Pour bien commencer la semaine !!!


ALLAR ALDIR

ou

A travers les âges

Chapitre 8

De retour à Hindafiall la demeure d’Aed

Les voici sous les halliers, qu’ils dépassent rapidement. Ils lancent leurs chevaux au galop. Loegairi est heureux et impatient de retrouver les siens. Diane le suit et pense à la guerre qui se prépare.

A leur arrivée dans la demeure d’Aed toute la communauté elfe les entoure avec des cris de joie.

Tous fêtent le retour de leur frère. Aed est heureux de retrouver son fils. Il accueille Diane avec bienveillance.

Lorsqu’il apprend ce qu’elle a fait pour Loegairi, il la prend dans ses bras. Un grand banquet est organisé pour fêter l’événement.

L’effervescence du retour, passée, Loegairi explique à son père le danger qui plane sur Kermëtæ dans le futur.

Il lui montre Gull-toflur que Diane lui a confié. Aed prend l’objet avec respect et le met en lieu sûr.

Au contact des elfes, Diane progresse dans la langue elfique et s’initie à leur façon de vivre. Les jours s’écoulent doucement.

Un soir Loegairi vient la rejoindre près du lac bleuté où elle appris l’habitude d’aller. Elle est assise sous un arbre. Son esprit est bien loin de ce lieu. L’elfe s’approche et s’assoit près d’elle.

– Que tu es belle perdue dans tes rêves. Où tes songes te mènent-ils ?

– J’étais entrain de penser à ma mère et à la souffrance qu’elle a dû vivre et qu’elle vit peut-être encore. Lorsque je ferme les yeux, il me semble l’entendre chanter une berceuse. C’est tout ce que je me rappelle d’elle. Je lui ressemble tellement que je …

– Il est vrai que tu ne peux pas nier que tu es sa fille. Lorsque je me suis trouvé dans ton temps

– Ne parle pas de mon temps, je ne me sens de ni l’un, ni l’autre.

– Pourquoi dis-tu cela ?

– Je le dis parce que par ma mère, je suis de ce présent-ci et par mon père je suis du futur, si je puis dire, là encore c’est à voir ! Il me tarde de rencontrer Aife. Mais avant, il nous faut combattre l’ombre qui est entrain d’envahir les deux époques.

– Que feras-tu lorsque tout sera terminé ?

– J’irai retrouver ma mère.

– Diane, veux-tu m’épouser ? demande-t-il en la prenant par les épaules.

Surprise, elle ne répond pas se met à rougir et à baisser la tête. Loegairi lui soulève le menton et lui pose un léger baiser sur les lèvres.

Un toussotement les fait sursauter.

– Bonsoir Ulgrin, dit Loegairi. Que se passe-t-il ?

– Excusez-moi de vous déranger, tous les deux, dans un moment si important. Loegairi, ton père te demande de toute urgence.

– Reste, dit Loegairi à Diane, qui s’était levée pour le suivre. Je vais revenir attends-moi.

Elle le regarde s’éloigner et se rassoit, l’attend pendant une heure durant, la nuit est tombée. Quelqu’un s’approche d’elle.

Elle se lève précipitamment. Elle est déçue, ce n’est qu’Ulgrin.

– Loegairi m’a demandé de t’avertir. Il ne peut pas venir. Mon oncle vient de l’envoyer en mission.

– Qui est ton oncle ?

– Aed, je suis le fils de son frère, Æadan.

Elle le remercie et rejoint sa chambre.

La demande de l’elfe trotte dans sa tête, elle se tourne et se retourne dans son lit et s’endort enfin.

Au milieu de la nuit elle se réveille en sursaut, elle est en sueur, s’habille rapidement, prend ses armes, sort de la chambre et demande à rencontrer Aed. Celui-ci étonné la questionne :

– Pourquoi veux-tu me voir à cette heure si tardive ? Je te sens troublée. Pourquoi es-tu prête au combat ? Que t’arrive-t-il ?

– Dans un songe j’ai vu Loegairi acculé à une falaise par des espèces de monstres. Il faut aller le secourir. S’il te plaît, laisse-moi partir.

– Mon fils est en mission, c’est vrai. Je vois que tes yeux me disent la vérité. Je vais rassembler une troupe de guerriers et tu vas partir avec eux si tel est ton désir.

