De surprises et surprises


Allar aldir
ou
A travers les âges
Chapitre 42
D’autres vérités sont révélées

L’aube n’a pas en encore fait son apparition, que Diane se réveille, Loegairi dort paisiblement à ses côtés. Doucement elle s’assoit dans le lit.
Elle veut savoir où se trouve Eichtorn. Alors, elle respire grandement ferme les yeux, se concentre, et pense à lui, soudain elle voit son image, mentalement, elle lui demande où il se trouve.
Il est en dehors de la demeure, sur les rives d’Aurr, répond-il, elle le remercie.
Lui se demande pourquoi, il a eu cette impression d’avoir dit à Diane, là où il se trouvait. Elle, de son côté réveille Loegairi.
L’elfe s’assoit sur le lit et la voit vêtue prête à sortir.
– Tu fais quoi, là ? demande-t-il d’une voix endormie.
– Vite, lève-toi, nous devons partir, répond Diane.
– Partir mais pour où ?
– Rejoindre Eichtorn, il n’est pas loin. Je dois tout savoir sur sa famille, qui est la mienne. Je suis sûre, que cela nous sera utile dans l’avenir.
– Diane ne crois-tu pas qu’il faut prévenir Jera ou Ansuz de ce que nous allons faire ?
– Pourquoi les prévenir, tu es avec moi. C’est important pour moi de savoir de quel peuple je fais partie.
– S’il te plaît, demande à Ansuz ce que tu dois faire.
– C’est d’accort, allons voir Ansuz, dit Diane résignée. Pourquoi pas se déplacer comme Jera nous a appris ?
Pour tout réponse, Loegairi, l’entraîne dans les couloirs en la prenant par la main ; gamin, il avait courut dans ces couloir et connaissait des sorties secrètes. Dans la demeure silencieuse ils avancent avec précautions et sortent dehors. Arrivé devant la porte de la chambre d’Ansuz, Diane tambourine à l’huis. Lorsqu’il ouvre, le sage est très étonné de les voir.
– Que ce passe-t-il donc ?
– Il y a que Diane veut aller rejoindre Eichtorn, pour lui demander des renseignements sur sa famille, répond Loegairi avant que Diane n’intervienne. Je lui ai demandé de venir te voir, elle voulait partir tout de suite.
– Entrez, ne rester pas dehors, dit Ansuz les sourcils froncés.
Tous deux s’installent autour de la table. Ansuz s’approche de Diane, se gratte le menton et s’écarte pour faire chauffer de l’eau dans le chaudron au dessus du feu. Diane se sentant mal à l’aise, lui explique pourquoi elle veut avoir cette explication.
– Crois-tu vraiment que cela va être utile, pour ta mission ? demande Ansuz.
– J’ai l’impression que l’ennemi, va se servir de la famille d’Eichtorn. Je ne sais pas comment, mais je le sens. Il faut vraiment qu’il me parle d’elle. Il faut que je m’entretienne avec lui, comprends-tu ?
– Je crois comprendre et j’ai une autre solution, dit Ansuz en leur servant une tasse de tisane. Il n’est pas bon pour toi de sortir hors de la demeure. Vous allez retourner dans ta chambre comme Jera vous l’a appris. Je vais m’occuper de le faire venir. Allez ! Buvez lorsque c’est encore chaud, j’en prends une tasse moi aussi.
Après avoir bu leur infusion, tous deux retournent dans la chambre de Diane. Elle se met à faire les cent pas autour de la chambre pendant que Loegairi s’est allongé sur le lit.
Quelques minutes plus tard quelqu’un frappe à la porte. Diane se rue sur elle et l’ouvre. Eichtorn et Ansuz sont devant elle.
Elle les fait entrer. Elle guide Eichtorn vers le lit et le fait asseoir. Elle demande à Ansuz et à Loegairi qui s’est levé, de rester. Elle s’approche d’Eichtorn et s’assoit à ses côtés.
– C’est donc bien toi qui m’a lancé ce message, dit-il en s’asseyant. J’en suis soulagé.
– Moi, j’aimerai savoir comment tu as fait pour le joindre. Je ne crois pas que Jera vous ait appris la façon de correspondre par la pensée avec quelqu’un, explique-nous, veux-tu ? demande Ansuz.
– J’ai fait cela simplement, répond Diane. Je ne savais pas que cela était interdit. J’ai vraiment besoin de savoir cette histoire.
