Noz vat !!!


 

Allar aldir

ou

Atravers les âges

Chapitre 23

Les bêtises de Loegairi

Suite au message, Glenn part à la recherche de l’elfe, mais ne le trouve pas. Il envoie trois hommes à la poursuite de son futur gendre, en leur donnant l’ordre de le faire prisonnier, sans pour cela le maltraiter. Une heure plus tard. Loegairi est amené devant Glenn, les mains attachées dans le dos; il est furieux.

– Tu te dis, mon ami et tu m’enchaînes, crie-t-il.

– Je n’aime pas, que l’on me fausse compagnie. Lorsque j’ai demandé un ordre de retraite, on le fait, toi, tu n’as pas exécuté mes ordres, alors, je me fâche. Que dirait Diane, si je ne revenais pas avec toi ? J’aurai l’air malin. C’est par-là que l’on va, non pas je ne sais où ! As-tu, compris ?

– Tu n’as pas d’ordre à me donner, réplique Loegairi.

– Si j’ai bonne souvenance, c’est toi notre guide. Alors j’apprécierai que tu fasses ton travail.

Loegairi baisse la tête et ne répond rien.

– Tu vas me suivre pas à pas, compris ? De toute façon, tu es gardé. J’allais oublier, Diane n’est pas partie.

Lorsqu’ils arrivent au mi-temps de la montagne, Eichtorn, sa troupe, Ulgrin et ses baroudeurs, les rencontrent. Tout est organisé pour accueillir l’ennemi. Ulgrin, voyant son cousin prisonnier, lui dit :

– J’ignore ce que tu as fais, mais tu t’es mis tout le monde à dos. Je crois même que ton père est contre toi. C’est Ansuz qui veut te voir. Eichtorn a ordre de te ramener.

– Délivre-moi, s’il te plaît, demande Loegairi.

– Alors, mon garçon, on déserte ? demande Eichtorn, sans laisser le temps à Ulgrin de répondre. Que t’arrive-t-il mon gars ? On te sauve la vie et tu veux aller te faire tuer ? Allez, viens, nous rentrons.

– Peux-tu me délivrer ? demande l’elfe.

– Je crois bien que non. Je lis dans tes yeux ton envie d’aller là où il ne faut pas, répond Eichtorn. Ulgrin, ton père a demandé à ce que tu reviennes avec moi.

Après avoir donné des ordres à ses guerriers Ulgrin suit Eichtorn et Loegairi. Le voyage du retour est morose et rapide ; ce sont tous trois de bons marcheurs.

L’elfe est mené devant Ansuz et son père. Ils le regardent tous deux d’un air sévère.

– Ulgrin, détache-le, demande Ansuz. Loegairi, donne-moi ce que tu as subtilisé.

Loegairi va pour répliquer. Ansuz réitère sa demande. L’elfe pousse un soupir et s’exécute. Le sage prend les cartes, va vers la cheminée et les jette au feu.

– Pourquoi fais-tu ça ? demande Loegairi.

– Tais-toi ! Ton avis n’a aucune importance, dit Aed.

Il s’approche de lui et lui demande d’une voix où gronde la colère :

– Quelle idée avais-tu en tête ? Pourquoi as-tu pris les cartes ? Pourquoi as-tu déserté ton poste ?

– Je voulais aller délivrer Aife.

– Qui t’a demandé de le faire ? demande Ansuz. Réponds franchement.

– L’idée m’est venue lorsque Glenn a parlé des cartes. C’était comme quelqu’un m’imposait cette idée. J’ai réalisé que Diane aurait été heureuse de savoir sa mère ici.

– Savais-tu que ces plans étaient faux ? demande Aed.

– J’ai vu Diane les copier.

_ Oui, mais le manuscrit n’était qu’un leurre et le professeur Dollenns, que nous avons vu ici, n’était que l’ennemi déguisé.

– Alors, Diane, dit Loegairi en pâlissant.

