Des questions toujours des questions


Allar aldir
ou
A travers les âges

Chapitre 40
Les questions que Diane se pose.

Loegairi et Diane sont avec Ansuz, dans la chambre de celui-ci. Diane ne peut plus tenir en place, elle marche de long en large dans la chambre. Loegairi lui, contemple le paysage par la fenêtre et ne dit rien. Ansuz est silencieux lui aussi. Ni tenant plus la jeune femme explose.
– Qu’est-ce que l’on attend ? Le dégel ? Il ne gèle pas encore ! Si ça continue, nous partirons en hiver, peux-tu me répondre ? demande-t-elle à Ansuz.
– Premièrement, que tu te calmes, répond celui-ci.
Diane s’assoit sur le lit et soupire.
– Nous attendons tout simplement que toutes les troupes soient parties. Nous devons faire partir Sigg, Eichtorn, Glenn en premier et leur laissé le temps d’arriver près de l’antre. Ce n’est qu’après que nous partirons en direction de Gladsheim, il est bien possible que ce soit à l’entrée de l’hiver.
– Au début de l’hiver ! Mais je croyais que moi et Loegairi…
– Tu supposais mal, répond Ansuz en lui coupant la parole. Týr a demandé que vous fassiez un bout de route avec nous.
– Mais qu’est-ce qu’il a contre moi, celui-là ? Depuis qu’il est arrivé, il me cherche; ne me regarde pas comme ça, c’est l’impression qu’il me donne. Que lui ai-je fait ?
– Je serais toi, j’irai lui demander, répond Ansuz. Il est chef de guerre tu sais. Il veut peut-être te mettre à l’épreuve. Ce n’est pas une mince affaire que d’ouvrir la porte de Hvergelmir. Enfants, ne soyez pas impatients d’entrer dans la bataille. Je vous ai fait venir ici, car Jera veut vous parler. Nous l’attendons.
Celle-ci arrive quelques minutes plus tard. Diane lui demande les raisons pour lesquelles, ils ne partent pas d’ici directement, vers Gladsheim. Et pourquoi Týr a demandé qu’ils partent avec lui.
– C’est pour ta sécurité. Il ne veut pas que vous affrontiez directement les quatre génies, sans qu’il n’y ait personne derrière vous, répond Jera.
– Je croyais, qu’il avait un reproche à me faire. C’est … il me déstabilise complètement.
– Il est curieux de te voir agir. Tu es très jeune. Tu n’es qu’une l’adolescente en tant qu’elfe. Tes capacités l’étonnent. Bien sûr, tu as eu comme maître Algir, mais il n’a agit, que pour te faire découvrir les possibilités cachées au fond de toi, ensuite, il t’a guidé pour les utiliser. Il y a d’autres faits qui intriguent Týr, le fait d’avoir donné ton sang à Loegairi. Il est devenu comme toi Diane. Il y a cependant, une petite chose que tu ignores, tu as plus de nôtre peuple en toi, que du peuple elfique.
– J’ai plus du peuple de Win, en moi, que du peuple elfique, comment l’expliques-tu ?
– Par Eichtorn, répond Jera, d’une voix calme, en arrivant dans la pièce.
– Par Eichtorn … ! Je ne comprends pas.
– Connais-tu la famille d’Eichtorn ? demande-t-elle à l’elfe.
– Je sais que c’est le fils de Eltorn, répond Loegairi.
– Eichtorn, fils de Eltorn, explique Ansuz. Eltorn, qui, épousa Roazhiní, fille de Riwall, ils étaient du peuple de Win.
– Voici donc, la réponse, s’exclame Diane. Maintenant puis-je savoir l’histoire ?
– Je crois que cette histoire appartient à Eichtorn, dit Jera. Le mieux, c’est que tu lui demandes, mais il est en réunion avec Týr. Pour l’instant, il est temps pour vous allez vous reposer. Quand à nous trois nous partirons demain à l’aube.
– Ce que je ne comprends pas, c’est que Týr ignore que les parents d’Eichtorn sont de son peuple dit encore Diane.
– Qui te dit qu’il l’ignore ? demande Jera.
– Je … je ne sais pas, répond Diane. Pourrais-je savoir où se trouve Eichtorn en ce moment ?
– Jera vient de te le dire, répond Ansuz.
– Assez discuter ! Allez, les enfants, partez vous reposer, demain il vous faut être frais et dispos. J’ai encore beaucoup de choses à vous apprendre.
En même temps que cette discussion, dans la bibliothèque, tous ceux qui y sont réunis sont penchés sur les cartes. Toutes les routes, que les armées vont emprunter sont minutieusement calculées. Abi demande à voir les sages. Lorsqu’elle entre, Victor en remarquant son air préoccupé lui demande :
– Que se passe-t-il ?
– Il va se passer un événement, qui va vous surprendre. J’ai décidé de partir avec Eichtorn et Katell.
– Ce n’est pas une promenade jeune fille, dit Eichtorn. Nous allons combattre le pire des ennemis, que je connaisse.
– Je le sais. C’est pour cela que je veux aller là-bas.
– Connais-tu, le maniement des armes ? demande-t-il encore.
– Non, je ne le connais pas. Mais je connais beaucoup d’autres choses. J’ai analysé le récit, que Katell nous a fait sur Andlang. Je peux être utile là-bas. De plus j’ai étudié les dossiers du professeur Riurus, sur sa recherche sur le clonage. J’ai le sentiment que notre ennemi a recréé chez lui un laboratoire, semblable à celui de Riurus, je ne serais pas surprise de voir le professeur, chez Surtr. J’en suis sûre, croyez-moi. Je dois aller là-bas. Il y a tout un complexe du futur. Je veux le détruire. Emmenez-moi avec vous.
– Tu es bien téméraire jeune fille, dit Týr.
– Moi, je dis, qu’elle est bien courageuse, j’accepte de la prendre avec moi, déclare Sigg. Je vais lui apprendre comment se servir d’une de nos armes, elles sont plus faciles à manier que les armes du Futur.
– Je n’ai plus rien à dire, dit Týr en haussant les épaules. Si mon frère te prend sous sa protection, je ne vois pas d’objection à ce que tu partes avec eux. Êtes-vous tous d’accord ?
Chacun fait un signe d’acquiescement. Après avoir remercié, Abi s’en retourne vers sa chambre. En passant devant celle de Diane, elle s’arrête et frappe à la porte. Celle-ci vient lui ouvrir, elle est étonnée de la trouver là et la fait entrée.
– Tu ne peux pas dormir ? demande Loegairi.
– Je vais pouvoir dormir maintenant, réplique Abi. Je pars avec eux, je veux détruire le laboratoire de Riurus, je suis sûre qu’il est là-bas.
-Tu vas partir chez l’ennemi ! s’exclame Diane. C’est très dangereux. Ici tu seras en sécurité.
– Je crois que dans cette guerre, il n’y a nul endroit de paix, dit Loegairi en soupirant.
– Ne t’inquiète pas, Diane ! Sigg m’a dit, qu’il me protégerait et qu’il va m’apprendre à me servir d’une arme. Ils sont tous d’accord.
– S’ils sont tous d’accord alors ! Mais quand même ! Les grands ont de drôles d’idées parfois ! dit Diane.
– Ils ont un regard sur les événements que nous n’avons pas, explique Loegairi.
– Je vais vous laisser maintenant. Je voulais simplement vous prévenir. Je vous souhaite une bonne nuit.
La jeune femme partie, on frappe de nouveau à la porte, Loegairi va ouvrir et se trouve nez à nez avec Aife, il s’efface pour la faire rentrer.
– Maman ! J’ai oublié que tu partais cette nuit, dit Diane en embrassant sa mère. Les événements arrivent très vite ; Pardonne-moi. Tu pars et je ne vais pas te voir de longtemps.
– C’est pour cela que je suis venue, dit Aife. Lorsque tu seras à la porte de Hvergelmir, fais bien attention, le danger rôde autour, j’ignore ce que c’est. Soyez très prudents, dit-elle encore en regardant Loegairi. Tous comptent sur vous.

