Bonne soirée !!!!


Allar aldir
ou
A travers les âges

Chapitre 34
Plan de bataille

Quelques jours plus tard, Victor et Glenn sont revenus à Alfrodull. Glenn se précipite voir sa femme et la trouve en grande discussion avec Abi. Il s’approche d’elle et la prend dans ses bras. Abi les quitte, laissant le couple à leurs retrouvailles.
Plus tard dans la journée, il part retrouver Victor qui est en compagnie d’Æadan et d’Abi. Tous trois sont penchés sur les plans de l’antre.
– Si Jera était là, elle nous expliquerait, dit Victor. Katell n’a pas tout visité dans l’antre. Je peux la renvoyer….
– N’y pense pas ! Évitons de sacrifier cette jeune femme, dit Æadan en lui coupant la parole. Même si elle a cette possibilité, il ne faut pas l’envoyer immédiatement.
– Et pourtant il faudra bien. J’aimerai retrouver la sœur d’Abi le plus vite possible, avant qu’elle ne fasse du grabuge.

Algir et Ansuz ayant terminé leur enseignement, apprennent, la nouvelle de la fuite de Myriel. Ansuz hoche la tête et soupire, Algir, lui, demande des explications.
– C’était ma sœur, dit Abi gênée par le regard accusateur de Algir. Il y a plusieurs années de cela, Myriel a disparu presque sous mes yeux.
Elle continue de raconter son histoire. Au fur et à mesure du récit Algir se met à marcher de long en large.
– Voilà pourquoi je suis ici aujourd’hui, fait observer Abi. Myriel a bien changé, elle me fait très peur.
– Surtr sait très bien manœuvrer les gens, expose Algir. Mais cette histoire est beaucoup plus compliquée qu’elle ne paraît. Quand penses-tu, Ansuz ?
– Oui… oui, que me disais-tu ? demande le sage. Excuse-moi, j’étais en contact avec Jera, elle arrive.
Pendant ce temps là Diane et Loegairi sont allés rejoindre les nouveaux arrivants, accompagnés de Katell et de Dick.
Victor lui, expose les faits à l’assemblée en terminant ainsi :
– J’ai encore la possibilité de repartir vers le futur, mais je pense qu’il serait plus prudent d’arrêter ces voyages.
-Tu parles avec sagesse, Victor, dit Ansuz. Algir, toi qui as été en confrontation directe avec lui à une certaine époque. Penses-tu, qu’il puisse savoir, que toi et tes protégés êtes ici.
– J’ai brouillé les pistes, et fait en sorte, qu’il me cherche ailleurs.
– Bien, dit Ansuz. Nous allons pouvoir, grâce à tes jeunes protégés tromper l’ennemi. Puisque nous nous trouvons avec quatre filles et quatre garçons. Il va y avoir quatre couples Diane-Loegairi.
– Nous risquons la vie de ces jeunes gens, dit Jera.
– Nous risquons tous notre vie, dit Algir. Ces jeunes ont été formés afin de combattre notre ennemi.
– Je reprends, dit Ansuz. Nous allons les envoyer aux quatre coins de Kermëtæ. Chaque couple partira avec cinq guerriers.
– Quand partiront-ils ? demande Victor.
– Lorsque nos troupes seront arrivées, répond Jera. S’il n’y a pas de changements, ils devront partir lorsque les armées feront mouvement vers les objectifs prévus.
– Récapitulons les destinations des armées et qui part, dit Victor. Ansuz, Ulgrin, Diane, Loegairi, Dick et Gelmir, objectif, Gladsheim. Eichtorn, Glenn, Katell et moi-même, objectif, l’antre de Surtr. Puisque nous avons les vrais plans. Arrivés là-bas, pourquoi ne pas investir l’antre ? Quand pensez-vous ? Nous le prendrons par surprise.
– Tu ne peux t’imaginer la force qu’il a, dit Ansuz. Moi aussi je suis entré dans son antre, à une époque, il était moins dangereux, qu’il ne l’est aujourd’hui; j’en suis ressorti de justesse. Il te faudra le neutraliser, cela n’est pas une mince affaire.
Ansuz se met à déclamer :
– Victor, je te cite un adage aussi vieux que la venue des humains sur Kermëtæ Je traduis : La tombe est terrifiante pour tout champion, quand la froideur envahie sa chair, la rendant pareille à une dépouille. Pour qui adopte la glèbe pour couche, l’énergie est anéantie, la gaieté est éteinte, la parole donnée est rompue !
Le sage se tait et reprend :
– Vois, il a réussi à faire revenir Myriel, sans pour cela avoir eu besoin des portes. Peux-tu m’expliquer les actions que tu vas faire ? Dis-moi ?
– Pour ce qui est des actions je ne sais pas encore, répond Victor. Pour répondre à ton adage, je l’ai compris, je n’ai pas l’intention de devenir un cadavre, pas encore ! Vois-tu, ce qui me préoccupe … ses points faibles. J’aimerai savoir ce qu’il craint le plus.
– Ce qu’il craint le plus ? dit Ansuz. C’est l’éclair, et pourtant il s’en sert. Victor, je te le répète, même à un millier d’hommes, vous ne serez pas assez rapide pour le maîtriser.