– Elle est saine et sauve, fatiguée mais vivante. Elle se repose dans sa chambre.

– Puis-je aller la voir ?

– Mon garçon, tu as la mémoire courte. Dis-moi, que fait-on à ceux qui déserte ? demande Aed. Tu es prisonnier. Dix jours dans les cachots de mon frère te feront du bien. Ulgrin, va chercher les gardes.

Ulgrin est triste de voir son cousin traité ainsi. Il intercède en sa faveur auprès de Aed.

– Il a fait ça par amour. Tu es dur avec lui.

– N’aggrave pas ton cas, s’il te plaît, ULGRIN ! Si tu veux, tu peux aller le rejoindre. Vous vous tiendrez compagnie. Il doit réfléchir sur la gravité de son geste. Il a peut-être été manipulé, mais il avait reçu un ordre, c’est pour cela, qu’il a récolté cette peine. Il ne devait pas déserter.

Arrivé dans son cachot, Loegairi s’allonge sur sa couche et réfléchit. Il est heureux de savoir que Diane n’est pas partie. Cependant il se pose la question suivante. Pourquoi Ansuz lui a-t-il dit qu’elle se reposait ? Bien sûr, il savait, ayant été témoin de ce qu’elle pouvait accomplir, qu’elle s’affaiblissait ensuite. Il s’inquiète pour elle, se lève et frappe la porte de ses poings. Le gardien vient le voir et lui demande pourquoi tout ce bruit.

– Peux-tu me dire ce qui se passe ici ?

– Ce n’est pas dans mes attributions de tenir au courant des faits et gestes de la maisonnée aux prisonniers.

Loegairi reste sur sa faim et se recouche. Quelques instants plus tard, le gardien vient lui annoncer une visite; c’est Ulgrin.

– Que fais-tu ici ? demande Loegairi.

– Je suis désolé pour toi. Qu’est-ce qui t’as pris ?

– Oh ! Arrête ! S’il te plaît ! Ne t’y mets pas, toi aussi ! Je croyais bien faire. Il est vrai que je n’aurai pas du déserter. Ulgrin ! Ulgrin, peux-tu me donner des nouvelles de Diane ?

– Ne le sais-tu pas ? Suis-je bête ! Ils ne t’ont rien dit. On raconte qu’elle a tué tous les Thurses qui allaient vous attaquer et depuis, elle dort.

– Elle a fait ça ! Que j’aimerai être auprès d’elle !

– Oui, mais, voilà, dit Ulgrin. Allez …! Dix jours, c’est vite passé !

– Ce n’est pas toi, qui se retrouve enfermé, rétorque Loegairi. J’aimerai savoir tous les faits et gestes des occupants de la demeure. Il y a certains événements qui m’échappent, par exemple, la façon dont Ansuz parle de Diane, cela ne me plaît guère.

– Je veux bien t’aider pour cela avant de repartir. Veux-tu que je la prévienne de ta présence ici ?

– Non, ne fais pas ça. Je ne veux pas l’inquiéter. Allez ! Va !

Se trouvant de nouveau seul, il s’allonge sur sa couche. Le gardien vient lui apporter son repas et ressort du cachot sans que l’elfe ne fasse un geste; il reste immobile, mais lui déclare :

  • Tu peux remporter cette pitance, je n’ai pas faim.

*****

Quarante huit heures se sont écoulées depuis l’emprisonnement de Loegairi. Au milieu de la nuit, Diane qui dort depuis l’attaque, se réveille en sursaut. Le sage sommeille sur sa chaise. Elle se lève, son visage est marqué par l’angoisse. Elle va pour ouvrir la porte, lorsque la lune dégagée d’un nuage, éclaire la chambre. Ansuz se réveille et voit la jeune femme près de la porte.

– Où vas-tu ?

