Initiation


Allar aldir
ou
A travers les âges

Chapitre 28
Le retour des guerriers

Que s’était-il passe-t-il sur le champ de bataille ? Les morts enterrés, Glenn, Eichtorn et Ulgrin ont repris la route vers Alfrodull. En chemin ils rencontrent Gelmir et les siens et comprennent, que là aussi, un combat avait eu lieu. Quelques jours avant, Brimir en apprenant les événements narrés par son fils, décida de l’envoyer avec une troupe armée chez Æadan, en les faisant passer par la rivière souterraine. En arrivant dans la vallée qui mène à la demeure, le nain, accompagné de son bataillon, a surpris une horde de Thurses qui s’y infiltrait. Il engage donc le combat en massacrant l’ennemi à grands coups de haches.
Lorsque les trois amis arrivent, Gelmir et les siens sont entrain de rassembler et de compter leurs blessés et leurs morts. Le fils de Brimir donne l’ordre de transporter les corps de ses compagnons tués, chez son père, où les honneurs leur seront rendus.
– Je crois bien que tu as sauvé la maison d’Æadan, dit Eichtorn.
– Je crois bien que oui, répond Gelmir. Surtr va payer cent fois le prix, pour mes malheureux frères d’arme, tombés au combat.
– Il n’a qu’à bien se tenir, dit Glenn. Il aura aussi, à faire à nous.
Tous se remettent en route et installent leurs campements autour d’Alfrodull. Dans l’hémicycle, il y a foule. Les quatre amis sont écoutés avec attention. Gelmir est chaudement remercié.
Tu nous as sauvé d’un désastre, dit Æadan. Par toi, l’amitié entre les elfes et les nains est renforcée. Mais l’heure n’est pas encore aux congratulations.

Allar aldir
ou
A travers les âges

Chapitre 29
Chez Jera

Jera entraîne ses élèves vers une colline boisée, dont le sommet est recouvert d’herbes drues. Là, se dressent deux cercles de pierres levées, un grand et en son milieu, un plus petit. Elle les fait s’asseoir face à face au centre des cercles. Les leçons commencent. Jours et nuits, elle les fait travailler sans relâche. Ayant constaté qu’ils étaient tous deux en harmonie, elle leur demande; à l’un de penser à un objet, à l’autre de le concrétiser matériellement.
– Concentre-toi et visualise bien l’objet, que tu as choisi, dit Jera à Loegairi; Diane, reçoit l’image de l’objet et le construit matériellement, ce qui je sais pour elle n’est pas un obstacle. Loegairi, ce que tu penses, est déjà crée dans l’invisible.
– J’ai compris, mais, puis-je faire tout moi-même ? Demande-t-il ?
– Bien sûr, mais c’est plus facile à deux.
– Je vais essayer, dit-il. Je pense. Mais laisse-moi faire tout seul. Diane, tu ne fais rien. Ne regarde pas. Tends tous simplement les bras sans me toucher.
Loegairi ferme les yeux et visualise la robe qu’elle avait portée lors de la fête à leur arrivée à Alfrodull. Quelques instants plus tard. Jera la voit apparaître sur les bras de Diane. Sentant le poids du vêtement, notre amie ouvre les yeux, et reste sans voix.
– C’est dans cette tenue, que je te préfère, dit Loegairi.
– Tu … , tu … , bafouille-t-elle émue. Tu me préfères vêtue, ainsi ?
– Pas toi ?
– Magnifique tenue, répond-elle amère. Mais pas très pratique pour aller guerroyer.
– Pourrais-tu, penser à autre chose qu’à te battre ? Est-ce possible ? demande-t-il.
– Pas tant que cet être immonde, ne sera pas détruit, réplique-t-elle.
– Lorsque vous aurez fini de palabrer, nous pourrons reprendre l’exercice, dit Jera d’une voix sévère. Vous n’êtes pas là pour vous disputer mais pour vous accorder.
Tous deux se taisent, gênés par cette remarque. Jera les fait se détendre et reprendre leur concentration. Diane est à l’écoute de l’elfe. Elle reçoit l’image qu’il lui envoie. Elle la matérialise; c’est une cruche. C’est à Diane de penser maintenant et à Loegairi de concrétiser. De l’eau fraîche apparaît dans le récipient.
– Je vois que vous avez compris ce qu’il vous faut faire, dit Jera. Il est important pour vous deux de pouvoir vous compléter. Loegairi, je suis très satisfaite de voir, que tu as compris le principe de la création dans l’invisible et de la matérialisation dans le visible. Maintenant nous allons passer aux questions; vous devrez me répondre franchement. Diane, lorsque tu as dissout le brouillard, tu as agi avec sagesse. Ensuite lorsque tu t’es élevée au-dessus de la plaine, que tu as déchaîné cette pluie de roches et de pierres, tu as fait une faute. Laquelle ? Peux-tu me l’expliquer ?
– Je n’étais pas assez entraînée ? … Je ne sais pas, dit Diane. J’ai vu que mon père et Loegairi allaient se faire massacrer. Je ne voyais pas d’autre issue.
– Où étais-tu lorsque tu as fais cela ? demande Jera.
– Où, étais-je !
– Ton corps où était-il?
– Chez Æadan, mais…
– Il n’y a pas de mais. Ce que tu as fait était très dangereux. Tu aurais pu ne pas revenir dans ton corps. Heureusement, Ansuz était avec toi. Même lui ne l’aurait pas fait.
– Comment aurait-il agi, alors ?
– Pas de cette façon, réplique-t-elle. Il faut être deux pour produire cela. Souviens-toi comment la fatigue t’a submergée. L’action est à construire à deux, l’un pense, l’autre crée. Comme vous venez de le faire. Quant à toi, Loegairi, partir sans aide, dans l’antre de Surtr, était une pure idiotie; que devais-tu faire ?
– J’aurai dû attendre la décision des sages, répond Loegairi penaud.
– Le but de votre mission n’est pas d’aller combattre l’ennemi sur son terrain, reprend Jera, mais d’aller protéger Hvergelmir. Diane n’oublie pas Gull-toflur. Ce n’est pas pour rien que ta mère a été projetée dans l’avenir.
– Tu veux dire que ce n’est pas Surtr qui…
– C’est à cause de lui. Son attaque a été de faire perdre la mémoire à ta mère, pas de l’envoyer dans le futur. Ce que nous n’avions pas prévu, c’est ta naissance.
– Je ne sais que penser, dit Diane. Et ma rencontre avec Loegairi ?
– Nous n’y sommes pour rien et je ne crois pas, que lui, ait tramé quoique ce soit. Fin de la discussion.
Les journées continuent de s’écouler. Les leçons se suivent les unes après les autres. Jera semble satisfaite des progrès acquis.
– Pour aujourd’hui c’est terminé, dit Jera. Vous allez repartir chez Æadan, afin de vous reposer un peu. Vous avez quelques heures de vacances. Allez ! … Venez !