– Je demande à voir, dit encore Victor. Je demande à voir. Glenn, je sais que tu as donné un nom à ton arme. Comment la nommes-tu ?
– Son nom ? dit Glenn en sortant son laser de sa gaine. Fulgur, c’est Fulgur. Pourquoi cette question ?
– Tu m’as donné la réponse, que je voulais entendre. Fulgur, c’est, ce que craint notre ennemi, ET, pourtant il s’en sert, comme dit si bien Ansuz.
Les regards sont tournés vers lui. L’incompréhension se lit sur les visages. Algir est le premier à réagir. Il se lève de son siège, s’approche de Glenn, désigne l’arme et s’exclame :
– Mais oui ! Bien sûr ! Fulgur ! Fulgur est peut-être une chance pour nous. Cette arme … pour simplifier son fonctionnement. Cette arme lance des éclairs. Dans l’une des langues anciennes du futur, le latin, fulgure veut dire éclair. Comprenez-vous ? Mais, ce que Jera ne vous a pas dit, les nôtres sont ainsi armés. Elle ne savait peut-être pas que Glenn aurait une arme semblable.
– Je sais très bien ce qu’est une arme de la Terre du futur, dit Jera. Et je connais celles des nôtres. Il y a une petite différence cependant, inversées nos armes redonnent la vie. Celle de Glenn le fait-elle ?
– Euh ! Elle peut à faible densité immobiliser l’ennemi, mais à forte elle tue irrémédiablement, répond Glenn tout penaud.
– Où veux-tu en venir, Jera, demande Æadan.
– J’ai le sentiment que Surtr nous force à nous servir de ces armes. La question est : peut-on rentrer dans son jeu, sans pour cela léser Kermëtæ et son temps ? Réfléchissons bien. Je suis comme vous, j’aspire à ce qu’il ne nuise plus. Mais si nous faisions cet acte, que deviendrait, la mission de Diane ?
– D’accord, j’avais tord, dit Victor. Ce n’était qu’une idée après tout.
– Tu n’as pas tout à fait tord, dit Jera. Ton idée est bonne. Mais nous devons l’exploiter autrement. Glenn et ses hommes se serviront de leurs armes ; je précise, Glenn ira accompagné d’Eichtorn dans l’antre. Toi, Victor, tu ne partiras pas avec eux, tu resteras ici avec nous, Æadan et moi.
– Pourquoi Glenn ? Je ne comprends pas, dit Victor.
– Glenn est en rapport direct avec Surtr par son histoire et Eichtorn aussi. Examine mieux ceux qui vont combattre. Ils ont tous un point commun avec l’ennemi.
– Je n’avais pas pensé à cela, dit Victor. D’autan plus qu’ils sont liés à Diane. Mais ces jeunes gens, qu’ont-ils à faire avec lui ? Et Katell ? Et Dick ? Peux-tu m’expliquer ?
– Ils sont reliés à Surtr. Par leur naissance et leur parenté, répond Algir. La mission que TíwaR m’avait donnée était de retrouver ces enfants et de les former pour qu’ils puissent combattre leur persécuteur. Je l’ai fait. Ils sont prêts.
– C’est pour cela que leur mission sera de tromper Surtr, comme Surtr les a trompés, renchérit Ansuz.
– Très bien, dit Victor. Je m’incline. C’est vous les maîtres de la situation.
Jera s’écarte du groupe, entraîne Ansuz à l’écart et lui parle à l’oreille. Le sage revient et déclare :
– Il y a un événement qui maintenant prend de l’importance. Jera et moi étions au courant de celui-ci. Maintenant il est temps pour vous de savoir. Lorsque nous étions à la recherche d’Aife, Diane a fait un rêve. Elle se retrouvait entrain d’enfanter. On lui enlevait son enfant et on lui apprenait que Loegairi épousait une autre personne. Hélas pour Diane, j’ai oublié ce songe. C’est une grande faute de ma part. Comprenez que le danger se précise. Surtr a fait revenir Myriel, pour détruire Diane.
– Que devons-nous faire ? demande Victor en pâlissant.
– Nous allons, Jera et moi prévenir Diane et Loegairi. Ensuite Jera va les reprendre avec elle, leur initiation n’est pas terminée.
– Moi de mon côté, dit Algir. Je vais entraîner mes jeunes de façons à ce qu’ils prennent les allures et les comportements de Diane et Loegairi.
– As-tu les plans de l’antre ? demande Jera. J’aimerai voir ce qui a changer.
– Nous avons pour cela, besoin de Katell, dit Ansuz. Elle va nous expliquer ce plan. L’antre est bien différent de ce que nous avons connu. Il y manque une partie ; le gîte de Surtr. Il est, je pense, bien plus profond que ça. Il faut absolument qu’elle nous dise à combien de la surface se situe ce que nous avons sous les yeux. Peut-on aller la chercher ?
Quelques minutes plus tard.
– C’est par ici que je suis arrivée, dit Katell quelques minutes plus tard, en se penchant sur le plan. C’est presque, l’une des entrées du dehors, j’ai avancé par ce tunnel.
Elle décrit avec minutie ce qu’elle a vu. Les heures passent et le plan de l’attaque se concrétise.

