Bon après-midi !!!


Chapitre1

En l’an 2200

Un an, un an déjà qu’ils tournent autour de la planète. Ils ont cinquante ans à eux deux. Autant l’un est blond que l’autre est brun.
Leur mission, protéger la Terre contre la Mafia de l’espace. Aujourd’hui ils ont leur première permission depuis six mois.
Avec impatience Vivien, (le brun), regarde sa montre. Les chiffres sur le petit cadran défilent avec lenteur lui semble-t-il.
Son attitude amuse son compagnon. Vivien va lui demander la signification de ce sourire, mais il n’en a pas le temps.
Un homme entre dans la cabine, se met au garde à vous devant les jeunes gens et déclare :
– C’est bientôt à vous Lieutenants. Voici vos cartes d’embarquement. Vous avez une sacrée chance, la M. E. (maffia de l’espace) se tient tranquille en ce moment. Je vous souhaite de bien vous amuser !
L’homme a tout juste quitté la cabine qu’un formidable YOUPI résonne. Vivien tape sur l’épaule de son ami.
– Lawrence mon vieux, je crois que nous allons prendre du bon temps. Il y a longtemps que je l’attendais celle-là ! VIVE LA PERME !

Cette armée, la Space Army, est le produit de tous les gouvernements terrestres unis afin de conjurer les forces des syndicats du crime et de les détruire. Ces forces sont de plus en plus envahissantes, jusqu’au point de s’attribuer des stations orbitales pour contrôler la planète.

Nous sommes en l’an 2099. L’armée est supervisée par un gouvernement central et autonome. Il est composé d’hommes et de femmes intègres, incorruptibles à toutes souillures ou manipulations politique. Ils sont de tous pays, de toutes ethnies et de toutes obédiences politiques ou religieuses. Ces membres ont été choisis pour ce qu’ils ont dans le cœur : une grande sagesse et une grande compréhension envers leurs frères et surtout ils ont tous un grands respect pour Mère nature. Présentations et explications faites, revenons aux deux garçons.

LÀ OÙ L’AVENTURE COMMENCE

Lawrence s’est mis aux commandes de la petite navette. Vivien lui, s’occupe du poste de transmission.
Les voici éjectés de la station orbitale. Ils naviguent maintenant dans le vide stellaire en direction de leur planète natale la Terre, pour ne pas la nommer.
C’est un voyage routinier dans le noir sidéral qui les entoure de son silence. Soudain la navette se met à tanguer, à pivoter sur elle-même. Elle semble aspirée par un point dans l’espace.
Lawrence essaie désespérément de la stabiliser et surtout de la replacer sur sa trajectoire initiale. Tous ses efforts sont vains, rien n’y fait.
Elle se met à tourner sur elle-même, telle une toupie. Dans ce tourbillon infernal les jeunes gens perdent connaissance. La navette se stabilise enfin.