Elle explique en détail comment elle a fait.
– Ce n’est pas interdit. Je suis agréablement surpris que tu puisses le faire, dit Ansuz.
– De quelle histoire veux-tu parler ? demande Eichtorn intrigué.
– J’aimerai savoir, voilà j’ai appris que, par toi, je fais partie du peuple de Win, dit Diane.
– Comment as-tu appris cela ? demande Eichtorn en se levant du lit.
– C’est Jera.
– Pourquoi ?
– A cause de Týr. Je me demandais quelles étaient les raisons, qui le poussaient à s’intéresser à moi.
Eichtorn se met à marcher de long en large dans la chambre, ce qui fait sourire Loegairi.
– Ça tient de famille, dit-il à mi-voix.
– Que dis-tu ? demande Eichtorn en se tournant vers l’elfe.
– Je me faisais la réflexion suivante, toi, Glenn et Diane, lorsque vous avec une chose qui vous tracasse, vous vous mettez à marcher de long en large, là où vous être. J’espère que cela ne te fâche pas.
– Non, non, je ne suis pas fâché.
– Mais, tu ne sais pas comment et par où commencé, dit Ansuz.
– C’est un peu cela. Diane, je comprends, que tu t’intéresses à ma famille, qui est la tienne également, mais pourquoi maintenant ?
– J’ai l’impression que Surtr va se servir de notre famille, contre toi ou contre moi.
– Lorsque j’étais jeune mon père m’envoya chez un prince ami. Pendant que je combattais. Les armées de Surtr ont attaqué le royaume de mes parents et mon père a été enlevé. Ma mère en est morte de chagrin. Lorsque je suis revenu, dans mon pays, c’était la désolation totale.
– Ce n’est pas tout à fait ce que je te demandais, mais cela précise un point. Donc, ton père, si je comprends bien, a été fait prisonnier par Surtr. Voilà où le bas blesse, comment on dit au troisième millénaire. Notre plus grande peur à Abi et à moi, est… bon ! Je le dis franchement, ce monstre abominable est capable de se servir de ses prisonniers, pour en faire des esclaves, mais aussi, des cloner et s’en servir de guerriers. Comment feras-tu, si dans la bataille, tu te trouves en face de ton père, comme ennemi ?
– Que me racontes-tu là ? demande Eichtorn en pâlissant.
– Je te raconte nos craintes.
– Je suis certain que tu te trompes, dit encore Eichtorn.
– Hélas, j’aimerai bien. Eichtornc’est le pire des ennemis, que j’ai eu à affronter depuis que je suis agent du I.C.S.I.
Elle se lève, va près de la fenêtre, regarde dehors, revient vers le lit, prend Eichtorn par le bras en le fait se rasseoir sur le lit.
– Maintenant j’aimerai que tu me racontes, la rencontre entre ta mère et ton père.
– Tu veux que je te raconte
– Comment une femme du peuple de Win a-t-elle pu rencontrer un homme, c’est simple comme question.
– C’est un hasard
– Comment un hasard ? demande encore Diane.
– Si tu veux en connaître plus, laisse-le parler, dit Ansuz.
Eichtorn s’installe le plus confortablement possible sur le lit. Diane s’approche de lui et lui déclare :
– Très bien, je me tais.
– Je repends. Mon père ce jour là … C’était dans un temps où Surtr n’envisageait pas où alors préparait son invasion.
– Attend, tu es entrain de me dire que Surtr restait tranquille, cela ne se peut pas, dit Diane.
– Et pourquoi jeune fille, demande Eichtorn.
– Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que tout simplement, il en avait à découdre avec ceux de Win. Pour moi, si ta mère, si elle s’est retrouvée sur Kermëtæ, c’est parce qu’elle fuyait cette guerre, je suppose que c’est cela que tu veux nous faire comprendre.
– Comment ça ? demande Loegairi et Eichtorn en même temps.
– Dis-leur Ansuz, dit Diane en se tournant vers le sage.
– Hum ! Hum ! fait le sage. Il est vrai qu’il y a une éternité que ceux de Win et Surtr se fond la guerre. Tout a commencé avec la naissance de Kermëtæ.
– Je ne le savais pas, dit Eichtorn confus.
– Tu n’as pas à te sentir coupable, rétorque Ansuz. Les peuples vivant sur Kermëtæ à cette époque là, n’étaient pas nés. Surtr vivait ailleurs.
– Pourquoi cette guerre ? demande Loegairi.