– Ansuz, je n’ai pas réussi, dit-elle en se jetant à ses genoux, sa voix s’étrangle dans un sanglot. Loegairi est prisonnier de Surtr. C’est horrible !

– Diane, recouche-toi et arrête de pleurer, dit le sage. Loegairi est ici, il…

Elle se jette sur son lit et pleure de plus bel. Elle n’a pas entendu ce que lui a dit Ansuz. Celui-ci devant ce déluge de larmes, ne c’est que faire pour la calmer.

Il sort de la chambre, voit un elfe dans le couloir, lui demande de surveiller Diane et part vers les cachots.

– Je sais que tu fais bien ton travail, dit-il au gardien. Mais ce soir, tu dois laisser sortir ce prisonnier.

Devant la prestance autoritaire du sage, le gardien s’exécute. Ansuz s’approche de Loegairi endormi. Il le secoue.

– Allez ! Viens avec moi. Avant dis-moi de quoi rêvais-tu ?

– Je rêvais de Diane qui voulait me délivrer, pourquoi ?

– Ne discute pas et viens, réplique Ansuz.

Loegairi le suit sans dire un mot, il se demande pourquoi le sage est si pressé. Arrivé devant la chambre de Diane, les questions viennent à lui avec plus de forces. Ansuz ouvre la porte.

– Fais en sorte qu’elle s’arrête de pleurer, dit-il. Elle te croit prisonnier de Surtr. Je ne sais pas quoi faire, moi le sageVa la consoler.

Il fait signe à l’elfe qui surveillait Diane, de sortir et referme la porte sur Loegairi. Celui-ci s’assoit au bord du lit, se penche sur Diane, lui pose la main sur la tête et lui dit :

– Je suis là, calme-toi. Diane, je suis là près de toi. Arrête de pleurer s’il te plaît.

En entendant sa voix, se retourne, se soulève et lui tend les bras. Loegairi la prend et la serre contre lui.

– Arrête, je n’arrive plus à respirer, dit-elle. Comment as-tu fait pour t’évader ?

– C’est Ansuz qui est venu me chercher. J’étais dans les cachots de mon oncle. J’étais ici, à Alfrodull.

– Alors, tu étais bien prisonnier. Mais pourquoi ?

– Je t’expliquerai plus tard. Je te dois encore la vie. J’ai appris que tu avais détruis les Thurses. Ce que je peux t’aimer.

– Moi aussi je t’aime, ne me quitte plus. Je crois, que j’en mourais.

– Diane ! Pourquoi te quitterais-je ? Tu es ma vie. Mon souhait est qu’Aife soit délivrée et que cette guerre contre Surtr se termine. Nous pourrons ainsi nous marier et créer notre famille. Diane, je reste là, tu vas pouvoir te reposer.

– Pourquoi étais-tu en prison ?

Il lui explique la raison de son arrestation.

– Je serais toi, je demanderai à retourner au cachot et je ferai amende honorable en faisant cela. Pour te parler franchement. Je serais triste de te savoir en prison, mais contente de te savoir ici.

– Je vais faire ce que tu m’as dit. Je sais, que tu as raison. Tu viendras me voir lorsque tu te sentiras plus forte.

Loegairi quitte la chambre et va retrouver son père. Diane se recouche et ferme les yeux, elle pousse un soupir et s’endort.

A suivre…

Anny M

 

Bonne nuit à toutes et à tous !

Faites de beaux rêves !

Bisous tendresse !!!!!

 

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3 responses to this post.

  1. Posted by annie on 25 septembre 2010 at 4 h 54 min

    merci!

    Réponse

  2. Posted by annie on 25 septembre 2010 at 5 h 10 min

    mille excuses! j’avais un mail de mon amie ! beau roman à suivre ! bisous!

    Réponse

  3. Posted by Mamily on 26 septembre 2010 at 2 h 03 min

    Oui très belle histoire à suivre ma bonne Annie!!! Merci beaucoup et gros bisous xxxx

    Réponse

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