Partons au pays des elfes


ALLAR ALDIR

ou

A travers les âges


Chapitre 16

La surprise de Diane

La route jusqu’au gué se fait sans encombre. Arrivés sur les lieux, tous se tournent vers Diane. Celle-ci leur dit en souriant :

– Ne vous inquiétez pas voici la réponse à votre question.

Elle se concentre. Devant les yeux ébahis de la troupe, un chaland apparaît. Eichtorn intrigué s’avance vers elle.

– Quel est le nom de cette embarcation ? demande-t-il.

– C’est un bateau du futur, son nom est péniche, il nous aidera à remonter la rivière assez rapidement. Lorsque nous serons arrivés à destination je le ferais disparaître car il n’est pas bon de se servir de la technologie du futur, si je l’ai fait c’est que la nécessité l’exigeait. Allons le temps presse, venez nous allons embarquer ainsi que les chevaux.

– Diane a raison, dit Ansuz, il est temps de partir.

Tout le monde monte dans l’embarcation. Diane, ressent que l’effort de concentration qu’elle a eu en créant le bateau, la quelque peu fatiguée, elle secoue la tête pour échapper à la fatigue et se met aux commandes du bateau. Pendant le trajet Ansuz s’est installé à côté de Diane. Il se penche vers elle.

– Je vois que les promesses qui ont été mises en toi sont là. Pas mal ta façon de faire apparaître le bateau. Une question cependant, que vient faire la boisson fraîche et le meuble dans cette histoire ?

– Je me suis souvenue comment, pour la première fois de ma vie j’ai fait apparaître quelque chose que je désire. J’avais très soif et j’ai pensé, qu’un verre de limonade me ferait du bien, il est apparu, quant au meuble, j’avais besoin de l’ouvrir. J’ai fait pareil avec le bateau, il nous faut gagner du temps sur qui tu sais, seulement c’est un peu fatigant.

– Hum ! Je comprends, dit Ansuz.

– Je n’ai jamais rien vu pareil ! s’exclame, Aife assise dans la cabine de la péniche, entre Ulgrin et Loegairi. Elle va très vite; j’aimerai savoir comment, je n’ai vu ni voiles, ni rames. Comment avance-t-il ?

– Aife, seule, Diane pourrait te répondre, dit Loegairi.

– Le futur, tu le connais, n’est-ce pas ?

– Oui, mais je suis très ignorant les techniques de cet âge.

– Raconte-moi donc comment tu as fait sa connaissance.

Loegairi lui raconte ses aventures avec Diane. Il s’arrête un moment de parler et regarde la jeune femme, absorbée par le maniement du bateau.

– Tu l’aimes, n’est-ce pas ? dit Aife. Loegairi … pourquoi ce soupire, explique-moi.

– Je l’aime, il est vrai, mais j’ai réalisé que pour elle je ne suis qu’un ami, sans plus.

– En es-tu sûr ?

– Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi penser. Tout en elle me dit, qu’elle m’aime, mais je n’ai jamais entendu sa voix me le dire.

– Pourquoi ne pas lui demander franchement ? Faits-le lorsque nous serons accostés, je crois, qu’elle te répondra selon tes désirs.

Diane manœuvre le bateau avec dextérité. Les quarante lieues sont parcourues rapidement. De chaque côté de la rivière les berges se distinguent nettement. Ils ont réussi à passer l’ombre. Eichtorn fait signe à notre amie d’accoster sur la rive droite. Diane touche terre dans une petite crique et arrête le moteur de la péniche, l’aube pointe son nez. Une fois tout le monde à terre, elle fait disparaître l’embarcation. Eichtorn semble connaître l’endroit. Il les guide au pied de ce qui paraît être une falaise et chacun s’emploie à installer le campement. Arrive le tour de garde de Diane; Loegairi attend avec impatience cet instant. Il s’approche d’elle, la prend par les épaules et la regarde droit dans les yeux.

– Répond à ma question. M’aimes-tu ? demande-t-il à la jeune femme.