– Pourquoi ? C’est bien simple, Surtr jalousait tout ce qui se rapportait à la création. Il pensait, que toutes choses que nous étions entrain de créer, devaient lui revenir, pour qu’il puisse en être le maître. Il a toujours eu soif de pouvoir. C’est ainsi que la guerre a commencé, toutes choses créées, s’il ne les avait pas, il les détruisait. Cela se passait il y a bien longtemps.
Il s’arrête un instant de parler et reprend.
– Lorsque Kermëtæ est née
– De quelles créations parles-tu ? demande Diane.
– Je parle de …
– De la création de l’Univers ! lance Diane en coupant la parole à Ansuz.
– Pas tout à fait, l’Univers a été créé bien avant nous et c’est l’être que nous nommons Alfadr, ou l’Unique, qui a fait cela, car à l’origine des temps ne régnait que le néant. Je vais vous raconter. Bien avant la création de Kermëtæ, deux mondes furent créés, Niflheim, le monde obscure que l’on pourrait situé dans le nord. Dans ce monde-là, existait une source appelée Hvergelmir, la source qui résonne, de cette source, sourdraient douze rivières d’eau acide, l’autre monde que l’on pourrait situé au sud, appelé, Muspell, un monde, lumineux et chaud, car cette région n’était que feu et flammes, là aussi coulait une source qui se séparait en douze rivières. Il fut un jour où ces deux mondes se rencontrèrent. Quant à Alfadr, il nous a donné, nous l’entourions tous, même Surtr, la possibilité de créer à notre tour, car chacun de nousavions et avons des facultés bien spécifiques.
– Donc vous avez la possibilité de créer des mondes, dit Diane.
– C’est presque cela. Il nous a donné des mondes où nulle vie n’y était encore. Notre rôle a été de donner la vie à ces mondes. C’est comme cela que nous avons élu notre domicile sur Win. C’est sur Muspell, que Surtr voulait habiter.
Ansuz s’arrête, soupir et reprend.
– Lorsque ce monde-ci s’est formé, le règne minéral y était, créé par la fusion des vingt quatre sources de vie, celles du sud et celles du nord, leurs eaux confondues, c’est comme cela que Kermëtæ est née ! Nous avons fait en sorte qu’elle devienne un endroit agréable pour recevoir des êtres vivants. C’est alors que nous y avons apporté, les végétaux, ensuite les grands arbres, grâce à tout cela l’atmosphère c’est créé, il y eu tout un règne animal, d’abord dans les mers, car une grande partie de ce monde était submergée par les eaux, il y a eu à une certaine époque un grand bouleversement créé par Surtr, les terres se sont soulevées, d’autres enfoncées dans les mers, d’autres endroits sont devenus des déserts, plusieurs fois Kermëtæ a basculé sur elle-même. Nous n’avons jamais perdu, ni courage ni espoir. Enfin le temps était arrivé pour qu’Elfes, Nains et Humains puissent vivre dans ce monde.
– Est-ce a cette époque que Surtr détruisit Gyrda ? demande Diane. Je pose ma question autrement. Lorsque Surtr détruisit Gyrda, les elfes, les nains ou les humains vivaient-ils sur Kermëtæ ?
– Gyrda fut détruite à la naissance des humains. Les elfes et les nains y vivaient déjà.
– Qu’est-ce que Gyrda ? demande Eichtorn.
Ansuz explique alors l’histoire de Gyrda, du volcan et de la naissance de Gladsheim.
– Et c’est sur son sommet que se trouve Hvergelmir, dit Loegairi.
– C’est cela, dit Ansuz.
– Une question, dit Diane. Pourquoi au mi-temps de celle-ci se trouve le gouffre de l’abîme, là où habitent les quatre mauvais génies ? Vous n’avez pas réussi à les déloger ?
– Nous les y avons laissez, sciemment. En face de Gladsheim entre Alfrodull et Noatun, le territoire de Gyllir, se trouve une colline nommée Ginnunga, c’était une montagne avant que Surtr ne détruise Gyrda.
– Je situe mieux les événements maintenant, dit Diane. J’ai même l’impression que la naissance des humains a avantagé Surtr. J’aimerai savoir ce que sont devenus les elfes noirs et les elfes ténébreux, je ne vous ai jamais entendu parler d’eux, pourquoi ?
