Demat !!!


 

ALLAR ALDIR

ou

A travers les âges

Chapitre 6

Une arrivée surprise

Quatre ans plus tard, nous retrouvons Diane chez elle en compagnie de Victor.

– Je t’amène une mission très délicate et qui va te plaire, déclare-t-il, c’est mon cadeau d’anniversaire. Je t’envoie en Alaska, à Fairbanks. Tu protégeras un savant, c’est une femme. Mais avant nous passerons par le Q.G. Ensuite …

– Il y a quelque chose qui te tracasse, que se passe-t-il ?

– Ma grande, la Terre n’a jamais autant été en danger que maintenant.

– Je dois protéger une femme, mais encore ?

– La personne que tu vas protéger, travaille sur un projet de voyage dans le temps.

Le cœur de Diane saute dans sa poitrine. Elle se souvient de son voyage à elle, il y a de cela, deux ans. Intriguée, elle demande à Victor :

– Quel sera mon rôle ? Qui est-elle exactement ?

– Là-bas tu seras l’assistante de cette jeune personne. Le directeur de la station t’accueillera à l’aéroport. J’ai de forts soupçons sur lui. Il fait sûrement partie du complot, mais je n’ai pas de preuves. Les recherches que cette personne effectue sont importantes et ton travail est de la protéger contre ceux qui veulent s’approprier sa découverte. Tu as été choisie, tu pourras grâce à tes facultés, contre-attaque certains traquenards pas très clairs aux yeux des pauvres humains que nous sommes. Tu as étudié les langues anciennes, n’est-ce pas ? Tu vas pouvoir t’en servir bientôt.

– Comment se nomme-t-elle ?

– Abigaël Omson. Allez ! Au lieu de bayer aux corneilles, dépêche-toi, pourquoi fais-tu cette tête ?

– Pourrais-tu-m’en dire plus ? J’aimerai savoir contre quel ennemi je vais me battre et quel est le danger qui plane sur la Terre ?

– Tu le sauras peut-être tout à l’heure. Nous avons un individu, que tu vas devoir interroger. Quant à Mademoiselle Omson, tu auras son dossier après.

Une heure plus tard Diane se trouve en présence du suspect; un homme vêtu de guenilles et d’une longue cape brune maculée de boue. Elle comprend qu’elle a en face d’elle un homme d’un autre âge et lui demande dans la langue que les humains parlent sur Kermëtæ, étant une des langues que, William lui avait apprise.

– Comment es-tu arrivé à notre époque ? Qui t’a envoyé ? Que viens-tu faire dans ce monde-ci ?

– Je suis envoyé par Surtr, répond l’homme en ricanant. Il va se rendre maître du monde. Bientôt il régnera sur toutes les époques. Rien ne pourra l’arrêter.

Après avoir dit ces quelques mots l’homme s’enferme dans un mutisme complet.

Une fois dans son bureau Victor explose de fureur avec un langage fleuri d’injures, que je ne retranscrirais pas ici. Diane attend patiemment qu’il se calme.

– Le nom de Surtr ne nous est pas inconnu. Ma mère en parle dans le film et je l’ai entendu lorsque j’étais chez les elfes. J’en conclue que cet homme vient de cette époque. Et si cela est, il nous faut contre-attaquer dans cette direction, la question est, comment ? J’y suis allée par inadvertance.

– La solution est Abigaël Omson. Une chose, n’oublie pas de surveiller le directeur de sa boîte. Je n’en démordrais pas, je suis sûr et certain qu’il est en rapport avec des zozos pareils à celui que tu viens d’interroger. Sans être pessimiste, je dirais que nous sommes en train de nous faire envahir. Ce Surtr commence à m’échauffer les oreilles. Comment a-t-il fait pour envoyer ses émissaires ici ?

– Je suppose qu’il n’est pas tout à fait au point, sinon, il nous aurait attaqué depuis longtemps. Voilà ce que je pense. Lorsque ma mère est arrivée du passé, il était déjà en guerre là-bas. Comment a-t-elle réussi à repartir, c’est un mystère; dans son film elle parle de Jera. Je ne sais pas qui est Jera. Ensuite c’est à moi que cela est arrivé et j’en suis revenue. J’ai eu la nette impression qu’Aed n’était pas du tout surpris de ma venue et savait quand je devais repartir. Ce qui veut dire, que les elfes savent comment faire, enfin, pas tous, les sages seulement … ce n’est qu’une supposition de ma part.