Après le départ d’Aife, Diane s’approche de la fenêtre et regarde le ciel. Le croissant de lune naissante commence à sortir de l’horizon. Elle pousse un soupire, se retourne vers Loegairi et dit :
– J’aimerai en ce moment pouvoir faire un bon dans le temps, un tout petit bon dans l’avenir, pour voir les faiblesses de l’ennemi et pouvoir le contrer plus justement. Mais hélas cela est interdit, ça pourrait déclencher d’autres désastres.
– Es-tu chagrinée par ce que vient de nous déclarer Abi ?
– Oui ! Je suis inquiète de ce que vient de nous dire Abi. Je me rends compte qu’elle a raison. J’y avais moi-même pensé, je ne voulais pas croire à cette idée.
– De quoi veux-tu parler ?
– Du clonage, sans parler des Thurses et des trolls qui sont eux aussi sont, j’en suis sûre, créés et manipulés génétiquement. Si de tous ses prisonniers, il a fait des clones et qu’il les envoie sur le champ de bataille. Nos combattants vont se retrouver à se battre contre des gens de leur familles ou des amis chers. Ils vont êtres déstabilisés, c’est catastrophique, il faut prévenir
– Qui veux-tu prévenir ?
– Eichtorn et bien d’autres. Je vais voir Ansuz.
Attends, je viens avec toi !
A suivre …
Anny M

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One response to this post.

  1. Posted by Mamily on 11 octobre 2010 at 2 h 55 min

    Tu es très douée Annie d’avoir écrit cette belle histoire!!! Merci de ce beau partage!!
    Bonne semaine et gros bisous xxxx

    Répondre

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