– Tu veux savoir si je t’aime ? Et bien oui, je t’aime. Cependant, je ne peux vivre pleinement mon amour, tant que je combattrais celui qui a fait en sorte, que je n’ai plus de famille. Je suis la première souffrir de cette infortune. Me comprends-tu ? … Loegairi moi aussi, j’aimerai qu’il en soit autrement.

L’elfe reste silencieux, la prend dans ses bras lui pose un baiser sur les lèves, se recule et lui déclare d’une voix coléreuse :

– Lorsque l’amour est dans ton cœur il ne faut pas le repousser.

Sur ces mots il la quitte et part s’installer pour se reposer. Diane prend son tour de garde et s’appuie contre un tronc d’arbre. Elle a grande envie d’aller le rejoindre, mais elle se résigne et reste à son poste. Son quart est presque fini. Un bruit la fait se retourner et dégainer son épée. Elle voit les branches d’un buisson bouger. Prudemment et silencieusement elle s’avance vers celui-ci. Quelqu’un est accroupi et épie le campement. Elle s’approche de l’espion et le touche de la pointe de son épée.

– Tu te lèves doucement et tu te retournes vers moi sans mouvements brusques.

Étonnée, elle regarde l’être qui est devant elle. Pas plus grand qu’un enfant de dix ans, il la regarde avec des yeux malicieux. Il a une longue barbe blanche, retenue par sa ceinture. Ses vêtements sont de couleurs vives. S’étant reprise, elle lui demande :

– Qui es-tu ? Que fais-tu là à nous épier ?

– Je suis Gelmir, fils de Brimir. Et toi, qui es-tu ?

– Moi, je suis Diane Robbin. Maintenant que tu sais qui je suis, tu vas me suivre sans faire d’histoires. Tu voulais voir notre campement et bien tu vas être servi.

De la pointe de son épée elle fait signe au nain de marcher devant. Sans dire un mot il s’exécute, avec sur les lèvres un petit sourire. Arrivée au camp Diane réveille Ansuz et Eichtorn. En voyant le nain, il se précipite vers lui.

– Je suis bien heureux de te voir Gelmir, fils de Brimir.

– Tu le connais ! ? ! demande Diane l’air étonné.

– Bien sûr que je le connais.

– Si je comprends bien, dit Diane. Ce n’est pas un ennemi, et en se tournant vers le nain. Excuse-moi.

– Je ne t’en veux pas, dit Gelmir. Tu ne faisais que ton devoir.

Puis s’adressant à Eichtorn.

– Que faites-vous sur notre territoire, il y a bien longtemps que tu ne nous as pas rendu visite.

– J’avais l’intention de mener la compagnie vers ton père, arrivé dans ta demeure, je lui aurai expliqué pourquoi nous voyageons en ces lieux.

Gelmir fait la connaissance de toute la troupe. Il est très impressionné par Aife. Il s’avance vers elle.

– Grande Dame je suis ton serviteur, je te défendrai, car je suppose, que tu es en danger. Je serai aussi vigilant que ta fille, dit-il en désignant la jeune femme. Je pensais ne pas avoir fait de bruit en m’approchant du camp, mais elle m’a surpris en flagrant délit d’espionnage.

Pendant un court instant, Diane sent la panique s’engouffrer en elle. Ansuz s’approche du nain.

– La sagacité se retrouve toujours là où on ne s’y attend pas.

Puis se retournant vers la compagnie.

– Il nous faut partir, les présentations sont terminées. Allez, en route !

La troupe reprend sa route après un frugal déjeuner. Diane marche à grand pas. Loegairi la rattrape, lui prend le bras et lui demande :

– Pourquoi te sauves-tu ainsi ?

– Je ne me sauve pas, répond-elle de mauvaise humeur.

– Mais tu es furieuse que Gelmir ait découvert la vérité sur toi et sur Aife.

– Chut ! Tais-toi !

– Pourquoi me tairais-je ?

– Parce que nous ne sommes pas à l’abri des oreilles indiscrètes.


Arrivés à Gnipahellir, la demeure de Brimir, le Suzerain des lieux, les accueille chaleureusement. La maison du Seigneur de la montagne est fantastique, Diane a l’impression d’être dans la caverne d’Ali Baba. Les murs, les colonnes de soutien sont parsemées de gemmes. Elles scintillent sous l’éclat des torches suspendues aux parois.

