Demat !!!


 

Allar aldir

ou

A travers les âges

Chapitre 2

Bien avant cette rencontre

Diane a vécu son enfance en solitaire dans une grande maison bâtie après la Révolution française. Élevée par son grand-père et par une gouvernante. Ces deux personnes l’ont protégée du monde extérieur.

Cependant une ombre se profile sur son enfance, elle ne connaît pas ses parents. Ceux qui l’entouraient ne lui ont jamais parlé du couple qui l’avait mise au monde.

Il lui arrivait de poser des questions sur son père et sa mère ; celles-ci étaient toujours éludées.

Au fil des ans elle enferma dans son cœur ses ascendants. Elle les imaginait dans un autre monde.

Ses études terminées, elle choisit le journalisme, comme activité et travaille pour un journal. Ces collègues et ses supérieurs l’apprécient malgré son jeune âge.

Lorsque tout commence, elle a vingt-cinq ans. Il lui semble que tous les espoirs lui sont permis, elle a tout l’avenir devant elle.

Mais les grandes instances supérieures en ont décidé autrement.

Envoyée par son journal dans un pays en guerre, elle revient désorientée et choquée à la fois par les horreurs de ce conflit et par la mort de ses deux amis journalistes comme elle.

En toute confiance et impartialité elle dévoile la vérité sur ces journées passées dans cet enfer.

Son rédacteur en chef refuse son article prétextant que celui-ci n’est pas conforme à la couleur politique de la publication.

De fil en aiguille la discussion s’enflamme. Suite à la dispute Diane donne sa démission et part en claquant la porte, se jurant que plus jamais elle ne se laisserait abuser de la sorte.

Elle s’en retourne dans le domaine familial.

Ayant prévenu qu’elle arriverait dans la soirée, la voici arrivée au village, passe la fabrique, (comme les gens d’ici l’appellent), s’enfonce dans le bois de son enfance, tourne sur sa gauche et arrive à la grande grille du "château".

Bertrand, gardien, jardinier tout à la fois, ouvre la grille, qui grince sur ses gongs comme elle l’a toujours fait.

Diane engage sa voiture dans la large allée et la stoppe devant le parterre de fleurs, descend du véhicule, prend son sac de voyage, grimpe quatre à quatre les marches du perron et manque de renverser son grand-père à l’entrée de la porte.

Après une seconde de surprise, elle laisse tomber son fardeau à terre et se jette dans les bras du vieil homme. En silence, il la serre tendrement.

Elle éclate en sanglots, retrouvant dans l’odeur de cette veste de velours côtelée qu’il porte, toute son enfance insouciante et entourée d’amour.

Avec patience, il attend qu’elle se calme puis l’entraîne vers la salle à manger. Où plusieurs plats trônent sur la table.

– Je ne vais pas pourvoir manger tout ça ! s’exclame-t-elle, je n’ai pas faim !

– Le meilleur moyen de retrouver des forces est de manger, dit l’aïeul qui la trouve bien changée. Quoiqu’il te soit arrivé, ton corps a besoin d’énergie. Allons ! Restaure-toi, après tu iras te reposer. Demain tu m’expliqueras tout sur tes soucis et tes peines.

Ayant le désir d’être agréable, elle mange quelque peu, restant silencieuse et n’ayant pas envie de parler. Le vieil homme respecte son silence.

Le dîner terminé il lui dit bonsoir. Elle quitte la table à son tour. Au premier étage, elle retrouve sa chambre à coucher et ses souvenirs heureux.

Après une bonne douche, elle s’endort rapidement. Au milieu de la nuit, elle fait de grands efforts pour échapper à un cauchemar, toujours le même ; des images de guerre.

Enfin réveillée, elle se dresse effrayée et cherche l’interrupteur de sa lampe de chevet. La lumière chasse la pénombre.

Son angoisse peu à peu s’atténue. Elle se recouche après avoir bu un verre d’eau fraîche ; elle a peur de se rendormir.

Vers sept heures du matin elle s’éveille plus fatiguée que la veille. Le petit déjeuner la remet en forme. Elle sort dans le parc.

Une fois revenue, son grand-père l’entraîne vers le salon. Tous deux s’installent chacun dans un fauteuil.

Le vieil homme écoute avec attention le récit des malheureuses aventures de sa petite fille.

– J’ai la solution, dit-il. Tu dois occuper ton esprit. Voici ce que je te propose. Viens travailler avec moi. Sais-tu que la fabrique est complètement transformée ?

Il se lève du fauteuil va vers la fenêtre, regarde dehors, revient s’asseoir et reprend :

– J’ai réalisé que la fabrication des tuiles n’est plus de mise aujourd’hui et qu’il faut vivre avec son temps ; l’ère étant aux microprocesseurs. J’ai fait faire des stages de formation à mes employés et j’en ai fait moi-même. J’ai recruté plusieurs ingénieurs. Travaille avec moi, je suis sûr que cela va t’intéresser. J’ai énormément de projets pour toi, des projets internationaux. Je vais te faire visiter l’entreprise.

Diane ne répond rien et se laisse guider, n’ayant pas la force d’entreprendre quoique ce soit d’elle-même.

Six mois se sont écoulés, Diane travaille avec son grand-père. Elle est bien obligée d’admettre qu’il a eu raison.

C’est avec rapidité qu’elle comprend et assimile cette nouvelle occupation. Peu à peu la joie de vivre revient en elle.

A suivre…

Anny M

 

 

Bonne journée !

Bisous tendresse

à toutes et à tous !!!

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One response to this post.

  1. Posted by Mamily on 31 août 2010 at 15 h 15 min

    Merci pour ce billet ma chère Annie!! Cette histoire est bien plaisante à lire mon amie!!!Douceur et tendresse dans ton coeur xxxx

    Répondre

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