Noz vat


 

ALLAR ALDIR

ou

A travers les âges

Chapitre 17

Certaines vérités sont dévoilées

Arrivée à Alfrodull, Diane part directement dans sa chambre. Loegairi et Ulgrin s’en vont de leur côté. Le restant de la troupe part saluer le Seigneur du lieu. Quant à Eichtorn lui, il suit discrètement la jeune femme. Elle ne prend pas le temps de se délasser et se met à écrire un rapport pour Victor. Un léger toc-toc, l’arrête dans ses écrits. Elle va ouvrir et se trouve nez à nez avec Eichtorn, qui lui demande la permission d’entrer. Elle acquiesce. Il se dirige vers la table où elle écrivait, regarde le rapport et lui demande :

– Quelle est cette écriture ?

– C’est celle que l’on emploi dans le futur. Ce que tu vois là, est le récit de ce qui s’est passer. Je vais l’envoyer à Victor, celui qui me commande.

– Tu vas l’envoyer à ton chef ? Mais comment ?

– C’est très simple, la demeure d’Æadan existe toujours dans l’avenir. Je vais placer mon rapport dans un endroit, que j’ai déjà choisi lorsque j’étais là-bas. Le propriétaire des lieux le donnera à Victor.

– C’est fascinant ce que tu m’expliques. Mais es-tu sûre de cet homme ?

– Oui ! Le professeur Dollenns fait des recherches sur le passé, il est de notre côté. Il se trouve que sa maison est construite sur les ruines de ce lieu. Nous avons trouvé beaucoup de choses se rapportant à la vie du peuple elfe. Pour mettre le rapport à l’endroit prévu, il me faut l’autorisation du Seigneur de l’endroit.

– Hum ! Je vois !

– Pourquoi es-tu venu me voir ?

– Ah ! Oui ! J’aimerai te poser certaines questions.

– Me poser des questions ? Lesquelles ?

– Te souviens-tu de ton malaise en haut de cette colline ? Et de l’explication que tu m’as donnée ? Je n’y ai pas cru et je n’y crois pas encore. J’ai plutôt l’impression que c’est mon récit, qui t’a fait cet effet. C’est cela que j’aimerai savoir !

Diane gênée se met à regarder par la fenêtre. Elle se souvient très bien de ce qui était arrivé. Elle sent le regard d’Eichtorn posé sur elle. Elle se retourne vers lui et dit d’une voix posée.

– Ce que j’ai à te dire installe-toi, tu seras beaucoup mieux assis, pour entendre l’histoire.

Elle le mène vers le lit, s’assoit près de lui, reste silencieuse un instant, pousse un soupir se tourne vers lui et relate les faits et les actions du professeur Riurus, ainsi que de la naissance de son père.

Eichtorn lui fait répéter plusieurs fois le récit. Elle se lève du lit et va vers la fenêtre sentant une angoisse entrer dans son cœur. Comment va réagir Eichtorn à ce récit ? Elle revient vers lui, fouille dans ses affaires et en sort la photographie de Riurus et la lui montre. En reconnaissant l’homme qui l’avait sauvé, il se lève, se met à tourner en rond dans la chambre, s’arrête et déclare :

– Ce que tu viens de me conter est incroyable. En voyant le portrait de cet homme, je ne sais que penser. Comment un être humain peut-il faire cette chose ? Je comprends maintenant ta réaction.

Diane s’est rassise sur le lit. Elle est très pâle. Eichtorn s’approche d’elle et lui dit en la faisant se lever et en la prenant par les épaules :

– C’est très difficile à concevoir, mais si je comprends bien, je suis ton père, moi aussi.

Elle se met à pleurer. Il la serre tendrement dans ses bras.

– Allons ! Allons sèche tes larmes. Je peux t’assurer que si quoique ce soit te manque ou qu’importe je serais là pour toi. Le destin a voulu qu’il m’arrive une fille du futur et bien j’assumerai.

Elle se détache de lui en lui faisant un pâle sourire. Elle retourne vers sa table de travail, regarde son rapport, se tourne vers lui et dit :

– Je suis émue, par ce que tu viens de me dire. Si seulement ma mère pouvait me reconnaître comme toi, tu le fais. J’ai maintenant pour ainsi dire deux pères, mais pas de mère.