Ayant appris que sa belle-mère était à Alfrodull, Diane et Loegairi sont partis saluer Betty. En apprenant qu’elle allait avoir un petit frère, elle ne peut retenir sa joie.
Nos deux amis vont ensuite retrouver les protégés de Algir. C’est Elwirë, une des jeunes femmes qui parle :
– J’aimerai bien que tout soit terminé, que je puisse enfin retrouver ma famille.
– Sois en sûre nous allons le battre, dit un des garçons nommé Ingwar.
– Bien sûr nous allons le battre, dit un autre garçon, prénommé Elhaz. Cependant, d’après ce qu’Algir nous a appris, j’ai bien peur, que nous ne retrouvions plus nos parents.
– Ne dis pas cela, s’exclame l’autre jeune femme, du nom d’Isaz. Je ne suis pas certaine que nos parents aient disparu. J’ai le sentiment, qu’ils sont bien vivants peut-être prisonniers dans l’antre de Surtr pour certains, mais pour d’autres, ils sont sur Win à nous pleurer.
– Je prendrais le parti d’Isaz, dit Diane. Katell nous a dit que Surtr avait des esclaves. Tout espoir n’est pas perdu.
– Sais-tu où est partie Katell ? demande Elhaz.
– Je crois qu’Ansuz l’a fait appeler. J’aimerai bien savoir pourquoi.
– Je ne peux te répondre, je suis comme toi, dit Loegairi. Je vais aller. Peut-être…
– Je crois que ce n’est pas la peine de te déplacer, voici Ulgrin qui vient à nous, dit Diane. Salut ! J’espère que tu nous apportes de bonnes nouvelles, dit-elle à l’elfe.
Je viens te prévenir, toi aussi Loegairi, répond-il. Ansuz et Jera vous attendent, dans la salle d’étude de mon père, c’est urgent.
A suivre …
Anny M

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2 responses to this post.

  1. Posted by Myrine on 5 octobre 2010 at 4 h 38 min

    Toujours aussi mystérieux !!
    le Bien triomphe toujours !!

    Réponse

  2. Posted by annie ahmad on 5 octobre 2010 at 4 h 39 min

    merci annie : tous les matins je lis cette histoire : c’est pas un domaine : science fiction ! que j’adore , mais du plaisir a te lire quelle imagination : tu mesurpasses! eh oui moi aussi j’ai beaucoup ecrit : des thrillers , fondés sur mon histoire et ma vie ! çà m’a servi de therapie et là j’ecris plus rien: bisous et bon mardi : ici il pleut

    Réponse

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