demande à Vivien de la transporter dans la petite chambre à côté de la sienne.
Une fois la blessée installée dans son lit, Thaïs décide de la veiller pendant que Vivien va informer Lawrence de la venue de l’inconnue.
Thaïs assise sur la chaise, regarde la blessée dormir. Tout à coup elle se sent envahie par l’endormissement elle essaye de résisté, mais sombre dans le sommeil ; elle rêve.
Elle court dans un sous bois, elle a l’impression qu’elle se sauve d’un danger. Tout en courant elle s’approche d’une clairière. Des hommes sont assis autour d’un feu, elle veut s’approcher d’eux, l’un d’eux se tourne vers elle, c’est un monstre, elle hurle et se réveille en sursaut, la blessée a bougé. Thaïs se penche sur elle.
– Je… dois… voir… Lawrence, dit-elle d’une voix faible. Je… dois… voir … Lawrence.
– Ne parle pas, tu dois te reposer. Il va venir te voir, tout à l’heure.
La blessée pousse un soupir et ferme les yeux. Thaïs garde toujours les images de son rêve dans la tête et ces images l’obsèdent.
La jeune fille la sent inquiète. Elle se soulève avec difficulté. L’effort qu’elle fait lui coupe le souffle. Elle réussit à s’asseoir. Thaïs se précipite sur elle et la couvre du drap.
– Que veux-tu faire, tu ne dois pas bouger. Reste tranquille, ta blessure va se rouvrir.
– Mais je vois bien que…
– Arrête ! Tu te recouches et tu ne bouges plus. Je vais aller te faire une tisane. Tu ne bouges pas.
La blessée fait oui de la tête et se recouche. Thaïs part dans la cuisine faire la tisane.
– THAÏS !
En entendant son nom Thaïs sort de la cuisine et n’y trouve personne. Elle court vers la chambre de l’inconnue.
– C’est toi qui m’a appelée ? demande-t-elle.
– Non, je ne… connais pas… ton nom… mais j’ai… entendu moi aussi, répond-elle.
Thaïs retourne dans la salle commune. Les deux garçons et les enfants sont là. Ils ont entendu l’appel, eux aussi.
Elle se blottit dans les bras de Lawrence.
– La jeune fille blessée a entendu elle aussi. J’ai peur, en plus il y a ce rêve.
Elle lui raconte son songe et comment elle s’est réveillée. Il la serre tendrement, lui pose un baiser sur le front et lui dit :
– Ce que nous avons entendu est un appel au secours. Les enfants retournez dans votre chambres, tout va bien se passer, allez ! Retournez dormir !
En se frottant les yeux, les gamins retournent se coucher, Erick se retourne et adoptant un air sérieux dit :
– Si vous avez besoin d’aide, appelez-moi.
Merci Erick, je crois que tout ira bien maintenant, allez, va dormir, dit Vivien.
– Je vais aller interroger cette jeune personne, dit Lawrence.
– Elle voulait se lever, dit Thaïs.
Lawrence se dirige vers la chambre de la blessée, suivi de Thaïs et de Vivien.
– Je suis Lawrence, es-tu assez forte pour pouvoir parler ? demande-t-il.
– Je m’appelle… Nessa, je… suis la fille… d’Amy. Nous étions à Brocéliande…, ma mère et moi…, c’est un lieu plus puissant… que Gisors.
– Amy m’a parlé de ces lieux là, dit le jeune homme. Comment t’es-tu retrouvée avec elle ?
– Nous devions nous battre contre le chef suprême… de ce que vous appelez la M.E… Nous lui avons tendu un piège… Nous devions l’attirer dans le lieu le plus haut… de la forêt… et lui tendre le piège, mais c’est lui… qui nous a eu… Il m’a poussée… et s’est emparé de ma mère…, elle m’avait fait promettre… de venir te prévenir. J’ai réussi à me relever… c’est là que j’ai été blessée. Tu sais tout maintenant, elle avait fait en sorte… que personne ne puisse nous voir… de là-bas.
– Que puis-je faire pour elle ? demande Lawrence.
– Elle…, je crois… qu’elle pense… que tu peux contacter… mon père.
– Mais comment ?
– En l’appelant, dit Nessa en fermant les yeux.
Lawrence va pour l’interroger de nouveau, mais Thaïs s’interpose.