– Il ne faut pas dire cela. Garde espoir. Sa mémoire reviendra, fais-moi confiance.

Aife, Ansuz et les deux nains sont reçus par Æadan, qui écoute le récit du voyage. En apprenant les actions de Diane, il dit en riant et en s’adressant à Ansuz :

– Ça été de tout repos pour toi.

– Il est vrai qu’elle s’est bien débrouillée, répond le sage. Elle a l’esprit vif et elle est prompte à l’action.

Gelmir se met à faire une sorte de grognement, se tourne vers Aife en lui affirment :

– Je suis de l’avis d’Ansuz, ta fille est vraiment quelqu’un de bien !

– Ma fille est restée avec mon époux, dit Aife en répondant au nain. Tu te trompes.

– Je ne parle pas de celle-ci, mais de ta deuxième fille, Diane !

Il y a quelques secondes de gêne dans l’assemblée, rattrapées rapidement par Ansuz.

– Je crois qu’il est important, de nous concentrer, sur ce qui nous amène chez toi. N’est-ce pas ?

-Je viens de recevoir un message de Gyllir. Il arrive bientôt, dit Æadan.

Ansuz du regard fait le tour de ce comité restreint. Il y a Aed, Æadan, Brimir, Gelmir, Aife à eux six il leur faut organiser ce grand conseil, en attendant l’arrivée de Gyllir, dont le territoire se situe au nord de Kermëtæ, tout près de l’océan.

– Ansuz, as-tu eu des nouvelles par Ygg, ces derniers temps ? demande Æadan.

– Non, mais j’en attends, l’envergure de la tâche est grande. Les territoires sont espacés les uns des autres

– Lorsqu’il viendra te voir, dit Aife. Pour ne pas risquer la vie d’un messager, j’aimerai qu’il aille donner de mes nouvelles à mon époux. Le permettrais-tu, Ansuz ?

– Bien sûr que je le permets, mais ce ne sera pas Ygg, ce sera l’un de ses congénères.

Aife acquiesce et reste songeuse.

– J’aimerai savoir ce qui te rend si pensive, dit-il encore en se penchant vers elle.

– La réflexion de Gelmir. Ce n’est pas la première fois qu’il le dit, répond Aife à voix basse.

Ansuz la regarde un instant et soupire. L’assemblée terminée, il s’approche d’elle, la prend par le bras et l’entraîne au-dehors. Les voici sous la voûte étoilée.

– Merci Ansuz de m’accompagner, il se fait tard, je vais aller me reposer, le voyage m’a fatigué.

Ayant quitté Aife, Ansuz part rejoindre Aed, Æadan et Brimir. Il les retrouve dans la salle des repas et va s’asseoir à leur côté. Loegairi, Ulgrin, Gelmir, ainsi que Diane sont installés à une autre table. Elle vient d’apprendre à Loegairi, qu’elle a réussi à raconter la vérité sur son père à Eichtorn, cependant elle est inquiète de ne pas voir Aife parmi les convives. Ansuz ayant entendu sa question la rassure en lui expliquant qu’elle avait préféré aller se reposer.

Aife, après s’être restaurée dans sa chambre, se couche et s’endort aussitôt. Au milieu de la nuit elle rêve. Elle se trouve dans une prairie, à ses côtés un homme ressemblant à Eichtorn, le rêve s’arrête. D’autres images viennent à elle. Elle est maintenant à côté de Jera, qui lui parle :

Aife, Aife, cet homme avec qui tu étais, tu l’as aimé, ne t’en souviens-tu pas ?

– J’ai aimé Eichtorn ?

– Non ce n’était pas lui, fais un effort rappelle-toi, il est indispensable que tu te rappelles !

– Jera, je ne me souviens de rien, aide-moi !

Jera lui prend la main et l’entraîne vers une chambre d’enfant. Une petite fille court vers un homme âgé en criant de sa petite voix :

– Bon-papa, regarde ma jolie robe !

– Oui, ma petite Diane tu es jolie, où est ta maman ?

– Je suis ici, crie Aife, puis se tournant vers Jera, les larmes aux yeux elle dit, Diane, Diane est ma fille, DIANE !