A Fairbanks

Un homme d’un certain âge, chauve, à la mine patibulaire, accueille Diane à se descente d’avion.

Il a la suffisance d’une personne qui croit avoir réussi. Il lui explique avec volubilité et fermeté qu’elle logera dans un petit appartement en ville.

Les paroles aimables de cet homme la rendent mal à l’aise.

– Mademoiselle Omson sera heureuse d’avoir une assistante telle que vous, j’ai lu votre dossier. Voici les clefs de votre voiture, votre laissez-passer pour entrer dans la station et vos clefs d’appartement. Je vous souhaite une agréable nuit de repos.

Diane a vite fait le tour du propriétaire. Toute pensive, elle range ses affaires. Dans la cuisine elle ouvre le réfrigérateur.

Il y a de quoi tenir un siège. Elle sort quelques victuailles et les prépare. Tout en dégustant son dîner elle réfléchit :

Et bien ma vieille, te voilà à pied d’œuvre. Tout cela me paraît bizarre, pourquoi ? J’ai l’impression d’être épiée. Voyons…, c’est bien ce que je pensais, tout mon appartement est truffé de micros et de caméras. Pour l’instant je vais les laisser en place pour ne pas éveiller les soupçons. Allez ! Au lit ! Mais avant, j’aimerai bien savoir qui m’espionne.

Elle se concentre, son esprit suit les ondes. Elles la mènent directement à la station. Elle voit une salle encombrée d’ordinateurs. Il n’y a que deux hommes, le directeur de la recherche et un technicien.

Elle pousse plus loin son investigation et constate que cette salle se trouve en dessous du bâtiment central. Celui-ci est rond et éclairé de larges baies vitrées.

La station est loin de toutes habitations. Elle reconnaît le bâtiment qu’elle a vu la veille. Devant l’entrée du site elle montre sa carte et se rend à la direction de l’établissement. Le responsable la conduit auprès Abigaël.

C’est une jeune femme aux cheveux bruns et aux yeux noirs, vêtue d’une blouse blanche, qui s’adresse à elle, une fois le patron parti.

– J’ai besoin d’une assistante en qui je dois avoir confiance. Je suis sûre que nous allons nous entendre, je le vois dans tes yeux. Ne sois pas étonnée par ce tutoiement je ne suis pas protocolaire, je n’aime pas le protocole. Appelle-moi Abi, tout simplement et tutoies-moi. C’est plus agréable ainsi. Voici ton bureau, tu vas devoir mettre de l’ordre dans certains fichiers que j’ai transformés. Viens, je vais te montrer mon laboratoire. J’aimerai que tu gardes pour toi, ce qui se passe dans ce laboratoire. On a déjà essayé d’en forcer la porte. Heureusement il y a un dispositif très efficace.

Diane découvre trois sortes d’appareils semblables à des turbines, attachés les uns au bout des autres, à côté un ordinateur relié à ceux-ci.

Plus loin un encadrement de porte stabilisé dans l’espace.

– Ce que tu vois là est une machine qui me donne la possibilité d’ouvrir une porte vers des époques différentes. J’ai reconstitué une porte semblable à celles que l’on peut trouver dans la nature.

– Ce que tu veux dire, si je comprends bien , il peut y avoir des passages pour aller d’un temps à un autre n’importe où sur Terre, dit Diane en prenant un air intrigué.

– Cela est vrai, mais c’est très rare, et l’on ne sait pas trop sur quelle époque elle s’ouvre. Voilà pourquoi j’ai créé ma porte. Je peux l’ouvrir ou la refermer à volonté, sur l’époque que j’ai choisie, c’est mon but.

– Pourquoi cette rage au fond de toi ? demande Diane en voyant une flamme de colère au fond des yeux d’Abi.

La jeune femme reste silencieuse. Diane se met à parler d’autre chose. En même tant, elle essaie de détecter micros et caméras dans le laboratoire; elle n’en trouve pas. Par contre, elle en détecte dans le bureau. La première journée de travail se passe sans difficulté. Les deux jeunes femmes sympathisent rapidement

Quelques mois plus tard.

Après une journée de dur labeur, Abi déclare à sa compagne de travail :

– J’aimerai que tu viennes à la maison ce soir.

La jeune femme habite une charmante petite maison aux frontières de la ville. La jeune chercheuse fait entrer Diane dans le salon à peine franchi le seuil de la villa.