– Ce sont des cousins que nous ne voulons pas connaître, dit Loegairi en pâlissant. Depuis que je suis petit, j’ai toujours entendu dire que les elfes noirs, que l’on nomme Svartálfar, on leur territoire, près du territoire de Surtr. Quant aux elfes ténébreux, les Døkkálfar, ce sont eux qui nous apportent les mauvais rêves, ils vivent dans tous les territoires troubles et marécageux.
– Pourquoi dis-tu que la naissance des humains avantageait Surtr, demande Eichtorn à Diane.
– Ce n’est qu’une déduction. Lorsque je vois comment se sont comportés Riurus et Myriel, je me dis que ce n’est pas la première fois qu’il utilise des humains volontaires pour faire ses méfaits, n’ai-je pas raison, Ansuz ?
– Tu as parfaitement raison, bien plus tard, grâce à ses humains, il a investi Muspell. Et vous connaissez la suite.
– Une partie de la suite, dit Diane. Est-ce qu’il y a encore des Svartálfars et des comment dis-tu ? Ouides Døkkálfar sur les territoires ? Ou est-ce que Surtr les a éliminés ou embrigadés ?
– Des deux peuples, il y en a certains qui se terrent, d’autres, qui font partie des troupes de Surtr.
– Pourquoi ceux qui se terrent ne sont-ils pas venus au grand conseil, les a-t-on prévenus ?
– Jamais ! s’exclame Loegairi.
– Pourquoi ? demande Diane. Ne crois-tu pas que tous les peuples brimés devraient faire alliance ?
– Tu ne sais pas ce que tu dis, faire alliances avec ces peuples là, c’est comme si tu voulais te suicider, nous ne pouvons pas avoir confiance en eux.
– Y aurait-il un passage de l’histoire des elfes que j’ignore ? demande Diane à Loegairi.
– Tu sais tout ce que tu dois savoir sur les elfes, affirme Loegairi.
– Hum ! Hum ! fait Ansuz. Loegairi, j’ai bien l’impression que tu as perdu la mémoire.
– Ce sont eux qui ont commencés, réplique Loegairi en colère.
– Pourrais-je savoir ? demande Diane intriguée par la réaction de son ami.- Tout a débuté avec la fabrication de Gull-toflur, dit Ansuz. Ceux qu’on appelle les elfes noirs, les Svartálfars, certains, vivaient sur Win, nous les appelions ainsi parce qu’ils travaillaient les métaux et étaient souvent dans les mines. Ils étaient maîtres forgerons et maîtres en orfèvrerie. Lorsque nous leur avons demandé de créer Gull-toflur, ils acceptèrent avec joie, ils
– Bien sûr qu’ils acceptèrent, ils voulaient se jouer de vous et cela n’a pas manqué, dit Loegairi en coupant la parole à Ansuz.
– Arrête de juger sans savoir, dit Ansuz.
– Je sais ce que je sais, je ne crois pas que les membres de ma famille soient des menteurs !
– Loegairi, cette histoire est très ancienne, sans le vouloir au fil des siècles ce que l’on raconte peu se déformer et on ne sait plus qui a tort ou qui a raison.
– Je sais qu’on m’a raconté, réplique Loegairi.
– Lorsque cela c’est passé, tu n’était pas encore né. Ton père, lui, a vécu l’histoire.
– Oui ! Mais mon grand-père en est mort !
– Ils sont morts tous les deux ! dit Ansuz d’un ton affirmatif.
– Pourrait-on savoir pourquoi deux mort ? demande Diane. Je crois que j’ai sauté plusieurs épisodes du feuilleton. Loegairi, raconte-moi.
Loegairi va s’asseoir sur le siège près de la fenêtre et se met à bouder. Eichtorn toujours assis sur le lit, ne dit rien. Quant à Diane en voyant que le climat n’est pas à la concorde, demande :
– Étant donné l’heure qu’il est, que diriez-vous d’un petit déjeuner à la Française, il y a longtemps que je ne n’ai pas pris un. Tout le monde est d’accort ? Alors, voilà !
Elle fait apparaître sur la table, bols, café, lait, sucre, croissants, pain, beurre, chocolat à tartiner, confiture. Tous la regardent, puis regarde la table et se mettent à rire. L’atmosphère dans la chambre est de nouveau détendue.
Mangeons, cela va nous redonner des forces et ensuite nous pourrons connaître la suite de l’histoire. Je crois que c’est le moment propice pour que toute vérité éclate.
A suivre …
Anny M

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