Lawrence est le premier à revenir à lui. Très vite il reprend le contact avec la réalité. Il constate que tour à l’air normal dans la cabine.
L’état de pesanteur est revenu. Rapidement il se dégage de ses sangles qui le retiennent à son siège. Il se lève et se précipite vers Vivien qui est encore inconscient. Il le secoue.
– Eh ! Vieux ! Ce n’est pas l’heure de la sieste ! dit-il à son ami.
Vivien secoue la tête comme un jeune chien sortant de l’eau. Il voit le visage de son camarade penché sur lui. Sa vue peu à peu redevient normales.
– Que s’est-il passé ? Sacrée impression ! Non d’une pipe ! Je ne savais pas qu’il y avait des trous d’air dans l’espace ! Comment va notre engin ?
– A première vue, pas de casse, répond Lawrence après avoir poussé un soupir d’aise en voyant que son ami possède toujours son sens de l’humour. Je me suis occupé de toi en urgence. Tu m’as fait peur, maintenant je respire. Bon, contrôlons les dégâts, si dégâts il y a.
Les jeunes gens s’affairent et mettent tout en œuvre pour parer à d’éventuelles défaillances.
– Appelle la station, demande Lawrence. Ils nous donneront peut-être une explication. De mon côté je ne vois rien d’anormal. C’est à rien n’y comprendre. Si ce n’est que… nous avons consommé beaucoup de carburant. Cela veut dire que nous n’avons pas rêvé.
Il s’arrête un instant de parler et reprend en criant.
– ALORS ? TU ARRIVES À ACCROCHER LA STATION ?
Il s’arrête gêné d’avoir parlé ainsi.
– Excuse-moi vieux, mais il n’y a rien de plus énervant que de n’avoir aucune réponse aux questions que je pose.
Vivien essaie vainement d’entrer en contact avec la station orbitale de la S.A., aucune réponse n’arrive. Il fait de même avec la Terre, la situation est identique.
Il relance de nouveau ses appels, toujours rien. Pourtant la planète trône au milieu de leur écran, enfin, si c’est bien elle.
La situation leur paraît étrange. Pour plus de précisions Lawrence tape les coordonnées de la Terre et les compare avec celle que lui donne l’ordinateur de bord sur la planète qu’ils ont devant les yeux, tout concorde.
Rassuré Vivien relance ses appels. Nulle réponse. Les garçons sont dans l’expectative.
– Ce n’est pas possible ! Ils sont tous morts, ou quoi ? Les signaux d’approche ont été lancés, pourquoi ce silence ? demande Larwence.
– J’ai l’impression… que … je ne suis pas sûr… mais
– Mais QUOI ? demande Lawrence exaspéré. C’est bien toi le génie des transmissions, N’EST-CE PAS ? Fais vite pour trouver une solution. Notre carburant diminue. Nous en avons tout juste assez. Te rends-tu compte que nous avons consommé de quoi faire, Station-Terre aller et retour ! Ce n’est pas croyable mais c’est pourtant vrai. ALLEZ ! Fais quelque chose. Si ça continue, c’est réellement terminé pour nous. Pendant que tu cherches, je vais visualiser notre point de chute, comme cela je ne mourais pas idiot.
– O.K. ! Je veux bien faire quelque chose, comme tu le dis, répond Vivien, mais quoi ? Je n’en sais fichtre rien. Je ne reçois strictement rien, pas même des parasites, tout le monde est parti en vacance ! Je n’ai que l’écho de la Planète et pour la station pas d’écho. Je suis d’accord avec toi, tout cela n’est pas normal. Je ne m’explique pas ce qui nous est arrivé. Mais, pas de panique, on va s’en sortir.
– Et pour couronner le tout, s’exclame Lawrence on va atterrir en pleine nuit. Voyons, selon la trajectoire, nous nous dirigeons… incroyable ! Vers la France, on sera en France, on y va tout droit …! Attends, regardons de plus près… le point de chute sera en Normandie. Comme c’est bizarre, il n’y a pas de lumière, on dirait une panne d’électricité générale. Je vais élargir le champ de l’image et balayer au laser, s’il fonctionne…, pour l’instant je ne vois pas grand-chose. Là ! Regarde, des collines boisées, une rivière, on voit beaucoup mieux ! Là, il y avait une ville ou un grand village… tout est détruit… regarde ! Et ça, on dirait une tour de forteresse, c’est très vieux ! Voyons maintenant s’il y a une vie quelconque… oui, là dans la tour. Ami ou ennemi, peux pas le dire. Attention accroche toi nous allons rentrer dans l’atmosphère.
– OUAIS ! Accrochons-nous, dit Vivien revenant à sa place. Le compte à rebours a commencé.