Ils se réveillent brusquement, dans les bras l’un de l’autre. Ils se regardent sans trop comprendre. Diane est la première à réagir, elle saute du lit.
– Je ne sais pas trop si, nous avons dormi, où pas, mais j’ai l’impression bizarre que tout ce que nous venons de vivre était réel.
– J’ai la même impression, dit Loegairi. Que faisons-nous maintenant?
Diane essaie d’ouvrir la porte et constate que celle-ci est fermée à clé. Elle se tourne vers Loegairi qui s’est levé.
– Je crois que nous allons devoir attendre Ansuz. Sa porte est fermée.
Elle va s’asseoir à table.
– Tu vas me dire que, je suis stupide, mais j’ai bien l’impression que notre sage favori nous protège. Ne crois-tu pas ?
– Si tu le dis, répond Loegairi. Diane, continuons de nous entraîner en attendant Ansuz. Tu sais, je pense, tu crées et vis versa.
– Pourquoi pas, cela nous fera passer le temps. De toute façon il va falloir nous organiser pour travailler ensemble. Commençons, c’est à toi de faire.
Loegairi se met à penser à un panier. Diane à des fruits. Ensuite elle pense à un grand plat. Loegairi, lui à un poulet rôti. Ils recommencent plusieurs fois leur exercice. A la fin Diane éclate de rire.
– Je crois que nous allons pouvoir tenir un siège avec toutes ces victuailles, cela m’a donné faim. Mettons-nous à table. Bon appétit !
Lorsque Ansuz entre dans la chambre, nos deux amis sont entrain de se restaurer. Ils s’approchent de la table, goûte un morceau de poulet et déclare :
– Je vois que la leçon a été profitable et qu’avec vous nous ne mourons pas de faim. Mais fini la récréation. Diane, Victor est revenu et te réclame. Il n’est pas venu seul, deux jeunes gens l’accompagnent, Dick et Katell.
– Ils sont là ! Loegairi, je vais te présenter mes amis, ils sont comme nous.
– Ne t’emballe pas trop, dit Ansuz. Loegairi ne la quitte pas.
– Pourquoi ? dit Diane. Ansuz, il y a plus que de l’entraînement avec Loegairi, n’est-ce pas. Dis-moi, que crains-tu ?
– Ce que je crains, ma petite fille, je crains pour ta vie. Tu n’as pas l’air de t’en rendre compte, tu es sa cible. Il sait.
– Il sait quoi ?
– Il sait pour Gull-toflur. Il a essayé de te piéger avec ce simulacre d’enlèvement. Ensuite. Il a failli attirer Loegairi dans ses griffes.
– Ansuz, depuis longtemps j’ai compris qu’il voulait me…
– NON ! Je ne le permettrais pas, dit Loegairi.
– C’est pour cela que vous travaillez ensemble. Pour ne pas lui permettre de vous tromper. Allez! Venez, on vous attend.

A suivre…
Anny M

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3 responses to this post.

  1. Posted by annie ahmad on 29 septembre 2010 at 3 h 39 min

    là je vois deux billets a la suite : mais il faut d’abord faire le changement pour venir : à chaque fois : c’est pas bon pour mon vieil ordi qui buggue vite! bisous ! je verrais don la suite quand je pourrai !

    Réponse

  2. Posted by Mamily on 29 septembre 2010 at 4 h 50 min

    Très belle suite Annie!! Merci pour ce partage et gros bisous xxxx

    Réponse

  3. Posted by Myrine on 29 septembre 2010 at 6 h 17 min

    Bonjour Anny
    Tous les ingrédients sont là pour laisser le lecteur en haleine
    amour, mystère, manipulation, magie et 1 sage
    Merci anny

    Réponse

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