Elle crie tellement fort le nom de sa fille, qu’elle s’en réveille. Elle s’assoit sur son lit, et murmure :

– Diane est ma fille, pourquoi ne m’en suis-je pas aperçue plus tôt, merci Jera, de m’avoir aidé à recouvrer la mémoire ! Comme Diane a dû être malheureuse, que je ne la reconnaisse pas.

Elle se lève et court, ouvre doucement la porte de la chambre de sa fille et entre. Elle s’installe près du lit de Diane endormie, elle se met à sangloter. Le bruit des sanglots réveille la jeune femme qui s’assoit en sursaut sur son lit, elle voit Aife, les joues mouillées de larmes.

– Aife, que se passe-t-il ?

– Pourras-tu un jour me pardonner ? Diane, je sais que tu es ma fille. Je l’ai rêvé aidée en cela, par Jera. Diane, je

– Il n’y a rien a pardonné maman, dit Diane en pleurant à son tour. Viens près de moi, comme quand j’étais petite. Je vais t’aider maman. Tu vas voir tout va revenir, ne t’inquiète pas.

Elles tombent dans les bras l’une de l’autre, la mère et la fille parle ensemble une bonne partie de la nuit.

Lorsque l’aube fait son apparition, Aife est allongée près de Diane qui dort de nouveau. Elle se lève doucement et sort de la chambre.

Au main matin la jeune femme va rejoindre Loegairi et lui annonce que sa mère à recouvrer la mémoire. Ansuz s’approche d’eux et entraîne Diane.

Elle suit le sage. Ils arrivent dans une pièce ressemblant étrangement à une grande bibliothèque. Æadan, Aed et Ansuz lui apprennent que bientôt elle sera instruite par eux, sur l’histoire de Gull-toflur. Eichtorn leur ayant raconté comment elle pouvait communiquer des nouvelles de ce qui se passait sur Kermëtæ, vers le futur, ils la questionnent sur son procéder. Après explications, Diane reçoit l’autorisation d’Æadan d’envoyer ses rapports. Ils la mettent au courant des dernières nouvelles, pour qu’elle puisse les communiqués à son supérieur. Ce n’est qu’une semaine plus tard que Gyllir arrive. C’est un elfe à la chevelure aux reflets de feu, son allure est fière et sévère. Il déclare aux dignitaires de l’endroit qu’à Noatun et sur son territoire, les espions de l’ennemi sont arrivés. Chacun d’un air consterné regarde les cartes posées sur la grande table centrale, afin d’évaluer l’avancée inexorable de l’adversaire.

Les jours et les mois passent. Pendant que de grandes décisions sont en cours, Loegairi entraîne Diane vers un endroit qui surplombe la source qui sort en cascade du flan de Thialfi, pour aller se jeter dans Aurr. La mi-mars est là, le soleil couchant fait jouer ses rayons sur les eaux mouvantes. Ravie la jeune femme regarde le paysage et dit :

– C’est un endroit merveilleux. J’espère qu’il le restera longtemps.

Elle se tourne brusquement vers Loegairi.

– Lorsque cette guerre sera terminée, quel qu’en soit la fin, je vais rester ici et t’épouserai… si tu le veux bien. Aussi, aimerai-je que cette soirée, ce soit un soir pas comme les autres. J’aimerai qu’il soit que pour nous deux.

– Peux-tu me répéter ce que tu viens de dire ?

– Que je veux t’épouser quand tout sera fini !

– Non, après.

– Je veux être avec toi ce soir, dit-elle en rougissant.

  • Il y a longtemps que j’attendais que tu me dises cela, dit-il. Je crois que l’éclat des elfes brille plus fort tout à coup, écoute, écoute, les oiseaux chantent mon bonheur.

  • A suivre…

  • Anny M

Bonne nuit à toutes et à tous !

faites de doux rêves !

Quant à celles et ceux

qui se lèvent

bonjour et surtout

bon dimanche !

Bisous tendresse !!!

 

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2 responses to this post.

  1. Posted by Mamily on 19 septembre 2010 at 1 h 54 min

    Que c’est beau l’amour!! Merci bien Annie et fais de beaux rêves mon amie!!Gros bisous xxxx

    Réponse

  2. Posted by annie on 19 septembre 2010 at 4 h 57 min

    je suis reveillée ! bisous : j’attends la suite

    Réponse

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