Je ne vais pas vous expliquer les manœuvres de leur atterrissage. Veuillez s’il vous plaît feuiller votre manuel du petit spationaute.
Il est près de minuit lorsque qu’ils atterrissent. Nos deux comparses descendent de l’engin avec précaution et l’arme au poing.
La navette a stoppé le nez planté entre deux gros troncs d’arbres. Le lieu d’atterrissage semble un guéret.
Aucune présence vivante ne bouge autour d’eux. Avec précaution ils inspectent les alentours. Ils ne rencontrent personne, il n’y a qu’eux.
Lawrence décide qu’ils dormiront chacun leur tour et prend le premier quart.
Lorsque le jour se lève, c’est Vivien qui est de garde. Dans l’aube nouvelle, le jeune homme découvre le paysage qui l’entoure ; une grande clairière et la forêt autour.
Les oiseaux chantent pour saluer le soleil qui montre timidement son nez derrière une brume bleutée.
Il réveille son compagnon et lui raconte ce qui l’a tracassé pendant ses heures de veilles.
– La station ne nous a pas rappelés. Rien ne nous a été signalé. Nous devrions en ce moment être là-haut prêt pour le combat. Ce sont bien des images d’une ville bombardée que nous avons vue hier. Je n’ai pas rêvé, c’est la guerre ! ALORS, POURQUOI !
-J’aimerais bien te répondre, dit Lawrence. Je suis comme toi. Bon …! Ne nous laissons pas abattre, ce n’est pas le moment. Il s’est passé quelque chose en dehors de la navette. A part cette histoire de carburant, tout fonctionnait. Ce qui me paraît encore plus étrange c’est qu’il n’y a personne dans les environs. J’ai fais un tour cette nuit tout paraissait désert. Quand à l’engin, regarde le fuselage, il va falloir un certain temps pour le remettre en état. Je te propose …
Il ne termine pas sa phrase, un bruit de feuillage bousculé le met en alerte. Il fait signe à Vivien de ne pas bouger. Son arme au poing, il se glisse doucement sous l’appareil, passe de l’autre côté et le contourne.
Il se trouve maintenant face à Vivien et voit le danger. Devant son ami, se dresse une espèce de géant aux cheveux roux et hirsutes. L’homme pointe son arme sur le jeune homme.
Lawrence s’approche, mais hélas l’ennemi qui l’a entendu arrivé se retourne et le vise. Larwence plus rapide tire, l’homme s’écroule sans vie.
– Ce n’était pas prévu au programme, dit Lawrence, à son compagnon qui accourt. Mais c’était lui, ou moi.
Il se penche sur le corp inerte.
– Regarde, il porte l’uniforme de la M.E, pas très propre son uniforme. HOUA ! Regarde cette arme ! Du dernier cri ! Je n’en ai jamais vu de semblable en circulation.
– Moi si, dit Vivien. Mais elle n’était pas encore fabriquée ; ce n’était qu’un projet. Ne me regarde pas comme ça. J’ai fréquenté une fille qui travaillait au service  » Recherches Armement « . Elle était sur le projet de cette arme. La M.E nous a doublé. Je ne vois que cette explication.
– Hum ! C’en est peut-être une, dit Lawrence peu convaincu. Il y a quelque chose de pas clair. Enterrons cet homme. Nous déciderons ensuite de ce que nous devons faire.
– Bien, avant de décider, je suggère que l’on camoufle la navette. Je n’ai pas envie de servir de cible à chaque instant.
Le camouflage étant terminé, ils partent en reconnaissance. La matinée s’annonce fort belle, le soleil est déjà haut dans le ciel, il semblerait que l’été soit arrivé. Voilà une heure qu’ils marchent.
Tout à coup Vivien voit quelque chose bouger dans les buissons. Il s’approche doucement.
Pas de chance pour lui, il n’a pas le temps d’éviter le coup qu’il reçoit sur la tête.
A moitié assommé il voit son agresseur s’enfuir à toutes jambes ; ce n’est qu’un jeune garçon. Lawrence se précipite à la poursuite du garçonnet.
– Arrête, laisse-le courir, crie Vivien en se palpant le crâne. Ce n’est qu’un gamin. Il a cru que nous lui voulions du mal. Viens plutôt regarder ma tête. Il n’y a pas été de main morte, le bougre !
– Tu as une belle bosse, dit Lawrence en pouffant de rire. Tu tiendras le coup ? Tu ne veux pas que j’appelle une infirmière ?
Oh ! N’en fais pas trop, veux-tu ? réplique Vivien. C’est pour le garçon que je m’inquiète. J’ai l’impression qu’il va au devant de gros ennuis. Je te propose de le suivre.

A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. Belle histoire du futur Annie!! Très science-fiction et super bien écrit mon amie!
    Passe une très belle journée!!
    Amitié et gros bisous xxxx

    Réponse

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