– Mets-toi à ton aise, je vais me changer.

En s’asseyant sur le canapé, la jeune femme regarde autour d’elle. Le décor de la pièce lui fait penser à une maison de poupée.

Elle se sent épiée, visionne la maison et constate que là, pareillement, toutes les pièces sont truffées de caméras et de micros, pire que chez elle.

Alors elle se concentre et fait tout sauter dans la salle souterraine de la station; quelque chose lui dit que c’est la dernière soirée, qu’elles passeront à Fairbanks.

Abi revient, elle est vêtue d’un jean et d’un pull.

– Voilà, je me sens plus à mon aise. J’avais envi de parler avec toi, ce soir.

– De quoi veux-tu me parler ? demande Diane.

– Tu es devenue ma meilleure amie. Mes recherches me prennent tout mon temps. Je me sens souvent isolée ici. Si je me suis lancée dans ce domaine de recherches, plutôt que dans un autre domaine, c’est pour une raison primordiale.

Elle se met à lui raconter la mystérieuse disparition de sa sœur, évaporée dans une masse brumeuse.

– Lorsque je suis arrivée sur le lieu de sa disparition, j’ai suivi ses traces de pas, il avait plu, à l’endroit du brouillard les traces s’arrêtaient net. J’en ai conclu que Myriel était passée dans un autre temps. Cette idée ne m’a jamais quittée. J’ai continué les travaux de mon maître, le professeur Riurus. Tu pourras si tu le veux étudier ses travaux.

– Si j’ai bien compris, tu penses que grâce à tes recherches et à ta porte, tu auras la possibilité de retrouver ta sœur, tu iras la chercher et tu la ramèneras, dit Diane en pensant que la similitude entre elle et Abi est flagrante.

– Oui, c’est à quoi je pensais en premier lieu, lorsque j’ai commencé. Mais il s’est avérer que d’autres événements sont apparus. Il y d’autres énigmes à déchiffrer. Elles se rapportent à certains écrits que j’ai trouvés en compulsant les dossiers du professeur. Ces documents parlent de voyages dans le temps, qu’il aurait fait lui-même et de clonages. Je suis contente que tu sois là. Nous allons pouvoir éclaircir ces mystères qui planent sur ces écrits.

Abi regarde sa montre et s’écrie.

– Déjà !

A cet instant elles entendent, venant du dehors quelqu’un crier. La voix est proche. Comprenant que c’est un appel de détresse.

Diane se précipite dehors et découvre devant l’entrée un homme allongé dans la neige et court vers lui. Des taches de sang apparaissent autour du corps.

Elle se penche sur lui. Les vêtements que porte le blessé ne lui sont pas inconnus. Elle le retourne prudemment et reconnaît Loegairi.

Il est sans connaissance. Elle n’arrive pas à réprimer les battements de son cœur. C’est avec soulagement qu’elle constate qu’il vit encore. Abi arrivée à ses côtés s’exclame.

– Je vais téléphoner à un docteur.

– NON ! crie Diane en se redressant. Aide-moi plutôt nous allons le porter chez toi.

Elle lui dit encore, une fois l’elfe installé sur le lit.

– Au lieu de rester là les bras ballants, rends-toi utile, va me chercher de quoi désinfecter les plaies et de quoi les panser. C’est un ami exceptionnel, c’est un elfe. Je n’aimerais pas que tout le monde, sache qui il est et le prenne pour un phénomène de foire.

– Pourquoi agis-tu ainsi ? Je ne comprends pas, qu’a-t-il donc de si extraordinaire ?

– Je te le répète, c’est un elfe. Le reste, je te l’expliquerai plus tard.

Dépitée Abi se tait. Diane constate que les blessures de Loegairi ont été faites par des coups d’épée, dont l’un très profond.

Elle termine de le panser, inquiète qu’il n’ait pas repris connaissance. En poussant un soupir, elle prend une chaise et s’assoit près du lit. Elle se tourne vers Abi et lui demande :

– Pars te préparer à manger !

A suivre…

    • Anny M

    • Bonne journée

    • à vous toute et tous !!!

    • bisous tendresse !

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One response to this post.

  1. Posted by Mamily on 4 septembre 2010 at 5 h 00 min

    J’aime beaucoup cette histoire Annie, les elfes y sont des êtres réels et je trouve cela fascinant mon amie!! Merci pour cet autre chapitre et bon week-end xxxx

    Répondre

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