– Je crois qu’il y a eu assez de questions de posées. Elle a de nouveau de la fièvre. Laissons-la se reposer.
De retour dans la salle commune. Les deux garçons s’asseyent à la table. Thaïs ait allé porter la tisane à Nessa et revient dans la salle.
Elle leur dit en voyant qu’ils ne trouvent pas de solution.
– Pourquoi pas l’appeler de la même façon que j’ai appelé Amy, lorsque Vivien était blessé. Son père se nomme, Arwann, elle vient de me le dire.
– J ‘ai la solution, dit Lawrence, ne bouger pas.
Il se lève de table et se dirige vers les souterrains et la crypte. Il s’approche de la nappe d’eau souterraine se trouvant dans la crypte et appelle :
– ARWANN ! ARWANN ! NOUS AVONS BESOIN DE TOI, C’EST URGENT !
Après son appel, il revient dans la salle commune. Vivien ne comprend pas le comportement d’Amy.
– Que fait-on maintenant ? demande-t-il.
– Je crois que le mieux à faire pour l’instant est d’attendre, dit Lawrence. Ne me demandez plus rien, je crois que je suis dépassé par les événements. Pourquoi Amy a-t-elle emmenée sa fille avec elle ? Je me souviens que les dernières fois que je l’ai vu elle me paraissait triste. Plusieurs fois j’ai voulu lui proposer mon aide, mais elle disait que tout allait bien, la preuve que non !
Thaïs fait signe à Lawrence de se taire, car depuis un instant Arwann est apparu. C’est un homme jeune aux cheveux mordorés, il est vêtu d’un costume brillant. Il s’approche de Lawrence et lui dit :
– Jeune homme, tu as l’air d’en savoir plus que je n’en sais. J’aimerai que tu m’expliques.
– Peut-être qu’il va t’expliquer, intervient Vivien en se plantant devant lui. Moi, je ne comprends pas, mais pas du tout. Comment as-tu pu laisser partir ta femme et ta fille à la mort ? Car tu es Arwann, n’est-ce pas ? Tu as gagné, ta femme est prisonnière ou pire encore et ta fille est grièvement blessée. Que vas-tu faire ? Attendre tranquillement que ça se passe ? Ça me dépasse !
– Je te présente Vivien. C’est lui qui a trouvé, Nessa, dit Thaïs à Arwann, gênée par la réaction du garçon.
– Je vois, dit Arwann sur un ton sévère. Je te pardonne ton impertinence. Tu parles sans rien savoir du sujet. Lawrence, s’il te plaît, veux-tu me répéter ce que Nessa t’a raconté et me mener auprès d’elle.
Le jeune homme lui narre le récit, pendant que Vivien vexé va dans sa chambre.
Lorsque Arwann rentre dans la pièce, il se précipite auprès de sa fille endormie. Thaïs lui explique, qu’elle lui a donnée une tisane pour faire tomber la fièvre.
Il se relève, reste silencieux quelques minutes et demande à rester seul avec Larwence. Tous deux repartent dans la salle commune.
Arrivé là, Arwann lui demande de lui montrer les installations qu’il a faites. Le jeune homme le dirige vers les souterrains et la crypte.
Vivien vient rejoindre Thaïs dans la chambre de Nessa. Il se met à genoux près du lit et prend la main de la jeune fille.
– Tu as une chaise pour t’asseoir, dit Thaïs à voix basse.
– En lui tenant la main, elle est plus tranquille comme ça.
– J’ai l’impression que tu l’aimes bien, dit-elle encore en s’asseyant sur la chaise. Tu n’aurais pas dû parler de cette manière à son père.
– Je sais, mais je lui ai dit ce que je pensais. Je t’assure que celui qui a blessé Nessa, ne vivra pas longtemps, qu’il soit puissant ou non. Où est Lawrence ?
– Il est avec Arwann…, Oh… ! Je…
– THAÏS ! crie Vivien en se relevant, la jeune fille vient de perdre connaissance. CE N’EST PAS VRAI !
Il la prend dans ses bras et la transporte dans sa chambre. Il l’allonge sur son lit et court ensuite chercher son ami.
Il descend dans les souterrains en criant et tombe nez à nez avec son ami. Il lui explique brièvement ce qu’il vient de se passer.