– Alors comment trouvez-vous cet endroit ? demande Gelmir à ses nouveaux amis.

– Fabuleux. Je savais que le peuple des nains était les maîtres des pierres précieuses, mais ce que je vois est merveilleux, s’exclame Diane.

– Tu n’as pas encore tout vu. Suivez-moi.

Gelmir guide, Diane, Loegairi et Ulgrin dans un labyrinthe de couloirs, vers une rivière souterraine canalisée. Arrivée près de l’eau, Diane reste sans voix. Gelmir leur dit alors :

– Ce que vous voyez a été créé par nos meilleurs tailleurs de pierres et nos meilleurs architectes. C’est eux, qui ont fait ce canal et ce port.

– C’est une construction fort ingénieuse, dit Ulgrin. Où mène cette rivière ?

– Elle mène de l’autre côté de la montagne, répond Gelmir.

– Une bonne solution pour échapper au regard de Surtr, s’exclame Diane. Allons en parler à Eichtorn

Aife, Ansuz et Eichtorn expliquent la situation et l’urgence du moment à Brimir.

– S’il en est ainsi, dit le roi de nains en apprenant les faits. Je pars avec vous à cette grande réunion; mon fils m’accompagnera. Depuis la dernière grande bataille, notre ennemi n’est jamais revenu sur mon territoire. Vous avez eu une bonne idée de prendre cette route, nous voici réunis comme autre fois. Demain, nous partirons pour la demeure d’Æadan.

Revenue près de sa mère et d’Eichtorn, se trouvant en compagnie d’Ansuz et de Brimir, Diane leur propose de continuer la route en passant par la rivière souterraine.

– C’est une très bonne idée. Il est vrai qu’il nous serait facile de partir par cette voie, répond Brimir, mais nous ne l’emprunterons pas. Nous allons escalader la montagne malgré les dangers de l’hiver, la rivière est dangereuse en cette saison.

La compagnie est repartie, ayant Gelmir et son père comment guides. En escaladant la montagne; Diane a l’impression que Brimir a la faculté de voir dans la pénombre; il les mène par des chemins escarpés sans faire un seul faux pas, malgré le neige qui tombe et les rafales de vent. Lorsqu’ils arrivent au sommet, le vent froid et cinglant les transperce jusqu’aux os. Aux haltes, pour se réchauffer, ils s’abritent comme ils peuvent derrière les roches et se serrent les uns contre les autres, la neige a enfin cessé de déverser sur eux son manteau blanc. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit qu’ils repartent, la lune qui les éclaire transforme la montagne en paysage lunaire. Ils descendent l’autre versant et se retrouvent dans une vallée. Quelques lieues plus loin ils rencontrent la rivière et la traverse sur un radeau de fortune construit à la hâte. Au matin du trentième jour, ils arrivent sans attaque de l’ennemi, chez Æadan.

A suivre

Anny M

Avant d’aller nous

coucher faisons travailler

notre imagination

et rejoignons les elfes

avant de partir pour le

pays des songes.

Bonne nuit à toutes et à tous !

ou pour celles et ceux

qui se réveillent,

bonne journée !!!

Bisous tendresse !!!

 

YouTube – Le Monde des Elfes

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4 responses to this post.

  1. Posted by annie on 18 septembre 2010 at 3 h 26 min

    moi c’est bonne journée! mais peutetreme rendormir! bizzzz

    Réponse

  2. Posted by ANTINEA on 18 septembre 2010 at 6 h 25 min

    Alors un peu de tendresse sur ta page au petit matin, la page que je préfère quand je vais aux nouvelles.. Bisous

    Réponse

  3. Posted by ANTINEA on 18 septembre 2010 at 6 h 25 min

    Alors un peu de tendresse sur ta page au petit matin, la page que je préfère quand je vais aux nouvelles.. Bisous

    Réponse

  4. Posted by Mamily on 18 septembre 2010 at 6 h 46 min

    Oui je vais justement aller rejoindre les bras de Morphée ma chère Annie!! Merci pour ce beau chapitre mon amie!!Bon week-end xxxx

    Réponse

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