La voici partie en compagnie d’Ulgrin et de ses elfes baroudeurs. La direction qu’ils prennent les mène dans une forêt froide et humide.

L’odeur de l’humus est forte, le silence des sous bois est inquiétant et pesant de menaces. Tous les animaux semblent appréhender une catastrophe.

La troupe rejoint Loegairi sur un contrefort rocheux. En approchant, un bruit de bataille se fait entendre. Ulgrin dirige ses guerriers de façon à prendre à revers les agresseurs de son cousin; comme dans le songe de Diane, il a été attaqué.

La jeune femme est atterrée en voyant, les ennemis se ruer sur son ami. Ce sont les monstres qu’elle a vus dans son rêve.

Des êtres mi-hommes mi-singes recouverts d’écailles. Après la peur c’est une fureur guerrière qui monte en elle.

Elle en décapite plus d’un dans son attaque. L’escarmouche est terminée. Les ennemis sont anéantis.

Hélas, il en restait un, embusqué derrière un arbre. Un archer qui vise le fils d’Aed.

L’ayant aperçu, Diane n’a que le temps de se projeter sur Loegairi pour le protéger. Elle reçoit la flèche à sa place et s’écroule.

Le monstre n’a pas le temps de fêter sa victoire qu’il est tué par Ulgrin. C’est avec chagrin et stupeur que tous se penchent sur Diane. Loegairi doucement la soulève. Elle, choquée ne peut plus parler. La flèche ressort sous sa clavicule. Ulgrin s’agenouille près d’elle.

– Sois courageuse et serre les dents, dit-il à Diane, puis à son cousin. Tiens-la bien, il faut casser et retirer la flèche en espérant qu’elle n’est pas empoisonnée.

Notre amie gémit, s’agrippe à l’elfe et s’évanouit sous l’emprise de la douleur. Loegairi la serre contre lui.

Un dilemme se pose. Il doit accomplir sa mission. Mais il ne veut pas abandonner celle qu’il aime.

Ulgrin comprenant son désarroi lui propose :

– Je vais diviser ma troupe en deux. La moitié partira avec toi, les autres rentreront avec moi et Diane. Regarde, le brancard est prêt. Pansons-la et allongeons-la. Ne t’inquiète pas pour elle, je vais en prendre soin.

Loegairi accepte le compromis et s’en va le cœur lourd. Ulgrin force la marche du retour. Tout au long du voyage, Diane est restée inconsciente.

Sa blessure est gave, mais grâce à la science de guérir des elfes, sa plaie se soigne rapidement. Elle est plongée dans un profond sommeil.

Ce n’est qu’une semaine plus tard qu’elle reprend conscience. Elle ouvre les yeux et voit Aed. Elle essaie de se soulever et fait une grimace de douleur.

– Ce n’est pas parce que les elfes cicatrisent rapidement, qu’il faut bouger, dit Aed.

– Qui m’a menée ici ? Comment va Loegairi ?

Il lui apprend que grâce à elle, son fils a poursuivit sa mission en compagnie des baroudeurs d’Ulgrin. A cet énoncé Diane s’agite dans son lit. Aed d’une voix calme l’apaise.

– Ne craints rien pour lui, n’oublie pas qu’il n’est pas seul.

Elle ferme les yeux et soupire. Elle se sent lasse mais rassurée. Le sommeil vient lui apporter le réconfort.

A suivre…

Anny M

 

Bonne semaine

à vous toutes et tous !!!

Bisous tendresse

 

 

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4 responses to this post.

  1. Posted by annie on 6 septembre 2010 at 3 h 01 min

    bonne semaine

    Répondre

  2. Posted by annie on 6 septembre 2010 at 3 h 02 min

    et bises du lundi!

    Répondre

  3. Posted by bechir on 6 septembre 2010 at 3 h 27 min

    bonne semaine annie

    Répondre

  4. Posted by Mamily on 6 septembre 2010 at 4 h 30 min

    Que ta semaine soit merveilleuse ma chère Annie!! Encore un gros merci pour ce petit moment de détente que je viens chercher chez toi par cette belle lecture de ta formidable histoire mon amie!!!Amitié et gros bisous xxxx

    Répondre

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