Tous trois se précipite auprès de Thaïs, qui assise au bord de son lit se tient la tête.
– Qu’as-tu ? demande Lawrence en la prenant dans ses bras.
– Je ne sais pas. Je me suis sentie partir très loin, et me voici dans ma chambre.
– Tu t’es évanouie, je t’ai portée sur ton lit, dit Vivien. Mais aussi, tu es épuisée. Attends, je vais te faire un bon petit plat.
Il sort de la pièce et se cogne à Arwann, s’excuse et court vers la cuisine. Arwann s’approche de Thaïs et lui pose la main sur la tête. Il a un air grave.
– As-tu déjà eu ce genre de malaise avant ?
– Non, jamais, répond-elle. Mais…. J’ai fait ce rêve et après l’appel au secours que nous l’avons tous entendu. Jamais je ne me suis évanouie comme ça, comme disait Vivien, je crois qu’un bon repas me fera du bien.
Arwann demande à Thaïs des précisions sur son cauchemar et sur l’appel au secours qu’ils ont entendu.
– Tu vas t’allonger et te reposer. Nous allons te laisser dans le calme, dit-il.
Puis se tournant vers Lawrence :
– C’est fini maintenant, viens, nous avons à parler.
C’est à cet instant que Vivien revient avec sur un plateau de quoi sustenter la jeune fille. Il pose le plateau sur les genoux de Thaïs qui le remercie.
Lawrence agrippe son ami par la manche, le tire hors de la chambre et referme la porte derrière lui. Le jeune homme étonné, le regarde, puis se dirige vers la chambre de Nessa. Là encore, il est tirer en arrière par son ami.
– Qu’est-ce qui te prend ? Que je ne reste pas avec Thaïs, je comprends, mais je dois m’occuper de Nessa. Elle est plus sereine lorsque je lui tiens la main.
Arwann se retourne, ayant entendu les dernières paroles du jeune homme. Il le regarde de pied en cap, mais ne dit rien.
Arrivés dans la salle commune, tous trois s’installent à table.
– Je t’ai vu préoccupé en parlant à Thaïs, dit Lawrence à Arwann.
– Le rêve qu’elle a fait n’est pas innocent. Ce n’est pas mon épouse qui lui a envoyé. J’ai très peur pour Amy. L’ennemi est entrain de rentrer dans son esprit. Et comme Amy est très proche de Thaïs, il essaie de rentrer dans le sien aussi ; mais j’ai fait en sorte que cela ne se reproduise plus.
– Pourquoi, ton, ta femme a emmené Nessa avec elle ? Elle savait très bien que c’était dangereux, intervient Vivien.
– J’ai l’impression que ma fille t’intéresse, mon garçon, réplique Arwann. Aurais-tu quelques penchants pour elle ?
– Ce que j’ai dans mon cœur ne regarde que moi. Nessa est protégée ici. Pour l’instant, c’est de ta femme qu’il faut parler, rétorque Vivien.
– Oui ! dit Lawrence, en sentant chez Arwann, l’irritation monter. J’ai une idée peut-être stupide mais une idée quand même. Chez toi, tu dois avoir la possibilité de voir où elle est. Nessa nous a dit qu’Amy avait fait en sorte que vous ne puissiez pas la voir. Mais maintenant qu’elle est en difficulté, elle a pu, peut-être ; défaire ce qu’elle a fait.
– L’idée est bonne. Il est vrai que personne là-bas ne sait ce qui s’est passé. Lorsque j’ai reçu ton appel, nous étions entrain de nous concerter… Viens avec moi, je t’emmène…. Quand à toi, dit-il à Vivien. Tu restes ici, tu tiens tellement à protéger ma fille, alors, fais-le.
Vivien va pour répliquer.
– Il n’y a pas de mais, dit Arwann. Allez, va !
Vexé, le garçon se lève, se dirige vers la chambre de la blessée, mais avant il entre dans celle de Thaïs, ouvre la porte, voit la jeune fille endormie, referme la porte, entre dans la chambre de Nessa et s’installe sur une chaise.

A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. C’est inquiétant pour Amy…mais que sait-il passé??? Au plaisir de lire la suite de cette belle histoire ma chère Annie!! Merci et gros bisous xxxx

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